mercredi 17 juin 2026

Les Quatre Chevaliers

Juste après le chapitre 5, Jésus a pris le livre, suscitant alors une grande joie et de nombreuses louanges. Il procède maintenant à l'ouverture des sceaux. Nous commençons par ce que l'on appelle communément les quatre cavaliers de l'Apocalypse.


Apocalypse 6.1 « Je regardai, quand l'agneau ouvrit un des sept sceaux, et j'entendis l'un des quatre êtres vivants qui disait comme d'une voix de tonnerre: Viens. »

  • Le premier sceau est ouvert et un bruit semblable au tonnerre retentit (nous avons vu précédemment qu'il y avait du tonnerre autour du trône, Apocalypse 4.5). Le tonnerre pourrait représenter la tempête imminente.

  • Le tonnerre est lq voix d'une des bêtes qui dit « Viens » ou « Va ». Si cela est traduit par « viens », il pourrait s'agir de Jean. Si cela est traduit par « va », il s'agit très probablement d'une conversation avec le cavalier.

Apocalypse 6.2 « Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre. »

  • Au premier sceau... un cheval blanc. Les chevaux étaient souvent utilisés au combat. Dans l'Ancien Testament, le cheval est fréquemment l'emblème de la guerre (Job 39.25 ; Psaumes 76.6 ; Proverbes 21.31 ; Ézéchiel 26.10). Le blanc symbolise souvent l'innocence et la pureté, mais ce n'est pas le cas ici. Un cheval blanc représentait la victoire guerrière et la prospérité.

  • Celui qui monte le cheval porte un arc. C'est un instrument de combat, bien qu'on ne l'associe pas généralement aux armes romaines typiques, comme l'épée. L'épée servait au corps à corps, tandis que l'arc permettait d'attaquer à distance. Il n'est fait aucune mention de flèches. J'en déduis que son moyen de conquête ne passe pas par la guerre — bien que cette menace existe — mais par des mesures politiques. Voir Daniel 8.23 - 25, Daniel 11.21, Daniel 11.23 - 24 et Daniel 11.35 - 45.

  • Il porte également une couronne. Cette couronne lui a été donnée par Dieu. Il part pour vaincre et remporter la victoire.

  • Certains affirment que ce cavalier doit être Jésus, mais c'est Jésus lui-même qui ouvre les sceaux. Jésus ne vient pas encore pour juger et régner (voir Apocalypse 19.11). Ce personnage imite Jésus, un acte caractéristique de Satan. Les passages correspondants dans Daniel 8 et 11 ainsi que dans Matthieu 24 concordent pour montrer qu'il s'agit d'actions attribuables à l'Antéchrist et au début de son ascension vers le pouvoir.

Apocalypse 6.3 - 4 « Quand il ouvrit le second sceau, j'entendis le second être vivant qui disait: Viens. 4 Et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre, afin que les hommes s'égorgeassent les uns les autres; et une grande épée lui fut donnée. »

  • Ce second cheval était de couleur rouge ou cramoisie, semblable au sang. Question : s'agit-il du même cavalier sur chaque cheval ? Le texte ne le précise pas. Il pourrait s'agir du même cavalier changeant de monture. Mais dans le cas contraire, il ne fait aucun doute que Satan est celui qui influence et incite chacun d'eux.

  • Il lui fut donné du pouvoir. Nous voyons une fois de plus que Dieu garde la maîtrise de la situation, même au cœur des tribulations décrites dans l'Apocalypse.

  • Pour que ce cavalier puisse « enlever la paix », il fallait qu'une paix existât au préalable. Nous savons que l'Antéchrist instaurera une période de fausse paix. La véritable paix est un don de Dieu. (Philippians 4.7, Jean 14.27, Romains 15.13, Ésaïe 26.3, 2 Thessaloniciens 3.16, Colossiens 3.15)

  • La guerre éclatera et les hommes s'entretueront. Une épée lui fut donnée. Par qui ? Soit Dieu l'a permis, soit Satan a agi avec la permission de Dieu. Il s'agira d'une guerre menée à l'épée, un combat au corps à corps. Le terme employé ici pour « épée » désigne généralement une épée ou un couteau tranchant (Jean 18.10, Actes 16.27), mais aussi le combat lui-même (Luc 22.52, Actes 12.2). Un mot différent pour désigner l'épée sera utilisé au verset 8, un terme réservé exclusivement au combat (Apocalypse 6.8, 2.12, 19.15, 19.21).

  • Les termes « tuer » ou « égorger » renvoient au même mot que celui utilisé pour l'abattage d'un animal (voir 1 Jean 3.12, Apocalypse 5.6, 6.9). Qui commet ces meurtres ? Il semble que les hommes s'affronteront entre eux. Le cavalier possède une épée, mais il ne paraît pas participer directement aux tueries à ce stade.

Apocalypse 6.5 – 6 « Quand il ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant qui disait: Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main. 6 Et j'entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait: Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d'orge pour un denier; mais ne fais point de mal à l'huile et au vin. »

  • Le noir symbolise le malheur, la souffrance et la mort. Voir Jérémie 4.28 ; 8.21 ; Malachie 3.14, où « tristesse » signifie littéralement « en noir ».

  • Il tient une balance à la main. La balance sert à mesurer avec précision, notamment en période de disette. Voir Lévitique 26.26 ; Ézéchiel 4.16 - 17. La famine suit souvent la guerre, car les récoltes sont détruites ou négligées.

  • Une voix venue du milieu (Dieu) fixe les prix. (Dieu est souverain, comme dans Job 1 et 2.)

    • Une mesure correspond aux besoins journaliers d'un homme (un quart).

    • « Du blé pour un denier », soit le salaire d'une journée de travail pour un ouvrier moyen (Matthieu 20.2). D'après mes lectures, un salaire journalier permettait généralement d'acheter 10 quarts de blé et 30 quarts d'orge. 

    • L'orge, moins cher que le blé, mais moins nutritif et savoureux. Il reste plus longtemps dans l'estomac. Trois portions quotidiennes pour une journée de salaire. Souvent utilisé avec du blé.

    • En termes actuels, cela représente environ 120 € pour un paquet de nouilles de 500 g et 120 € pour 1,5 kg de riz. Au total, cela équivaut à une journée de salaire pour une miche de pain.

  • Est-ce l'inflation ou la famine ? Je pense que la famine est l'hypothèse la plus probable. Elle est souvent associée à la menace du cheval noir. Et l'huile et le vin ? Ce sont pourtant des produits courants dans cette région. L'huile fait référence à l'huile d'olive. Le vin, bien sûr, est issu du raisin. Pourquoi ils ne sont pas touché comme le blé et l'orge ?

    • Ces produits sont considérés comme des articles de luxe et non comme des aliments de base. Peut-être que la demande pour ces produits diminue, et que la production peut ainsi suivre.

    • Peut-être Dieu se moque-t-il de ceux qui souffrent, en leur fournissant ce qui ne peut les satisfaire. L'huile d'olive, à elle seule, n'apporte que peu de nourriture. Le vin également. 

    • Je pense que cela concerne surtout les régions qui seront touchées par la famine. Ce sont les zones de production céréalière qui seront affectées, plus que les régions où poussent les oliviers et les vignes (On peut voir des cartes qui montrent ces régions différentes par un simple recherche sur internet.) 

    • Il pourrait également s'agir de pays privés d'aide alimentaire pour des raisons politiques, un peu comme un embargo commercial.

Apocalypse 6.7 – 8 « Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis la voix du quatrième être vivant qui disait: Viens. 8 Je regardai, et voici, parut un cheval d'une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. »

  • La Mort (Hadès) est le nom du cavalier du cheval pâle (chloros, « jaune verdâtre », d'où vient le mot chlore, du grec chloé, signifiant « vert »). Cette couleur est souvent employée dans les écrits grecs de cette période pour désigner l'état d'une personne malade ou mourante. L'Enfer suivait de près, tel un cortège de chiens à la chasse.

  • Il reçut également le pouvoir d'anéantir un quart de la population mondiale. 25 % de l'humanité périra de la manière suivante (Ézéchiel 14.21). Un scénario similaire se déroulera dans l'Apocalypse 9.15, où un tiers de la Terre sera détruit. Un tiers + un quart = la moitié. L'un pris, l'autre laissé (Matthieu 24.40 – 41).

    • L'épée (guerre, violence, conflit) est ici associée à une grande épée utilisée au combat. (Luc 2.35, Apocalypse 1.16, 2.12, 2.16, 19.15, 19.21)

    • La famine.

    • La mortalité – plus probablement peste ou épidémie.

    • Bêtes – animaux sauvages. (2 Rois 17.26)

  • « Le pouvoir LEUR fut donné... » À leur ? Aux quatre cavaliers ? Il s’agit plus probablement d’une allusion à la mort et au séjour des morts.

  • (Pour en savoir plus sur les quatre cavaliers : Marc 13 ; Matthieu 24 ; Luc 21 ; Daniel 9. L’image des quatre chevaux est similaire à celle de Zacharie 1.7 - 11 ; 6.1 - 8 (cf. Jérémie 14.12 ; 24.10 ; 42.17).

Apocalypse 6.9 – 11 « Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu. 10 Ils crièrent d'une voix forte, en disant: Jusques à quand, Maître saint et véritable, tarde-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre? 11 Une robe blanche fut donnée à chacun d'eux; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu'à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux. »

  • À l'ouverture du cinquième sceau, la scène au ciel change. Jean voit les âmes d'une multitude de personnes mises à mort pour la Parole de Dieu et pour leur témoignage. Il les voit « sous » l'autel. C'est un accomplissement merveilleux des sacrifices de l'Ancien Testament, où le sang de la victime était répandu à la base de l'autel (Lévitique 4.7). Ces saints, qui ont versé leur sang en offrande pour la cause du Christ, élèvent la voix depuis ce même lieu.

    • Ils ont été mis à mort pour la Parole de Dieu : pour l'avoir prêchée, crue et lue.

    • Ils ont été mis à mort pour leur témoignage, leur témoignage rendu à Dieu et à Jésus.

  • Leur cri demande au Seigneur combien de temps il faudra attendre avant qu'ils ne soient vengés. On pourrait être tenté de dire que cela semble peu chrétien. Pourtant, ils ne crient pas par égoïsme. Ils réclament vengeance, mais ils en appellent à Dieu pour qu'Il l'exerce, s'en remettant ensuite à Lui. Le fondement de cette vengeance réside dans le fait que le Seigneur est « saint et véritable » (voir Genèse 4.10, Nombres 35.33, Deutéronome 32.35, Psaumes 58.10 et 94.1, Ésaïe 61.2, Jérémie 20.12, Hébreux 10.30, Jude 1.7).

    • Dieu, dans sa sainteté absolue, vengera ceux qui maltraitent ses enfants et refusent de L'accepter comme Sauveur.

    • Dieu est véritable. Il a déclaré que sa colère s'abattrait sur les incrédules, et cela arrivera (Michée 5.15, Nahum 1.2).

  • Ils reçoivent des robes blanches, symbole du salut et de la purification des péchés, (ou peut-être même de la victoire, comme on le voit avec le cheval blanc) reçus comme un don de Dieu. Ils doivent patienter, car beaucoup d'autres viendront rejoindre leurs rangs, comme nous le verrons (Daniel 7.21, Apocalypse 13.7). Cela arrivera... mais quand ? On verra...

Apocalypse 6.12 – 14 « Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, 13 et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu'un figuier secoué par un vent violent jette ses figues vertes. 14 Le ciel se retira comme un livre qu'on roule; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places. »

  • Remarquez tout d'abord que ce type de catastrophe survient ailleurs dans le livre de l'Apocalypse, mais à une échelle plus vaste (Apocalypse 16.17 - 21, Joël 3.14 - 15, Actes 2.19 - 21, Apocalypse 8.12, Matthieu 24.29 – 31, Ésaïe 24.19 - 20).

  • Il y eut un grand tremblement de terre. L'activité sismique n'a cessé d'augmenter au cours du dernier siècle. Cela ne résulte pas de l'évolution technologique, car les techniques de détection des séismes n'ont guère changé durant cette période. Quelle est l'ampleur d'un « grand » tremblement de terre ? Je dirais qu'il s'agit du plus puissant survenu jusqu'alors. Ce ne sera pas le plus puissant de tous les temps (Apocalypse 16.18). À titre de comparaison, citons d'autres grands séismes :

    • Le grand séisme d'Alaska de 1964 : une faille de 970 km s'est rompue d'un seul tenant, avec un déplacement atteignant 18 m. Un déplacement vertical allant jusqu'à 12 m (38 pieds) a été observé. Sur l'île Montague, le sol s'est soulevé de 13 à 15 m par rapport au niveau de la mer.

    • Le séisme de 2004 dans l'océan Indien a fait vibrer la planète entière (jusqu'à 10 mm) et a déclenché à distance d'autres séismes, notamment en Alaska.

    • Le séisme de 2011 au Japon a déplacé l'île de Honshu (la grande île du nord du Japon) de 2,4 mètres vers l'est, a modifié l'axe de rotation de la Terre (d'une valeur estimée entre 10 et 25 cm) et a accéléré la vitesse de rotation de la Terre de 1,8 microseconde par jour.

  • Les versets suivants décrivent les conséquences de ce séisme.

    • Le soleil devint noir comme un sac de crin. Ce phénomène peut se produire localement lors d'un séisme en raison de la poussière en suspension dans l'air ; toutefois, je pense qu'il s'agit ici d'un événement de grande ampleur, résultant de l'activité volcanique qui accompagne souvent les séismes majeurs. L'éruption du mont Tambora en Indonésie, en 1815, a projeté entre 37 et 45 km³ de cendres et de débris dans l'atmosphère. (À titre de comparaison, l'éruption du mont Saint Helens a rejeté environ 1,3 km³ de matériaux, et celle du mont Pinatubo en 1991 en a éjecté un volume équivalent à environ cinq kilomètres cubes.)

    • La lune devint comme du sang. Lorsque des cendres sont présentes dans l'atmosphère — sans toutefois être assez denses pour obscurcir totalement le ciel —, la lumière qui les traverse peut conférer à la lune une teinte rouge. Ce phénomène a été observé à plusieurs reprises au cours de l'histoire à la suite d'activités volcaniques ; on le qualifie parfois de « lune de sang ».

  • Les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu'un figuier secoué par un vent violent laisse tomber ses figues encore vertes.

    • Les météores pourraient-ils être la conséquence d'un séisme majeur ? (Voir aussi Ésaïe 34.4.) Pas directement ; toutefois, le terme « étoiles » pourrait désigner des roches volcaniques retombant de l'atmosphère. Jean décrit ce qu'il a vu : les secousses terrestres donnant l'impression que les étoiles bougent, suivies de la chute de roches depuis le ciel.

    • Il pourrait également s'agir d'une activité météorique sans lien direct avec les séismes dont nous savons qu'ils surviendront plus tard (Apocalypse 8.10 - 11).

    • Ou bien s'agit-il d'une image symbolique représentant le Diable et ses anges chassés de la présence de Dieu ? (Job 38.7 ; Apocalypse 12.4, 9, 12). Cette interprétation s'accorderait avec l'image des « figues précoces » (Nahum 3.12) et correspondrait à la scène décrite dans Apocalypse 12.7 - 12. C'est une théorie intéressante qui offre un éclairage nouveau sur les derniers versets du chapitre : les habitants de la terre prennent alors ce phénomène pour la colère de Dieu, alors que celle-ci ne se manifestera que plus tard (Apocalypse 16.1, 16.20, 19.15).

  • Et le ciel se retira comme un livre qu'on roule (un rouleau). Cette expression pourrait faire référence à plusieurs phénomènes différents. 

    • Dans notre région, nous observons des tempêtes qui se présentent sous la forme d'un immense rouleau de nuages. Il pourrait s'agir de tempêtes associées à des cendres volcaniques.

    • Il peut s'agir de cendres volcaniques transportées par l'atmosphère ; en effet, lors d'éruptions volcaniques majeures, les cendres peuvent faire plusieurs fois le tour du globe au gré des courants atmosphériques.

    • Il pourrait également s'agir d'un langage symbolique : Jean décrit le chaos qui s'empare des cieux, comme si ceux-ci étaient enroulés ou écartés, tandis que tout semble se déplacer ou s'effondrer.

  • Chaque montagne et chaque île fut déplacée de son emplacement. Nous avons déjà évoqué ce phénomène dans le contexte de séismes majeurs. Songez aussi que la surface terrestre repose sur des plaques tectoniques interconnectées, en mouvement et en contact les unes avec les autres. Si l'une d'elles subit un déplacement important, cela peut engendrer un effet de propagation sur les autres, un phénomène appelé transfert de contrainte dynamique ou déclenchement par contrainte. En somme, toutes les plaques tectoniques ont été déplacées.

Apocalypse 6.15 – 17 « Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. 16 Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau; 17 car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? »

  • Qu'en est-il des habitants de la terre confrontés à ce séisme gigantesque ? Tous se cachent dans des grottes et parmi les rochers. Sept groupes sont énumérés :

    • Les rois

    • Les grands — plutôt les princes

    • Les chefs militaires — les commandants de milliers d'hommes

    • Les riches

    • Les hommes puissants — ou hommes forts

    • Les esclaves ou serviteurs

    • Les hommes libres — ceux qui ne sont pas esclaves, les citoyens libres

  • Les sauvés compteront-ils parmi ces gens ?

    • Non, nous ne subirons pas la colère de Dieu et n'avons aucune raison de craindre (1 Thessaloniciens 5.9, Romains 5.9, 1 Thessaloniciens 1.10, Jean 3.36, Apocalypse 14.9 - 10).

    • « de la terre » Nous ne sommes plus de cette terre ; nous sommes des saints (ce qui signifie « qui n'est pas de la terre »). Cette distinction est faite ailleurs dans l'Apocalypse (1.7, 6.10, 11.10, 12.12, 13.8, 14, 14.3, 6, 16.1, 14, 17.2...etc) ainsi que dans d'autres livres : Hébreux 11.13, 13.14, Jean 17.16, 2 Pierre 3.13, Philippiens 3.20.

  • Ils tentent de se cacher (Genèse 3.8) et désirent la mort plutôt que de se repentir (Osée 10.8, Luc 23.30). Satan désire la mort de l'humanité ; il veut détruire ceux qui sont créés à l'image de Dieu et leur ôter l'occasion de se repentir et de croire en Jésus (Jean 8.44, 10.10, Luc 22.31, 1 Pierre 5.8). C'est le désir qu'il nourrit depuis la création et qu'il continuera de poursuivre, même ici avec l'Antéchrist.

  • Ils attribuent à Dieu et à l'Agneau la responsabilité de cette colère — bien que nous sachions que la colère de Dieu surviendra plus tard (Apocalypse 16.1). Malheureusement, ils ne se repentent pas et ne crient pas à Dieu pour le salut. 

  • Ils se demandent ensuite qui peut y résister. Cette question est-elle rhétorique, impliquant la conviction que personne ne peut tenir bon ? Je crois qu'ils recherchent sincèrement quelqu'un pour leur tenir tête, et Satan leur fournira une réponse en la personne de l'Antéchrist. Tout-le-mone, suite aux catastrophes décrit dans ce chaptire va chercher quelqu'un qui peut aider le monde déchiré. Satan va fournir l'Antéchrist. Et, au chapitre suivant, celui-ci fera la guerre aux saints. (Comme nous le verrons, les chapitres 12 et 13 de l'Apocalypse présentent des parallèles avec les événements des chapitres 6 et 7.) (Cliquez ici pour la liste d'études sur l'Apocalypse)

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