vendredi 21 août 2026

Les Sauterelles Méchantes

Apocalypse 9.1 - 12. Nous avons vu dans la leçon précédente qu'après que les quatre premières trompettes ont retenti, une série de trois « Malheurs » a été prononcée au sujet des trompettes à venir. Les catastrophes à venir allaient gagner en ampleur et en fréquence, à l'instar des douleurs d'une femme qui accouche (Matthieu 24.28). C'est la cinquième trompette que nous examinerons dans cette première partie du chapitre 9.

Apocalypse 9.1 « Le cinquième ange sonna de la trompette. Et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clef du puits de l'abîme lui fut donnée, »

  • Cette étoile qui tombe du ciel est manifestement une personne, puisqu'elle est désignée par le pronom « lui ». Cela soulève plusieurs hypothèses :

    • S'agit-il de l'un des anges de Dieu envoyé sur terre ? Puisque l'étoile est décrite comme tombant, il semble qu'il ne s'agisse pas d'un ange de Dieu envoyé en mission (voir Ésaïe 14.12 - 15 ; Apocalypse 12.3 - 4). 

    • Il est plus probable qu'il s'agisse d'un ange impur ; ainsi :

      • C'était un ange déchu, un démon, un disciple de Satan.

      • Il s'agit de Satan lui-même. Toutefois, je pense qu'il s'agit plus vraisemblablement de l'un des anges de Satan, car nous verrons plus loin que Satan est introduit au verset 11.

  • Une clé lui a été remise, celle du puits de l'abîme. Le terme « puits » (ou fosse) — que l'on retrouve en Luc 14.5 et Jean 4.11 — indique que cet abîme possède un tunnel d'entrée étroit. Le mot « abîme » peut évoquer une grande profondeur ou l'absence de fond (Luc 8.31). On le retrouve également dans Apocalypse 9.1 - 2, 11 ; 11.7 ; 17.8 ; 20.1, 3. C'est un synonyme de « l'enfer ». L'accès à l'abîme a été ouvert à l'aide d'une clé. Dieu a permis que cela se produise, démontrant une fois de plus qu'Il laisse tout cela arriver conformément à Son plan.

    • Certains avancent que l'idée d'un lieu « sans fond » le situe au cœur de la Terre, là où il n'y aurait pas de fond.

    • D'autres y voient une image signifiant que l'espace est infini ou très vaste. Il est fort probable que ces deux interprétations soient vraies.

Verset 2 « et elle ouvrit le puits de l'abîme. Et il monta du puits une fumée, comme la fumée d'une grande fournaise; et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits. »

  • De la fumée s'échappe du puits de l'abîme. Normalement, la fumée signale la présence d'un feu ; c'est ainsi que Jean l'interprète, comparant cette fumée à celle d'une immense fournaise (Matthieu 13.42, 50 ; voir aussi Genèse 19.28 et Exode 19.18). Je me souviens qu'enfant, lorsque j'ouvrais la porte du poêle à bois, de la fumée s'en échappait parfois en abondance, surtout si le conduit d'évacuation ne tirait pas correctement. Il semble que ce puits de l'abîme retienne sa fumée.

  • Lorsque la fumée s'est répandue, le soleil et l'air en ont été obscurcis. Nous avons déjà vu l'atmosphère mise à rude épreuve par les éléments ; cet immense dégagement de fumée porte un nouveau coup au ciel. Le soleil a été obscurci par la fumée, tout comme l'air. On pourrait comparer cela à du brouillard, mais avec cette odeur suffocante qui vous oblige à rentrer à l'intérieur. Il est intéressant de noter que Satan est décrit comme le prince de la puissance de l'air (Éphésiens 2.2).

Verset 3 « De la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre; et il leur fut donné un pouvoir comme le pouvoir qu'ont les scorpions de la terre. »

  • Le principal danger ne venait pas de la fumée, mais de ce qui suivait : les sauterelles. Les sauterelles sont une variété de criquets capables de communiquer entre eux et de se rassembler en essaims. Il s'agit d'un fléau courant dans l'Ancien Testament (Exode 10.14 - 15, Joël 2, Deutéronome 28.38, 2 Chroniques 7.13, Psaume 78.46, Psaume 105.34). Dans le Nouveau Testament, elles sont mentionnées dans l'Apocalypse (chapitre 9) ainsi que dans les évangiles de Matthieu (3.4) et de Marc (1.6).

  • Un pouvoir leur a été conféré. Ce pouvoir émane-t-il de Dieu ou de Satan ? Satan sera plus tard décrit comme leur roi, mais c'est assurément Dieu qui semble en permettre l'usage, puisqu'il restreint leur cible aux non-croyants.

  • Les scorpions (Ézéchiel 2.6, Deutéronome 8.15, 1 Rois 12.11, Luc 10.19 et 11.12). Quel type de pouvoir possèdent les scorpions ? Leur pouvoir réside dans leur dard. Il existe de nombreuses espèces de scorpions (plus de 2 500), mais seul 1 % d'entre elles présente un danger mortel pour l'homme. On les trouve partout dans le monde ; ce sont des créatures robustes (elles sont même immunisées contre les radiations des essais nucléaires). Elles peuvent survivre jusqu'à un an après un seul repas. Bien qu'elles possèdent de grosses pinces et des mâchoires acérées, c'est leur dard venimeux qui peut causer une vive douleur.

Verset 4 « Il leur fut dit de ne point faire de mal à l'herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front. »

  • Elles sont limitées. Ces sauterelles ne détruisent pas l'herbe comme le faisaient les invasions de sauterelles d'autrefois. C'est une bonne chose, en ce sens qu'il reste probablement bien moins de végétation à dévorer (Apocalypse 8.7). Mais c'est aussi une indication supplémentaire qu'il ne s'agit pas de sauterelles au sens littéral, telles que nous les connaissons.

  • Elles ne s'attaquent qu'à ceux qui ne portent pas la marque de Dieu sur le front. Cela rappelle certaines des plaies d'Égypte qui n'ont pas touché les Israélites. Leur action se limite à ceux qui suivent Satan ou l'Antéchrist. Rappelons-nous les « malheurs » mentionnés au chapitre précédent (Apocalypse 8.13), qui s'adressaient aux « habitants de la terre » et non à ceux dont la demeure est au ciel (Hébreux 13.14 ; Philippiens 3.20). Ceux qui portent le sceau de Dieu se limitent-ils aux 144 000 mentionnés dans Apocalypse 7.4 ? Je crois que ce groupe inclut les 144 000 ainsi que tous les sauvés qui se trouvent encore sur terre à ce moment-là.

Verset 5 « Il leur fut donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois; et le tourment qu'elles causaient était comme le tourment que cause le scorpion, quand il pique un homme. »

  • Ce fléau se manifeste par la douleur. La douleur fait mal. C'est une réaction sensorielle et émotionnelle destinée à nous signaler un problème. Beaucoup de gens doivent affronter des douleurs de diverses intensités. La douleur peut être invalidante. Certaines douleurs sont si intenses qu'elles peuvent provoquer un évanouissement. La douleur causée par ces sauterelles dure cinq mois. Cela signifie-t-il qu'une seule piqûre entraîne une douleur de cinq mois, ou bien que les sauterelles seront présentes et piqueront pendant cinq mois ? (Il est intéressant de noter que l'espérance de vie des sauterelles est d'environ cinq mois.) L'une ou l'autre interprétation est possible.

  • La douleur est décrite comme semblable à une piqûre de scorpion. Je n'ai jamais été piqué par un scorpion, bien qu'il y en ait dans la région. Les piqûres varient selon l'espèce, mais elles sont douloureuses. Mon fils aîné a été piqué une fois ; il ne savait pas alors qu'il s'agissait d'un scorpion et a cru s'être fait une élongation ou une déchirure musculaire.

Verset 6 « En ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et ils ne la trouveront pas; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d'eux. »

  • La douleur sera si intense (qu'elle provienne d'une seule piqûre ou de piqûres multiples) que les gens voudront mourir. Mais ils en seront incapables, soit parce qu'ils ne seront pas physiquement en mesure de provoquer leur mort, soit en raison d'une intervention divine directe.

  • Notre mort doit être laissée entre les mains de Dieu. Si Dieu veut que je meure, alors Il peut me rappeler à Lui. Le suicide est un péché par lequel Satan tente souvent l'humanité (voir Apocalypse 6.16). Nous vivons pour servir Dieu. Satan voudrait vous faire croire que la mort met fin à la souffrance, mais pour ces non-croyants, la mort est la porte d'entrée vers une souffrance éternelle.

Verset 7 « Ces sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés pour le combat; il y avait sur leurs têtes comme des couronnes semblables à de l'or, et leurs visages étaient comme des visages d'hommes. »

  • (« Forme » = « ressemblance ») Dans Nahum 3.15 - 17 et Joël 2.4, les sauterelles servent d'image pour représenter une vaste troupe d'infanterie prête au combat. Lorsqu'elles se déplacent en essaim, elles forment de grands groupes organisés. C'est, selon moi, ce à quoi renvoie l'expression « chevaux préparés pour le combat ». Certains y voient une allusion à une sorte d'armure dont on revêtait les chevaux de guerre.

  • Des couronnes semblables à de l'or. Une coloration dorée ou jaune autour de la tête, ou un aspect strié.

  • Un visage d'homme. Là encore, il ne s'agit pas littéralement d'un visage humain, mais d'une apparence qui y ressemble. Cela signifie peut-être qu'elles possédaient deux yeux, un nez et une bouche, situés à peu près aux mêmes endroits.


Verset 8 « Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme des dents de lions. »
  • Faut-il prendre cette mention de « cheveux » au pied de la lettre ? Le verset n'utilise pas la particule comparative « comme », mais le contexte permet de le supposer. Qu'est-ce qui caractérise la chevelure d'une femme ? Sa longueur. Ces sauterelles avaient donc de longs cheveux. Certains y voient une allusion à des antennes ou à un autre organe sensoriel. Il est vrai que le corps de certaines espèces de sauterelles est couvert de « poils » — appelés soies — qui leur servent à percevoir le toucher et le vent.

  • Des dents semblables à celles des lions. Les sauterelles ordinaires possèdent des dents plates adaptées au broyage et à la mastication des végétaux ; ce n'est pas le cas de celles-ci, puisqu'elles ne s'intéresseront même pas à la végétation. Leurs dents seront acérées, comme celles d'un lion. Elles seront capables de couper et de broyer une grande variété de choses. Les dents du lion agissent comme des ciseaux, servant à saisir, à percer et à trancher. (Voir Joël 1.6)


Verset 9 « Elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent au combat. »

  • Les cuirasses servaient à protéger la poitrine et, par conséquent, les organes vitaux. La manière dont les segments de leur corps s'emboîtent donne aux sauterelles l'apparence d'être cuirassés. Ces sauterelles bénéficiaient d'une protection supplémentaire, ce qui les rendait plus difficiles à tuer.

  • Quant au bruit de leurs ailes... les sauterelles possèdent des ailes conçues pour les vols de longue durée (ce qui les distingue des sauterelles). Ces ailes leur permettent de parcourir de grandes distances. Le bruit qu'elles produisent évoque celui de chars et de nombreux chevaux (Joël 2.4). On peut le comparer à un grondement puissant et à un fracas. Ce vacarme ne manquerait pas de susciter la peur chez ceux qui subissaient leurs piqûres, à mesure qu'ils entendaient le bruit se rapprocher.

Verset 10 « Elles avaient des queues semblables à des scorpions et des aiguillons, et c'est dans leurs queues qu'était le pouvoir de faire du mal aux hommes pendant cinq mois. »

  • Le danger que représentent ces sauterelles ne réside pas dans leurs morsures ou leurs griffes, mais dans leurs dards. Ce sont ces dards, semblables à ceux des scorpions, qui semblaient « tourmenter » les hommes pendant cinq mois.

  • Cinq mois, est-ce long ? C’est bien plus long lorsque l’on souffre. J’y vois aussi une limite imposée par la miséricorde de Dieu, car cela aurait pu durer bien plus longtemps.

Verset 11 « Elles avaient sur elles comme roi l'ange de l'abîme, nommé en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon. »

  • Ce verset nous permet de comprendre qu'il ne s'agit vraisemblablement pas de sauterelles au sens littéral, car Proverbes 30.27 précise que les sauterelles ordinaires n'ont pas de roi.

  • Ce roi est L'ange de l'abîme. Il est évident qu'il s'agit de Satan. C'est lui le roi ; il exerçait une autorité sur ces créatures, tout en étant soumis aux limites fixées par Dieu quant à ceux qu'elles pouvaient attaquer. Satan laisserait-il ces sauterelles s'en prendre à ses propres adeptes ? Assurément. Satan ne se soucie ni de l'humanité ni d'aucune partie de la création divine. Les cas de personnes possédées par Satan et ses démons démontrent clairement qu'il n'éprouve aucun amour pour ses disciples. C'est un meurtrier (Jean 8.44).

  • Son nom en hébreu est Abaddon, ce qui signifie « destruction » (Job 26.6 ; Psaume 88.11 ; Proverbes 15.11). En grec, il porte le nom d'Apollyon, généralement traduit par « destructeur ». Ce terme n'apparaît qu'ici dans le Nouveau Testament, mais sa racine est fréquemment utilisée et traduite par « périr » ou « détruire ». C'est un titre qui convient parfaitement à Satan (1 Pierre 5.8).

Verset 12 « Le premier malheur est passé. Voici il vient encore deux malheurs après cela. »

  • Il s'agit de la cinquième trompette. De quoi peut-il s'agir exactement ? Est-ce à prendre au sens littéral ou figuré ?

    • Il est possible que ces insectes soient bel et bien ce qu'ils semblent être : une nouvelle espèce lâchée par Satan.

    • Il est possible que Jean décrive autre chose en utilisant des images qui lui sont familières. Imaginez, par exemple, que Jean ait vu un drone.

    • Il est possible que ces créatures soient minuscules, comme des bactéries. Imaginez que ceux qui ont reçu la marque de la Bête contractent une infection provoquant des douleurs pendant cinq mois.

    • Les interprétations et les points de vue concernant ces sauterelles sont nombreux. J'ai changé d'avis à plusieurs reprises et cela m'arrivera sans doute encore, mais je considère actuellement qu'il s'agit d'une réalité littérale : une nouvelle espèce de sauterelles déchaînée contre les incroyants.

  • Il en reste encore deux à venir... (cliquez ici pour plus d'études sur l'Apocalypse)

mardi 4 août 2026

Les Sept Trompettes

Apocalypse 8.1 - 6 . Après une brève pause dans l'ouverture des sceaux. Le dernier sceau inaugure le son des sept trompettes. J'ai entendu une blague disant que les hommes arriveraient aux cieux 30 minutes avant les femmes. Apocalypse 8.1 était le texte donné...mdr.


Apocalypse 8.1 « Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure. »

  • L'ouverture du dernier sceau est différente des autres. Il n’y a aucune invitation pour Jean à « venir et voir » (Apocalypse 6.1, 3, 5, 7). Aucune action immédiate ne s’ensuit. Il y a du silence.

  • Le silence est très intéressant en voyant l'activité autour du trône, avec les créateurs vivants, les 24, les anges, les tonnerres, les éclairs, les voix criant, les louanges...etc. Mais maintenant, tout cela n'est plus que silence pendant 30 minutes.

  • Pourquoi 30 minutes ? Cela semble être le temps imparti. Est-ce que c'est long ? Cela dépend du contexte. Dans le grand schéma de l’éternité, cela représente une période très courte. Ici, sur terre, les temps de silence ont tendance à passer très lentement. Alors peut-être que pour John, cela semblait être une longue période.

  • Pourquoi y avait-il un silence ? Peut-être :

    • Un dernier moment de paix avant de nouvelles destructions ? (Cela pourrait suivre l’image de la femme en travail, comme une pause entre les contractions. Voir Matthieu 24.8)

    • Un moment pour réinitialiser et recentrer la mise au point.

    • En prévision, attente respectueuse de ce sceau inaugurant les sept trompettes.

    • Mettre l’accent sur les prières des saints mentionnées dans les versets suivants. Lors du culte du temple, lorsque le prêtre entrait dans le lieu saint pour offrir l'encens, les gens priaient à l'extérieur (Luc 1.9 - 10).

  • Y a-t-il un espace de silence dans nos vies aujourd’hui ? Il y a tellement de bruit dans notre vie aujourd'hui. Tant d'activité. Parfois on regarde la télé, en pendant les publicité, on regarde le portable. Tout comme Dieu a prescrit un jour de repos et de recentrage, nous avons besoin d’un peu de silence dans notre vie pour nous concentrer à nouveau sur Dieu. Habbakuk 2.20, Zacharie 2.13, Sophonie 1.7.

Verset 2 « Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données. »

  • Les anges sont à nouveau utilisés comme serviteurs célestes de Dieu. Il y en a sept.

  • Sept trompettes sont données. Les trompettes étaient souvent utilisées aux temps bibliques. Leur son pouvait être entendu à de longues distances et différentes intonations étaient possibles. 

    • Au combat, ils étaient utilisés pour signaler les troupes. (Josué 6.4, Joël 2.1)

    • Des trompettes ont été sonnées dans les villes pour informer la population, à l'aide de signaux prédéfinis. (Exode 19.30, Nombres 10.2)

    • Ils étaient utilisés dans le culte. (Lévitique 23.24, 24.9, Psaume 81.3, Psaume 98.6)


Verset 3 « Et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône. »

  • Un autre ange arrive et se tient devant l'autel, l'autel de sqcrifice (comme dans Apocalypse 6.9) ou l'autel des parfums (comme dans Apocalypse 9.13, Luc 1.11, Exode 30.1 - 6 ; 39.38).

  • Encensoir doré (similaire à Apocalypse 5.8) rempli de l'encens qui y serait brûlé (comme dans Apocalypse 18.13). Dans tous les cas, l’encens devait être versé sur des charbons ardents. Il était offert avec les prières des saints.

  • Nous avons mentionné précédemment (Apocalypse 5.8) que l'encens représente la prière des enfants de Dieu montant vers Lui : forte, puissante et douce envers Dieu.

Verset 4 « La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l'ange devant Dieu. »

  • La fumée monte jusqu'à Dieu.

  • Dieu entend nos prières et elles sont douces à ses oreilles.

Verset 5 « Et l'ange prit l'encensoir, le remplit du feu de l'autel, et le jeta sur la terre. Et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et un tremblement de terre. »

  • C'est comme si les prières du peuple de Dieu montant au ciel étaient, comme une réponse, rejetées sur terre. Le feu sur l'autel est ce qui consumait les sacrifices, représentant la purification. (Exode 30.8 - 9, Lévitique 16.12)

  • Résultats immédiats :

    • Des voix (Apocalypse 4.5, 11.19, 19.6)

    • Des tonnerres (Apocalypse 4.5, 11.19, 19.6)

    • Des éclairs (Apocalypse 4.5, 11.19)

    • Un tremblement de terre, le deuxième que nous avons vu dans l'Apocalypse. (Apocalypse 6.12, 11.13, 19, 16.18)

Verset 6 « Et les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner. »

  • A ce moment, les anges se préparent à sonner.

  • Comment se sont-ils préparés ? On ne nous le dit pas. Mon fils joue du trombone comme je le faisais à l'école. Les étudiants du groupe ne se contentent pas de montrer et de commencer à jouer ensemble tout seul. Ils assemblent leurs instruments et prennent leur place dans l'orchestre. Lorsque le conducteur arrive, ils se redressent sur leur siège. Lorsqu'il lève la main, ils lèvent leurs instruments prêts à jouer dès que le chef le leur demande. C'est comme les anges se préparent pour Dieu de donner le signe à jouer. 

Verset 7 « Le premier sonna de la trompette. Et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang, qui furent jetés sur la terre; et le tiers de la terre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée. »

  • Le premier ange sonne de sa corne et de la grêle et du feu mêlés de sang sont jetés sur la terre. (Exode 9.24, Genèse 19.24) La grêle vient d’un mot similaire signifiant « abaisser ou frapper » (Marc 2.4, Apocalypse 8.7 ; 11.19 ; 16.21). Cela inclut tout objet tombant du ciel, pas seulement la glace comme l'indique le français actuel. Cela ressemble très probablement à une pluie de météores ou à une éventuelle activité volcanique. 

  • Le sang mélangé est 

    • soit du sang réel comme un miracle direct de Dieu, 

    • soit il a l'apparence du sang (couleur) qui pourrait être le résultat de cendres mélangées à de la pluie provenant de l'activité volcanique, 

    • ou d'une intense pluie de météores. 

  • Le résultat est qu'un tiers des arbres a été brûlé, ainsi que toute l'herbe verte (littéralement « végétation »). Comment toute l’herbe pourrait-elle être brûlée alors que la majorité des arbres resteraient ? Plusieurs espèces d’arbres survivent aux incendies de forêt dans toute leur chaleur. Tandis que l’herbe brûle plus facilement et dépend de ses racines pour repousser. Si nous considérons cela comme une pluie de météores, alors elle doit avoir continué pendant au moins 24 heures pour que la Terre entière tourne et soit directement affectée. ("La vérité est que si la terre, les arbres et l'herbe ne signifient pas la terre, les arbres et l'herbe, aucun homme ne peut dire ce qu'ils signifient. Laissant tomber la signification littérale du récit, nous nous lançons dans une mer sans fin de pure conjecture. " (Seiss))

Versets 8 - 9 « Le second ange sonna de la trompette. Et quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer; et le tiers de la mer devint du sang, 9 et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires périt. »

  • John raconte quelque chose qui ressemble à la chute d’une grande montagne. (Ce n'était pas une montagne au sens propre, mais semblable à une montagne.) C'était certainement une grande masse rocheuse. Serait-ce une grosse météorite,

  • Le tout brûlait comme une boule de feu. Pas comme de la roche en fusion, mais plutôt en feu.

  • Il fut jeté à la mer. Qu'est-ce que la mer ? Il pourrait faire référence spécifiquement à la mer Méditerranée, ou à l’océan en général (« mer » contient la racine du mot « sel »). Les résultats :

  • C'est devenu du sang. (Exode 7.17) Cela pourrait être :

    • ... du sang littéral résultant de la mort de créatures marines.

    • ... du sang littéral alors que Dieu a surnaturellement transformé l'eau en véritable sang.

    • ...couleur rouge, le sang figurative. Nous en voyons quelques exemples dans la « marée rouge » qui arrive souvent dans le sud des Etats-Unis, où les algues prospèrent dans les eaux plus chaudes mais étouffe toute autre vie dans la région.

  • Un tiers des créatures vivantes dans la mer sont morts. Cela pourrait-il inclure la vie végétale ? Peut-être.

  • Un tiers des navires ont été détruits. L’eau devenue sang ne ferait pas couler les navires eux-mêmes. Il y a entre 50 000 et 100 000 navires en mer à tout moment. Mais ceux détruits incluraient également ceux au port ou au mouillage. Qu’est-ce qui causerait la destruction de ces bateaux (pas seulement leur naufrage) ?

    • Il y aurait le raz-de-marée provoqué par la chute de ce gros rocher dans l’océan. Si elle atterrissait dans l’un des océans, la vague aurait un grand effet sur l’eau sur des milliers de kilomètres dans toutes les directions.

    • Certains navires pourraient également être touchés par des collisions avec des poissons morts.

  • Une destruction d’une telle ampleur affecterait grandement la planète et l’économie.

    • Les pertes en vies humaines seraient énormes. Si l’on ne comptait que les navires commerciaux, environ 50 000, avec un équipage moyen de 15 à 35 personnes.... Prend également en compte les navires de croisière et les grands navires de la marine qui transportent plusieurs milliers de personnes.

    • Le transport maritime s’arrêterait essentiellement, stoppant le flux de 11 milliards de tonnes de matériaux par an.

    • L’industrie de la pêche en souffrirait grandement. L’industrie mondiale de la pêche constitue un secteur économique et alimentaire massif, produisant entre 160 et 180 millions de tonnes de produits de la mer par an et employant près de 60 millions de personnes. Il s’agit du produit alimentaire le plus commercialisé au monde, générant plus de 254 milliards de dollars chaque année.

Versets 10 - 11 « Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. 11 Le nom de cette étoile est Absinthe; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d'hommes moururent par les eaux, parce qu'elles étaient devenues amères. »

  • Cette grande étoile n’est pas comme la montagne que nous avons vue dans la dernière trompette. Il s’agissait probablement d’une étoile filante ou d’une comète. Une météorite est un rocher dans l’espace, tandis qu’une comète est un corps glacé volant dans l’espace. Cette étoile brûlait (brûlure continue), mais pas comme un feu (comme au verset 8), mais comme une lumière, une lampe ou une torche. En entrant dans l’atmosphère, ils fondraient et disperseraient sa substance.

  • Notez que cette étoile n’a pas été jetée dans l’eau comme le rocher de la dernière trompette. Il tombe sur plusieurs zones. Ce serait facilement le cas d'une comète venant sur terre, fondant dans l'atmosphère et tombant dans les eaux.

  • Il s'appelait Absinthe. Absinthe est communément le mot en grec, mais a également été utilisé dans l'Ancien Testament (laanah) pour désigner l'amertume (de l'idolâtrie d'Israël (Deutéronome 29.18) ; de la calamité et du chagrin (Jérémie 9.15 ; 23.15 ; Lamentations 3.15, 19) ; du faux jugement (Amos 5.7) que certains pensent être la ciguë, qui elle-même comprend plusieurs différentes plantes. Tout cela pour dire que je pense que ce « Absinthe » n’est pas utilisé pour identifier un poison exact, mais simplement pour dire que les eaux ont été rendues toxiques.

  • Les eaux, y compris les rivières et les fontaines, semblent faire référence à l'eau douce. Pourquoi seule l’eau douce est-elle affectée ? C'est inconnu. Peut-être que cela n’affecte l’eau douce que parce que l’eau salée était déjà très affectée par la « grande montagne ». Quelle que soit la raison, lorsque l’eau douce est bue, elle provoque la mort de nombreuses personnes, voire de toutes qui le boivent. Pour tous les vivants sur terre qui connaissent la Parole de Dieu, nous devrions savoir de ne pas boire de l'eau douce a ce moment.



Verset 12 « Le quatrième ange sonna de la trompette. Et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fût obscurci, et que le jour perdît un tiers de sa clarté, et la nuit de même. »

  • L'obscurité est présente. (Exode 10.21) Prédit ailleurs dans les Écritures Joël 2.10 ; Joël 2.31, Joël 3.15 ; Amos 8.9.

    • S'agira-t-il d'une sorte d'éclipse de soleil pour une journée partielle ?

    • Seront-ce le résultat des comètes et des pluies de météores qui restent dans l’espace bloquant la lumière pendant une bonne partie du jour et de la nuit ?

    • Ou est-ce le résultat de tout ce qui se trouve dans notre atmosphère après ces événements destructeurs qui ont bloqué la lumière pendant un tiers du jour et de la nuit ?

  • N’importe lequel d’entre eux pourrait en être la source possible, tout comme Dieu lui-même qui « éteint les lumières » pendant cette période. Cela créerait non seulement de l’obscurité, mais nuirait également au cycle de croissance de toute végétation restante. On ne nous dit pas combien de temps cela a duré.

  • Nous voyons encore la miséricorde de Dieu dans ces jugements de la trompette, car souvent seul un tiers est affecté et non la totalité. La suite sera plus sérieuse. (Matthieu 24.29 - 31).

Verset 13 « Je regardai, et j'entendis un aigle qui volait au milieu du ciel, disant d'une voix forte: Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, à cause des autres sons de la trompette des trois anges qui vont sonner ! »

  • Un ange ou un aigle, un vautour – selon certains textes, volant au milieu du ciel (au milieu comme au point le plus élevé du ciel, le méridien, là où le soleil est au plus haut). Dire aussi à haute voix, proclamer à haute voix. Pourquoi cet oiseau... il vole haut, et il est proche de la mort.

  • Malheur, malheur, malheur

    • ... répété trois fois (voir Apocalypse 4.8), montrant la gravité de ce qui s'en vient. « Malheur » est une annonce de chagrin, un cri. (aussi dans Apocalypse 18.10, 16 et 19).

    • ...des trois malheurs à venir. Apocalypse 9.12, 11.14, 12.12.

  • Qui sont les « habitants de la terre » ? (Voir les commentaires sur Apocalypse 6.15) Le non-croyants.

  • Les trois trompettes suivantes s’amplifient jusqu’à atteindre un point culminant. Il y aura une intensification (Matthieu 24.8) de la destruction qui a lieu (Matthieu 24.22), et cela mènera à la 7ème trompette. La dernière trompette à sonner (1 Corinthiens 15.52). (Cliquez ici pour plus d'études sur l'Apocalypse

lundi 29 juin 2026

Une Grande Foule


Apocalypse 7.9 - 17. Une brève pause interrompt la suite de l'ouverture des sceaux. Nous avons vu, au début de ce chapitre, le scellement des 144 000 Juifs. Nous avons poursuivi le chapitre en évoquant une multitude dans le ciel.

Apocalypse 7.9 « Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. »

  • Après cela, je regardai... alors que le scellement des 144 000 avait lieu sur terre, Jean voit ce qui suit se dérouler au ciel.

  • Une grande foule. Il était difficile pour Jean d'en estimer le nombre ; il ne s'aventurerait même pas à une estimation. 

  • Jean pouvait discerner qu'ils venaient de partout : toutes les nations (groupes ethniques), tous les tribus, tout peuple, et toutes les langues y étaient représentés. Comment Jean le savait-il ? Les Écritures attestent à maintes reprises qu'au ciel, nous serons capables de nous reconnaître les uns les autres ; bien que nous n'ayons pas encore de corps glorifiés, nous revêtirons une forme reconnaissable (voir Luc 16.23, Matthieu 17.3).

  • La ​​foule se tient devant le trône et devant l'Agneau. (« Se tenir » en grec est un verbe au temps parfait. Ce temps exprime une action achevée ; il décrit un état présent résultant d'une action passée. Ils sont sauvés et peuvent donc se tenir devant Dieu ; voir le verset 14.) En présence de Dieu et de Jésus, pour l'éternité. J'aspire à être là et à voir mon Sauveur !

  • Des robes blanches. Nous avons déjà vu ce type de vêtements ; ils représentent la justice de ces saints qui ont été lavés dans le sang de l'Agneau. Apocalypse 3.4 - 5 ; Apocalypse 3.18 ; Apocalypse 4.4, 6.11, 19.8, 19.14.

  • Des palmes. Quelle est la signification de ces branches de palmier ?

    • Vous vous souvenez peut-être de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem : la foule agitait des branches de palmier en criant : « Hosanna au Fils de David ». À cette époque, les branches de palmier symbolisaient souvent le triomphe.

    • Il y avait aussi la « Fête des tentes » (ou « Fête des Tabernacles ») prescrite par la Loi ; c'était une fête joyeuse célébrant la moisson et commémorant la sortie d'Égypte ainsi que la providence divine tout au long du chemin vers le pays de Canaan. Le peuple campait sous des tentes pendant sept jours (Lévitique 23.33 - 44, Nombres 29, Deutéronome 16, Néhémie 8.18). Il est intéressant de noter que cette fête sera également observée durant la période millénaire, sujet qui sera abordé plus loin dans ce livre (Zacharie 14.16 - 21). Alors que cette foule tient des branches de palmier, il semble qu'elle se prépare à célébrer, à saluer l'arrivée du Roi. À célébrer l'accomplissement de la Fête des Tabernacles (Apocalypse 21.2 - 3). C'est là une preuve supplémentaire que le retour du Seigneur n'a pas encore eu lieu.

Verset 10 « Et ils criaient d'une voix forte, en disant: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l'agneau. »

  • Ils s'écrient d'une voix forte. Je prie pour que le ciel ne soit pas le premier endroit où je « crie d'une voix forte » au sujet de Son salut. Dès maintenant... élevez la voix ! Élevez la voix aujourd'hui, par vos paroles et par votre vie, pour témoigner à ceux qui vous entourent des grandes choses que Dieu a accomplies pour vous. Jésus a donné Sa vie sur la croix pour moi ! Non pas parce que j'étais une personne formidable. Non ! J'étais un pécheur corrompu, un menteur, un tricheur, un rebelle. (Comme tout le monde l'est ou l'a été ; Romains 3.23.) Mais lorsque j'ai pris conscience de mon état de perdition et que j'ai crié vers Jésus, croyant par la foi qu'Il pouvait me sauver et qu'Il le ferait... Jésus a pardonné tous mes péchés ! Il a sauvé mon âme ! Proclamez-le haut et fort ! Jésus sauve ! Jésus sauve ! Il est tout pour moi. Il est la raison pour laquelle je vis. Il est la raison de ma naissance et la raison de ma nouvelle naissance. Jésus ne fait pas simplement partie de ma vie : Il est tout pour moi ! Que ma vie en témoigne dès maintenant.

  • La foule loue Dieu pour le salut. (Jonas 2.9, Jean 3.16, Éphésiens 2.8 - 10, Tite 2.11 - 14.) Nous louons Dieu, nous aussi, pour son salut. Et vous ? L'avez-vous reçu ?

  • La louange s'adresse tout autant à Dieu qu'à Jésus, car ils sont Dieu. (Jean 1.29, 1 Pierre 1.18 - 20.)


Versets 11 - 12 « Et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants; et ils se prosternèrent sur leur face devant le trône, et ils adorèrent Dieu, 12 en disant: Amen! La louange, la gloire, la sagesse, l'action de grâces, l'honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles! Amen! »

  • La louange est contagieuse. Aujourd'hui encore, ne vous sentez-vous pas transporté lorsque les gens commencent à louer Dieu ? Êtes-vous entraîné dans cet élan de louange ? Les vingt-quatre anciens et les quatre êtres vivants semblent saisir la moindre occasion de louer Dieu. Adoptons dès maintenant cette habitude.

    • Amen. Ils confirment la louange de la multitude ; ils s'y associent.

    • La louange – (eulogia) paroles bienveillantes, louange (ce terme et les suivants sont précédés de l'article défini en grec)

    • La gloire – (au sens d'honneur ou de louange)

    • La sagesse – (sophia) habileté, sagesse

    • L'action de grâces – (eucharistian) gratitude, paroles exprimant la reconnaissance

    • L'honneur – (timai) valeur, littéralement « payer un prix »

    • La puissance – (dunamis) pouvoir, force

    • La force – vigueur, capacité (dérivé du verbe signifiant « tenir »)

  • Aux siècles des siècles (une louange continuelle dont Dieu est éternellement digne)

Verset 13 « Et l'un des vieillards prit la parole et me dit: Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d'où sont-ils venus ? »

  • L’un des vingt-quatre vieillards répondit à une question qui n’avait pas été posée. Peut-être l’expression de Jean trahissait-elle de la curiosité ou de la confusion.

  • La question est simple : « Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? »


Verset 14 « Je lui dis: Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau. »

  • Jean savait reconnaître quand il ignorait quelque chose : « Seigneur, tu le sais. »

  • Observez attentivement ses paroles.

    • Ils sortent de la « grande tribulation » (littéralement : « de la tribulation, la grande »). L'accent est mis sur la *grande* tribulation (Peut-être un référence à Matthieu 24.21). Il s'agit ici de la seconde moitié des sept années de tribulation.

    • Ils ont lavé leurs robes (le verbe employé pour « laver » est ancien et n'apparaît qu'ici et dans Luc 5.2). Les ablutions étaient courantes dès l'Ancien Testament en signe de pureté (Exode 19.10, 14). Nous avons déjà rencontré les « robes blanches » dans l'Apocalypse (6.11) ; nous ne nous y attarderons donc pas ici. C'est une magnifique image de leur salut.

    • D'ordinaire, le sang tache les vêtements, mais ce n'est pas le cas ici : le sang de Jésus nous purifie de tout péché (1 Jean 1.7 - 9 ; Apocalypse 1.5 ; Éphésiens 1.7 ; Ésaïe 1.18).


Verset 15 « C'est pour cela qu'ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux; »

  • « C’est pour cela... ». Parce qu’ils sont lavés dans le sang du Christ, ils ont accès (un accès direct) à Dieu. Non pas parce qu’ils ont accompli de bonnes œuvres, ni parce qu’ils sont morts pour leur foi, mais simplement parce qu’ils ont été lavés dans le sang.

  • Ils continuent de servir Dieu (celui qui siège éternellement sur le trône). Nous n’allons pas au ciel pour rester inactifs... nous continuons de servir Dieu pour l’éternité. Dieu dressera littéralement sa tente ou son tabernacle autour d’eux (le terme « demeurer » signifiant ici dresser une tente ; voir Apocalypse 7.14 ; 12.12 ; 13.6 ; 21.3, ainsi que Jean 1.14). Pour approfondir ce concept, consultez le Psaume 27.5 (voir aussi Lévitique 26.11 ; Ésaïe 4.5 - 6 ; Ézéchiel 37.27).


Verset 16 « ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. »

  • Ils ont souffert. Nous savons qu'ils ont souffert à plusieurs égards ; bien qu'ils aient été sauvés, ils ont tout de même connu la souffrance. Cela peut nous arriver, nous aussi. Voir Ésaïe 49.10.

    • La faim. Ils ont connu la faim, mais ils n'en souffriront plus. (Nous allons voir que dans la dernière moitié de la tribulation (la grande tribulation) que les croyants ne seront pas capables de acheter quoi que ce soit.)

    • La soif. Ils n'auront plus soif.

    • L'exposition aux éléments, en particulier au soleil, à sa lumière et à sa chaleur. (Psaume 121.6, Apocalypse 21.21 – 24)


Verset 17 « Car l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »

  • L'Agneau porte une attention toute personnelle à cette multitude.

    • Il les paîtra. Il les nourrira (verbe au futur, tout comme les autres). Il pourvoira à leur subsistance et à leur nourriture.

    • Il les conduira vers des sources d'eau vive. La source de l'eau de la vie, une réserve d'eau éternelle (Ésaïe 49.10 ; Apocalypse 21.6 ; 22.1 ; Zacharie 14.8 ; Psaume 16.11). 

  • Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. Un geste profondément personnel. Dieu Tout-Puissant essuiera lui-même leurs larmes (larmes de deuil, de chagrin, de douleur) (Apocalypse 21.3 - 5 ; Ésaïe 25.8), tout comme une mère le ferait pour son enfant. Car il n'y aura plus de chagrin. Nous verrons les choses à la lumière de l'éternité et du dessein de Dieu. (Cliquez ici pour la liste d'étude dans l'Apocalypse)

mercredi 24 juin 2026

Les 144 000

Nous marquons une pause dans le récit de l'ouverture des sceaux (entamé au chapitre 6), car le chapitre 7 de l'Apocalypse se divise en deux parties. La première traite du scellement des 144 000. Ce groupe a suscité de nombreuses discussions et débats. Il existe beaucoup d'idées totalement erronées à ce sujet. Examinons simplement ce que dit le texte.


Apocalypse 7.1 : « Après cela, je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre; ils retenaient les quatre vents de la terre, afin qu'il ne soufflât point de vent sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre. »

  • Après l'ouverture des six sceaux, l'attention de Jean est attirée par quatre anges. Ils se tiennent aux quatre extrémités (coins, angles ; voir Matthieu 6.5, Apocalypse 20.8) ; on pense naturellement au nord, au sud, à l'est et à l'ouest — l'équivalent des « quatre points cardinaux ».

  • Ils retiennent (agrippent fermement) les quatre vents de la terre, empêchant ainsi toute nouvelle destruction de se produire (voir Daniel 7.2 ; Éphésiens 2.2). Les destructions observées jusqu'alors, liées aux sept sceaux, résultaient en grande partie du fait que Satan avait été précipité sur la terre. Toutefois, nous avons vu que Dieu garde la maîtrise de la situation et permet ces événements pour accomplir sa volonté.

  • Ils agissent pour que « le vent ne souffle pas ». Ils retiennent le mal et la destruction loin de la terre en attendant qu'un événement précis se produise. Plus précisément...

    • Sur la terre. Sur le sol ferme.

    • Sur la mer. Sur les eaux.

    • Ni sur aucun arbre. Pour moi, comme les arbres s'élèvent au-dessus du sol, il est possible que cela fasse référence à l'air ou au ciel surplombant la terre. Mais cela peut parler, tout simplement, des arbres.

  • Ce vent représente-t-il le jugement de Dieu ou la destruction causée par Satan ?

    • Parfois, le vent symbolise le jugement divin (Osée 13.15).

    • Je crois qu'il s'agit ici de la destruction que Satan désire déchaîner sur la terre. Dans Zacharie 6.1-8 (passage semblable à Apocalypse 6.1 - 8), il est question des quatre « esprits » associés aux cavaliers. En hébreu, le mot désignant les « esprits » est le même que celui utilisé pour le « vent ». Par ailleurs, si nous nous tournons vers l'avenir, Dieu apposera un sceau sur ses serviteurs, sceau que Satan voudrait assurément détruire.


Verset 2 « Et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant; il cria d'une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, et il dit: »

  • Un autre ange (de même nature) surgit du côté du lever du soleil.

  • Il possède — il tient — le sceau du Dieu vivant. Ce sceau a-t-il été utilisé pour le rouleau mentionné au chapitre précédent ? C'est fort possible,car Jean a clairement vu que c'était le sceau de Dieu. Le sceau servait à marquer la propriété, l'autorité ou la sécurité. Cet ange porte l'autorité de Dieu et utilisera bientôt ce sceau à une fin précise.

  • Il crie d'une voix forte pour être entendu de tous, et en particulier des quatre anges auxquels il s'adresse.


Verset 3 « Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu'à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. »

  • Le fait de leur interdire de nuire à la terre, à la mer et aux arbres implique que, à un moment donné, ces éléments subiront des dommages (Apocalypse 8.7 - 8).

  • Marqués du sceau. L'apposition du sceau témoigne de l'appartenance à celui qui le pose ainsi que de sa protection. Ces personnes sont protégées par Dieu et Lui appartiennent. Nous sommes nous aussi marqués de ce sceau (2 Corinthiens 1.21 - 22 ; Éphésiens 1.13 ; 4.30). Jésus l'a été également (Jean 6.27). On retrouve aussi cette notion dans l'Ancien Testament (Ézéchiel 9:4).

  • Pourquoi sur le front ? Je crois que cela symbolise qu'ils sont facile à distingué comme « serviteurs de Dieu ». Surement par leur façon de vivre. (Pour le front voyez 2 Chronique 26.19 - 20)

  • Ils sont qualifiés de serviteurs. Les serviteurs de Dieu sont ceux qui sont sauvés et qui Le servent (Apocalypse 1.1 ; 11.18).


Verset 4 « Et j'entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israël: »

  • 144 000 personnes sont marquées du sceau. (Nous les retrouverons dans Apocalypse 14.1 - 3.) Il pourrait s'agir d'un nombre exact, mais aussi d'un chiffre arrondi.

  • Tous ceux qui ont reçu ce sceau sont des Juifs. Qui sont-ils ? Nous en apprendrons davantage sur ce groupe dans Apocalypse 14.1 – 5. Nous allons regarder ces versets plus tard, mais c'est claire qu'ils sont de enfants de Dieu. 



Verset 5 – 8 « de la tribu de Juda, douze mille marqués du sceau; de la tribu de Ruben, douze mille; de la tribu de Gad, douze mille; 6 de la tribu d'Aser, douze mille; de la tribu de Nephthali, douze mille; de la tribu de Manassé, douze mille; 7 de la tribu de Siméon, douze mille; de la tribu de Lévi, douze mille; de la tribu d'Issacar, douze mille;8 de la tribu de Zabulon, douze mille; de la tribu de Joseph, douze mille; de la tribu de Benjamin, douze mille marqués du sceau. »

  • Relevons quelques points concernant cette liste.

  • Douze tribus y figurent, mais Joseph y est mentionné à part de son fils Manassé. Rappelons que les fils de Joseph reçurent une bénédiction au même titre que les propres fils de Jacob ; ils eurent donc tous deux (Éphraïm et Manassé) un héritage au pays de Canaan. L'absence de mention spécifique d'Éphraïm pourrait s'expliquer par le fait que cette tribu a sombré dans l'idolâtrie (Osée 4.17).

  • Dan ne figure pas dans la liste. Certains pensent que cela est dû au fait que l'Antéchrist serait issu de la tribu de Dan (Daniel 11.37 ?, Jérémie 8.16 ?), mais je ne vois aucune preuve allant dans ce sens. À mon avis, cela est plus probablement lié au rôle joué par Dan dans l'introduction de l'idolâtrie au sein de la nation d'Israël (Genèse 49.17, Juges 18.30 - 31). Toutefois, Dan aura tout de même sa place dans le royaume à venir (Ézéchiel 48). 

  • De quoi ce passage traite-t-il ? Dieu a promis à plusieurs reprises (à Abraham, à David...) qu'Israël ne disparaîtrait pas de la surface de la terre. Ici, il est question de 144 000 personnes qui seront sauvées à l'aube de la période de la Tribulation. Il s'agit de l'accomplissement de la prophétie concernant le rassemblement d'Israël (Ézéchiel 36.24, 37.21 ; Ésaïe 11.12 ; Jérémie 31.10 ; Amos 9.14 - 15 ; Deutéronome 30.3). Ils entreront dans la période de la Tribulation en étant sauvés, et Satan cherchera à leur ôter la vie. On en parlera plus dans les études à venir. (Cliquez ici pour revenir à la liste d'études)

mercredi 17 juin 2026

Les Quatre Chevaliers

Juste après le chapitre 5, Jésus a pris le livre, suscitant alors une grande joie et de nombreuses louanges. Il procède maintenant à l'ouverture des sceaux. Nous commençons par ce que l'on appelle communément les quatre cavaliers de l'Apocalypse.


Apocalypse 6.1 « Je regardai, quand l'agneau ouvrit un des sept sceaux, et j'entendis l'un des quatre êtres vivants qui disait comme d'une voix de tonnerre: Viens. »

  • Le premier sceau est ouvert et un bruit semblable au tonnerre retentit (nous avons vu précédemment qu'il y avait du tonnerre autour du trône, Apocalypse 4.5). Le tonnerre pourrait représenter la tempête imminente.

  • Le tonnerre est lq voix d'une des bêtes qui dit « Viens » ou « Va ». Si cela est traduit par « viens », il pourrait s'agir de Jean. Si cela est traduit par « va », il s'agit très probablement d'une conversation avec le cavalier.

Apocalypse 6.2 « Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre. »

  • Au premier sceau... un cheval blanc. Les chevaux étaient souvent utilisés au combat. Dans l'Ancien Testament, le cheval est fréquemment l'emblème de la guerre (Job 39.25 ; Psaumes 76.6 ; Proverbes 21.31 ; Ézéchiel 26.10). Le blanc symbolise souvent l'innocence et la pureté, mais ce n'est pas le cas ici. Un cheval blanc représentait la victoire guerrière et la prospérité.

  • Celui qui monte le cheval porte un arc. C'est un instrument de combat, bien qu'on ne l'associe pas généralement aux armes romaines typiques, comme l'épée. L'épée servait au corps à corps, tandis que l'arc permettait d'attaquer à distance. Il n'est fait aucune mention de flèches. J'en déduis que son moyen de conquête ne passe pas par la guerre — bien que cette menace existe — mais par des mesures politiques. Voir Daniel 8.23 - 25, Daniel 11.21, Daniel 11.23 - 24 et Daniel 11.35 - 45.

  • Il porte également une couronne. Cette couronne lui a été donnée par Dieu. Il part pour vaincre et remporter la victoire.

  • Certains affirment que ce cavalier doit être Jésus, mais c'est Jésus lui-même qui ouvre les sceaux. Jésus ne vient pas encore pour juger et régner (voir Apocalypse 19.11). Ce personnage imite Jésus, un acte caractéristique de Satan. Les passages correspondants dans Daniel 8 et 11 ainsi que dans Matthieu 24 concordent pour montrer qu'il s'agit d'actions attribuables à l'Antéchrist et au début de son ascension vers le pouvoir.

Apocalypse 6.3 - 4 « Quand il ouvrit le second sceau, j'entendis le second être vivant qui disait: Viens. 4 Et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre, afin que les hommes s'égorgeassent les uns les autres; et une grande épée lui fut donnée. »

  • Ce second cheval était de couleur rouge ou cramoisie, semblable au sang. Question : s'agit-il du même cavalier sur chaque cheval ? Le texte ne le précise pas. Il pourrait s'agir du même cavalier changeant de monture. Mais dans le cas contraire, il ne fait aucun doute que Satan est celui qui influence et incite chacun d'eux.

  • Il lui fut donné du pouvoir. Nous voyons une fois de plus que Dieu garde la maîtrise de la situation, même au cœur des tribulations décrites dans l'Apocalypse.

  • Pour que ce cavalier puisse « enlever la paix », il fallait qu'une paix existât au préalable. Nous savons que l'Antéchrist instaurera une période de fausse paix. La véritable paix est un don de Dieu. (Philippians 4.7, Jean 14.27, Romains 15.13, Ésaïe 26.3, 2 Thessaloniciens 3.16, Colossiens 3.15)

  • La guerre éclatera et les hommes s'entretueront. Une épée lui fut donnée. Par qui ? Soit Dieu l'a permis, soit Satan a agi avec la permission de Dieu. Il s'agira d'une guerre menée à l'épée, un combat au corps à corps. Le terme employé ici pour « épée » désigne généralement une épée ou un couteau tranchant (Jean 18.10, Actes 16.27), mais aussi le combat lui-même (Luc 22.52, Actes 12.2). Un mot différent pour désigner l'épée sera utilisé au verset 8, un terme réservé exclusivement au combat (Apocalypse 6.8, 2.12, 19.15, 19.21).

  • Les termes « tuer » ou « égorger » renvoient au même mot que celui utilisé pour l'abattage d'un animal (voir 1 Jean 3.12, Apocalypse 5.6, 6.9). Qui commet ces meurtres ? Il semble que les hommes s'affronteront entre eux. Le cavalier possède une épée, mais il ne paraît pas participer directement aux tueries à ce stade.

Apocalypse 6.5 – 6 « Quand il ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant qui disait: Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main. 6 Et j'entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait: Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d'orge pour un denier; mais ne fais point de mal à l'huile et au vin. »

  • Le noir symbolise le malheur, la souffrance et la mort. Voir Jérémie 4.28 ; 8.21 ; Malachie 3.14, où « tristesse » signifie littéralement « en noir ».

  • Il tient une balance à la main. La balance sert à mesurer avec précision, notamment en période de disette. Voir Lévitique 26.26 ; Ézéchiel 4.16 - 17. La famine suit souvent la guerre, car les récoltes sont détruites ou négligées.

  • Une voix venue du milieu (Dieu) fixe les prix. (Dieu est souverain, comme dans Job 1 et 2.)

    • Une mesure correspond aux besoins journaliers d'un homme (un quart).

    • « Du blé pour un denier », soit le salaire d'une journée de travail pour un ouvrier moyen (Matthieu 20.2). D'après mes lectures, un salaire journalier permettait généralement d'acheter 10 quarts de blé et 30 quarts d'orge. 

    • L'orge, moins cher que le blé, mais moins nutritif et savoureux. Il reste plus longtemps dans l'estomac. Trois portions quotidiennes pour une journée de salaire. Souvent utilisé avec du blé.

    • En termes actuels, cela représente environ 120 € pour un paquet de nouilles de 500 g et 120 € pour 1,5 kg de riz. Au total, cela équivaut à une journée de salaire pour une miche de pain.

  • Est-ce l'inflation ou la famine ? Je pense que la famine est l'hypothèse la plus probable. Elle est souvent associée à la menace du cheval noir. Et l'huile et le vin ? Ce sont pourtant des produits courants dans cette région. L'huile fait référence à l'huile d'olive. Le vin, bien sûr, est issu du raisin. Pourquoi ils ne sont pas touché comme le blé et l'orge ?

    • Ces produits sont considérés comme des articles de luxe et non comme des aliments de base. Peut-être que la demande pour ces produits diminue, et que la production peut ainsi suivre.

    • Peut-être Dieu se moque-t-il de ceux qui souffrent, en leur fournissant ce qui ne peut les satisfaire. L'huile d'olive, à elle seule, n'apporte que peu de nourriture. Le vin également. 

    • Je pense que cela concerne surtout les régions qui seront touchées par la famine. Ce sont les zones de production céréalière qui seront affectées, plus que les régions où poussent les oliviers et les vignes (On peut voir des cartes qui montrent ces régions différentes par un simple recherche sur internet.) 

    • Il pourrait également s'agir de pays privés d'aide alimentaire pour des raisons politiques, un peu comme un embargo commercial.

Apocalypse 6.7 – 8 « Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis la voix du quatrième être vivant qui disait: Viens. 8 Je regardai, et voici, parut un cheval d'une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. »

  • La Mort (Hadès) est le nom du cavalier du cheval pâle (chloros, « jaune verdâtre », d'où vient le mot chlore, du grec chloé, signifiant « vert »). Cette couleur est souvent employée dans les écrits grecs de cette période pour désigner l'état d'une personne malade ou mourante. L'Enfer suivait de près, tel un cortège de chiens à la chasse.

  • Il reçut également le pouvoir d'anéantir un quart de la population mondiale. 25 % de l'humanité périra de la manière suivante (Ézéchiel 14.21). Un scénario similaire se déroulera dans l'Apocalypse 9.15, où un tiers de la Terre sera détruit. Un tiers + un quart = la moitié. L'un pris, l'autre laissé (Matthieu 24.40 – 41).

    • L'épée (guerre, violence, conflit) est ici associée à une grande épée utilisée au combat. (Luc 2.35, Apocalypse 1.16, 2.12, 2.16, 19.15, 19.21)

    • La famine.

    • La mortalité – plus probablement peste ou épidémie.

    • Bêtes – animaux sauvages. (2 Rois 17.26)

  • « Le pouvoir LEUR fut donné... » À leur ? Aux quatre cavaliers ? Il s’agit plus probablement d’une allusion à la mort et au séjour des morts.

  • (Pour en savoir plus sur les quatre cavaliers : Marc 13 ; Matthieu 24 ; Luc 21 ; Daniel 9. L’image des quatre chevaux est similaire à celle de Zacharie 1.7 - 11 ; 6.1 - 8 (cf. Jérémie 14.12 ; 24.10 ; 42.17).

Apocalypse 6.9 – 11 « Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu. 10 Ils crièrent d'une voix forte, en disant: Jusques à quand, Maître saint et véritable, tarde-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre? 11 Une robe blanche fut donnée à chacun d'eux; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu'à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux. »

  • À l'ouverture du cinquième sceau, la scène au ciel change. Jean voit les âmes d'une multitude de personnes mises à mort pour la Parole de Dieu et pour leur témoignage. Il les voit « sous » l'autel. C'est un accomplissement merveilleux des sacrifices de l'Ancien Testament, où le sang de la victime était répandu à la base de l'autel (Lévitique 4.7). Ces saints, qui ont versé leur sang en offrande pour la cause du Christ, élèvent la voix depuis ce même lieu.

    • Ils ont été mis à mort pour la Parole de Dieu : pour l'avoir prêchée, crue et lue.

    • Ils ont été mis à mort pour leur témoignage, leur témoignage rendu à Dieu et à Jésus.

  • Leur cri demande au Seigneur combien de temps il faudra attendre avant qu'ils ne soient vengés. On pourrait être tenté de dire que cela semble peu chrétien. Pourtant, ils ne crient pas par égoïsme. Ils réclament vengeance, mais ils en appellent à Dieu pour qu'Il l'exerce, s'en remettant ensuite à Lui. Le fondement de cette vengeance réside dans le fait que le Seigneur est « saint et véritable » (voir Genèse 4.10, Nombres 35.33, Deutéronome 32.35, Psaumes 58.10 et 94.1, Ésaïe 61.2, Jérémie 20.12, Hébreux 10.30, Jude 1.7).

    • Dieu, dans sa sainteté absolue, vengera ceux qui maltraitent ses enfants et refusent de L'accepter comme Sauveur.

    • Dieu est véritable. Il a déclaré que sa colère s'abattrait sur les incrédules, et cela arrivera (Michée 5.15, Nahum 1.2).

  • Ils reçoivent des robes blanches, symbole du salut et de la purification des péchés, (ou peut-être même de la victoire, comme on le voit avec le cheval blanc) reçus comme un don de Dieu. Ils doivent patienter, car beaucoup d'autres viendront rejoindre leurs rangs, comme nous le verrons (Daniel 7.21, Apocalypse 13.7). Cela arrivera... mais quand ? On verra...

Apocalypse 6.12 – 14 « Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, 13 et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu'un figuier secoué par un vent violent jette ses figues vertes. 14 Le ciel se retira comme un livre qu'on roule; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places. »

  • Remarquez tout d'abord que ce type de catastrophe survient ailleurs dans le livre de l'Apocalypse, mais à une échelle plus vaste (Apocalypse 16.17 - 21, Joël 3.14 - 15, Actes 2.19 - 21, Apocalypse 8.12, Matthieu 24.29 – 31, Ésaïe 24.19 - 20).

  • Il y eut un grand tremblement de terre. L'activité sismique n'a cessé d'augmenter au cours du dernier siècle. Cela ne résulte pas de l'évolution technologique, car les techniques de détection des séismes n'ont guère changé durant cette période. Quelle est l'ampleur d'un « grand » tremblement de terre ? Je dirais qu'il s'agit du plus puissant survenu jusqu'alors. Ce ne sera pas le plus puissant de tous les temps (Apocalypse 16.18). À titre de comparaison, citons d'autres grands séismes :

    • Le grand séisme d'Alaska de 1964 : une faille de 970 km s'est rompue d'un seul tenant, avec un déplacement atteignant 18 m. Un déplacement vertical allant jusqu'à 12 m (38 pieds) a été observé. Sur l'île Montague, le sol s'est soulevé de 13 à 15 m par rapport au niveau de la mer.

    • Le séisme de 2004 dans l'océan Indien a fait vibrer la planète entière (jusqu'à 10 mm) et a déclenché à distance d'autres séismes, notamment en Alaska.

    • Le séisme de 2011 au Japon a déplacé l'île de Honshu (la grande île du nord du Japon) de 2,4 mètres vers l'est, a modifié l'axe de rotation de la Terre (d'une valeur estimée entre 10 et 25 cm) et a accéléré la vitesse de rotation de la Terre de 1,8 microseconde par jour.

  • Les versets suivants décrivent les conséquences de ce séisme.

    • Le soleil devint noir comme un sac de crin. Ce phénomène peut se produire localement lors d'un séisme en raison de la poussière en suspension dans l'air ; toutefois, je pense qu'il s'agit ici d'un événement de grande ampleur, résultant de l'activité volcanique qui accompagne souvent les séismes majeurs. L'éruption du mont Tambora en Indonésie, en 1815, a projeté entre 37 et 45 km³ de cendres et de débris dans l'atmosphère. (À titre de comparaison, l'éruption du mont Saint Helens a rejeté environ 1,3 km³ de matériaux, et celle du mont Pinatubo en 1991 en a éjecté un volume équivalent à environ cinq kilomètres cubes.)

    • La lune devint comme du sang. Lorsque des cendres sont présentes dans l'atmosphère — sans toutefois être assez denses pour obscurcir totalement le ciel —, la lumière qui les traverse peut conférer à la lune une teinte rouge. Ce phénomène a été observé à plusieurs reprises au cours de l'histoire à la suite d'activités volcaniques ; on le qualifie parfois de « lune de sang ».

  • Les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu'un figuier secoué par un vent violent laisse tomber ses figues encore vertes.

    • Les météores pourraient-ils être la conséquence d'un séisme majeur ? (Voir aussi Ésaïe 34.4.) Pas directement ; toutefois, le terme « étoiles » pourrait désigner des roches volcaniques retombant de l'atmosphère. Jean décrit ce qu'il a vu : les secousses terrestres donnant l'impression que les étoiles bougent, suivies de la chute de roches depuis le ciel.

    • Il pourrait également s'agir d'une activité météorique sans lien direct avec les séismes dont nous savons qu'ils surviendront plus tard (Apocalypse 8.10 - 11).

    • Ou bien s'agit-il d'une image symbolique représentant le Diable et ses anges chassés de la présence de Dieu ? (Job 38.7 ; Apocalypse 12.4, 9, 12). Cette interprétation s'accorderait avec l'image des « figues précoces » (Nahum 3.12) et correspondrait à la scène décrite dans Apocalypse 12.7 - 12. C'est une théorie intéressante qui offre un éclairage nouveau sur les derniers versets du chapitre : les habitants de la terre prennent alors ce phénomène pour la colère de Dieu, alors que celle-ci ne se manifestera que plus tard (Apocalypse 16.1, 16.20, 19.15).

  • Et le ciel se retira comme un livre qu'on roule (un rouleau). Cette expression pourrait faire référence à plusieurs phénomènes différents. 

    • Dans notre région, nous observons des tempêtes qui se présentent sous la forme d'un immense rouleau de nuages. Il pourrait s'agir de tempêtes associées à des cendres volcaniques.

    • Il peut s'agir de cendres volcaniques transportées par l'atmosphère ; en effet, lors d'éruptions volcaniques majeures, les cendres peuvent faire plusieurs fois le tour du globe au gré des courants atmosphériques.

    • Il pourrait également s'agir d'un langage symbolique : Jean décrit le chaos qui s'empare des cieux, comme si ceux-ci étaient enroulés ou écartés, tandis que tout semble se déplacer ou s'effondrer.

  • Chaque montagne et chaque île fut déplacée de son emplacement. Nous avons déjà évoqué ce phénomène dans le contexte de séismes majeurs. Songez aussi que la surface terrestre repose sur des plaques tectoniques interconnectées, en mouvement et en contact les unes avec les autres. Si l'une d'elles subit un déplacement important, cela peut engendrer un effet de propagation sur les autres, un phénomène appelé transfert de contrainte dynamique ou déclenchement par contrainte. En somme, toutes les plaques tectoniques ont été déplacées.

Apocalypse 6.15 – 17 « Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. 16 Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau; 17 car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? »

  • Qu'en est-il des habitants de la terre confrontés à ce séisme gigantesque ? Tous se cachent dans des grottes et parmi les rochers. Sept groupes sont énumérés :

    • Les rois

    • Les grands — plutôt les princes

    • Les chefs militaires — les commandants de milliers d'hommes

    • Les riches

    • Les hommes puissants — ou hommes forts

    • Les esclaves ou serviteurs

    • Les hommes libres — ceux qui ne sont pas esclaves, les citoyens libres

  • Les sauvés compteront-ils parmi ces gens ?

    • Non, nous ne subirons pas la colère de Dieu et n'avons aucune raison de craindre (1 Thessaloniciens 5.9, Romains 5.9, 1 Thessaloniciens 1.10, Jean 3.36, Apocalypse 14.9 - 10).

    • « de la terre » Nous ne sommes plus de cette terre ; nous sommes des saints (ce qui signifie « qui n'est pas de la terre »). Cette distinction est faite ailleurs dans l'Apocalypse (1.7, 6.10, 11.10, 12.12, 13.8, 14, 14.3, 6, 16.1, 14, 17.2...etc) ainsi que dans d'autres livres : Hébreux 11.13, 13.14, Jean 17.16, 2 Pierre 3.13, Philippiens 3.20.

  • Ils tentent de se cacher (Genèse 3.8) et désirent la mort plutôt que de se repentir (Osée 10.8, Luc 23.30). Satan désire la mort de l'humanité ; il veut détruire ceux qui sont créés à l'image de Dieu et leur ôter l'occasion de se repentir et de croire en Jésus (Jean 8.44, 10.10, Luc 22.31, 1 Pierre 5.8). C'est le désir qu'il nourrit depuis la création et qu'il continuera de poursuivre, même ici avec l'Antéchrist.

  • Ils attribuent à Dieu et à l'Agneau la responsabilité de cette colère — bien que nous sachions que la colère de Dieu surviendra plus tard (Apocalypse 16.1). Malheureusement, ils ne se repentent pas et ne crient pas à Dieu pour le salut. 

  • Ils se demandent ensuite qui peut y résister. Cette question est-elle rhétorique, impliquant la conviction que personne ne peut tenir bon ? Je crois qu'ils recherchent sincèrement quelqu'un pour leur tenir tête, et Satan leur fournira une réponse en la personne de l'Antéchrist. Tout-le-mone, suite aux catastrophes décrit dans ce chaptire va chercher quelqu'un qui peut aider le monde déchiré. Satan va fournir l'Antéchrist. Et, au chapitre suivant, celui-ci fera la guerre aux saints. (Comme nous le verrons, les chapitres 12 et 13 de l'Apocalypse présentent des parallèles avec les événements des chapitres 6 et 7.) (Cliquez ici pour la liste d'études sur l'Apocalypse)

mardi 19 mai 2026

Le Lion et L'Agneau

Apocalypse 5. Pour saisir pleinement les émotions qui traversent ce chapitre, vous devez d'abord revenir en arrière et lire le chapitre 4. Allez-y. J'attends...C'est fait ? D'accord. Après la vision extraordinaire du ciel futur qu'a eue Jean (chapitre 4), nous assistons ici, dans ce chapitre, à un changement soudain.

Verset 1 « Puis je vis dans la main droite de celui qui était assis sur le trône un livre écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux. »

  • Le regard de Jean se pose à nouveau sur le trône décrit au début du chapitre 4. Un livre apparaît dans (littéralement « sur ») la main de Dieu.

  • Un livre — ou plutôt un rouleau, un rouleau de papyrus. C’était un rouleau inhabituel, unique. Il était :

    • écrit (au temps parfait — il a été écrit, il demeure écrit et certain)

    • sur ses deux faces (à l’instar d’Ézéchiel 2.9 - 10). On appelle cela un opisthographe, un cas rare, car l’écriture apposée sur la face extérieure du rouleau risquait de s’user au contact de l’extérieur. Cette pratique était réservée — et exclusivement réservée — aux textes de grande envergure.

    • scellé — il n’était pas inhabituel que des documents importants soient scellés, afin de n’être ouverts que par une personne qualifiée et désignée à cet effet. Sept sceaux (symbole de perfection, d’unité et d’achèvement) : il s’agissait là d’un document d’une importance capitale, véritablement sécurisé, fermement scellé. Comme nous le verrons, il marquera le coup d’envoi de la fin de notre ère.

  • De quoi traitait ce rouleau ? Cela ne nous est pas révélé ; nous n’entendons aucune lecture en être faite. S’agissait-il d’un livre céleste d’une importance majeure ? Était-ce la Bible ? Représentait-il le titre de propriété de Dieu sur la terre (Jérémie 32.6 - 15 ; Psaume 24.1 ; Luc 4.5 - 8) ? Constitue-t-il le testament de Dieu pour le règlement final des affaires terrestres ? Quel que soit le contenu de ce rouleau, l’accent est mis sur les sceaux.


Verset 2 « Et je vis un ange puissant, qui criait d'une voix forte: Qui est digne d'ouvrir le livre, et d'en rompre les sceaux ? »

  • Un ange puissant proclame un message à haute voix, à l'attention de tous.

  • Qui est digne ? (En d'autres termes : qui a le pouvoir, l'autorité, la capacité, les qualifications pour ouvrir ce rouleau ?)

  • Remarquez que l'ange puissant lui-même n'était pas qualifié.

Verset 3 « Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne put ouvrir le livre ni le regarder. »

  • « personne » La recherche a été menée partout.

    • Aucun dans le ciel — ceux qui étaient déjà morts.

    • Aucun parmi les vivants sur la terre.

    • Aucun sous la terre, en enfer.

  • Cette recherche a englobé une multitude de personnes, venues de tous horizons. Pensez à certains de ceux qui y ont été inclus : philosophes, présidents, chefs religieux, médecins, génies… moi, toi.

Verset 4 « Et je pleurai beaucoup de ce que personne ne fut trouvé digne d'ouvrir le livre ni de le regarder. »

  • Jean pleura abondamment, et ce, pendant une longue période.

  • Car nul n'était digne de l'ouvrir, ni même de le regarder.

    • Il pleurait sur la dépravité de l'homme.

      • Nous sommes des pécheurs. (Ésaïe 64.6)

      • Nous sommes faibles et incapables de décider de l'avenir ou d'en avoir le contrôle. Nous ne pouvons même pas maîtriser la nature ni créer la vie. Nous ne sommes dignes de rien, pas même du salut. (Matthieu 3.11, 8.8 ; Marc 1.7 ; Luc 17.10)

    • Car le déroulement de cette histoire allait prendre fin. Il n'y avait aucune chance que les sceaux fussent ouverts. Il venait tout juste d'entrevoir l'avenir — commençant par un aperçu du ciel — et tout cela allait s'arrêter là.

  • Notre péché, notre insuffisance, nous font-ils pleurer aujourd'hui ? Peut-être le devraient-ils, de temps à autre. Qu'en est-il de nos propres péchés ? Ils sont pardonnés. Certes ; mais aussi ils peuvent servir notre avenir, nous guider pour nous éviter de commettre les mêmes erreurs — tel une voile. (Ils ne devraient jamais être utilisés comme une ancre pour nous alourdir. Hébreux 12.1 - 3)

Verset 5 « Et l'un des vieillards me dit: Ne pleure point; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. »

  • L'un des vingt-quatre anciens (Apocalypse 4.4) finit par annoncer la nouvelle à Jean : « Cesse de pleurer...voici...»

  • « Le Lion de la tribu de Juda. » Un titre royal pour le Messie. (D'après Genèse 49.9 - 10, Ésaïe 31.4 et Osée 11.10). (Satan se déguise en lion, mais il n'en est pas un. Apocalypse 13.2 ; 1 Pierre 5.8). Comment le Messie peut-il être à la fois le rejeton et la racine ? Il est son Seigneur et son descendant.

  • La Racine de David. Ésaïe 11.1, 10. (Nous la retrouverons dans Apocalypse 22.16). La Racine symbolise une partie de la lignée de David, mais aussi l'acte d'établir David dans sa position.

  • Il a vaincu (conquis, triomphé) pour ouvrir et briser les sceaux. Qu'a-t-il conquis ? De quoi Jésus a-t-il triomphé ? De la Mort, de l'Enfer et du Sépulcre. (Jean 16.33 ; Apocalypse 3.21, 11.7, 12.11, 13.7, 17.14).


Verset 6 « Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. »

  • Au centre de la scène apparaît un Agneau. On nous avait pourtant annoncé un lion ! Jésus est le Lion et l’Agneau. (Jean 1.29, 36 ; Actes 8.32 ; 1 Pierre 1.19, comme dans Ésaïe 53.7) (Ecoutez ce cantique "Louez Adonaï par Paul BALOCHE https://www.youtube.com/watch?v=Z1xV7Jc3Ssw )

  • Comme s’il avait été immolé ? (Même mot utilisé dans 1 Jean 3.12, ainsi que dans Apocalypse 6.4, 6.9, 13.3, 13.8, 18.24). Un carnage et pourtant…

  • Il était debout. Il était vivant et toujours présent au ciel, le sacrifice pour nos péchés.

  • Sept cornes. Puissance parfaite. Le Roi des rois.

  • Sept yeux, vision parfaite par l’Esprit.


Verset 7 « Il vint, et il prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône. »

  • Le récit peut enfin reprendre. Jésus est digne.

  • Il prend le livre des mains du Père.


Verset 8 « Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l'agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d'or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. »

  • Au point culminant du récit, l'apogée de la célébration, la foule rassemblée autour du trône se livre à l'adoration. Ne devrions-nous pas, nous aussi, répondre ainsi à tout ce que Dieu a fait pour nous ? À ce que Jésus a fait et continue de faire ?

  • Cette fois, des instruments de musique se mêlent à l'adoration. On joue de la harpe. Ces « harpes » étaient probablement des instruments à cordes, semblables à un luth ou une guitare, possédant 7 ou 11 cordes.

  • Ils tiennent également des coupes d'or (le mot grec « coupe » n'apparaît que dans le livre de l'Apocalypse), qui contiennent les prières des saints (Lévitique 16.12 - 13, Psaume 141.2, Luc 1.9 - 10, Apocalypse 8.1 - 4). Dieu perçoit nos prières comme un doux parfum. Quelles prières ? Une prière de salut ? Une prière de miséricorde ? Une prière pour obtenir de l'aide ? Une prière de dernier recours ? Toutes les prières sont agréables à entendre pour le Seigneur.

  • Avez-vous ajouté des prières à ces coupes ? Priez Dieu (1 Thessaloniciens 5.17)


Verset 9 « Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; »

  • Ils chantèrent un cantique nouveau. Si vous avez un problème avec la « nouvelle » musique chrétienne, avec le fait d'apprendre de nouveaux chants ; alors vous feriez mieux d'ignorer cette partie. Nous chanterons au ciel des chants que nous n'aurons jamais chantés auparavant. Cela ne devrait pas nous surprendre. Il existe de merveilleux chants que nous entonnons ici-bas, sur terre, pour louer Dieu. Et il se peut que nous n'ayons l'occasion d'en entendre un aperçu que dans quelques langues seulement. Qu'en sera-t-il lorsque nous parviendrons au ciel ? Les louanges y seront d'une splendeur inouïe.

  • Ce cantique loue Jésus, le déclarant digne d'ouvrir le livre et d'en rompre les sceaux.

  • Il explique également pourquoi il fut le seul jugé digne d'ouvrir ce livre : parce qu'il a été immolé, sacrifié pour nos péchés. Il nous a rachetés (c'est-à-dire acquis, racheté le prix de notre liberté) pour Dieu par son sang (1 Pierre 2.24). Cet Agneau de Dieu parfait (Genèse 22.8 ; Jean 1.29) a versé son sang — le sang de Dieu fait chair (le Lion), le sang du Fils de l'homme — en parfait sacrifice.

  • ...Pour Dieu. Nous appartenons désormais à Dieu, car il nous a rachetés. À présent, nous ne lui appartenons plus seulement parce qu'il nous a créés, mais aussi parce qu'il nous a rachetés.

  • Il a racheté des hommes (l'humanité tout entière a été rachetée — voir 2 Corinthiens 5.14 - 15 — bien que beaucoup refusent ce don) issus de toute (des groupes les plus restreints aux plus vastes) :

    • Tribu ou clan (terme souvent employé pour désigner les douze tribus d'Israël)

    • Langue

    • Peuple ou groupe humain

    • Nation (ethnos) — groupe ethnique

  • Jean souligne souvent la diversité (voir Apocalypse 7.9 ; 11.9 ; 13.7, etc.). Il est ici rappelé que cette description est intrinsèquement liée au sang de Jésus, versé pour des hommes issus de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation. Sa lignée englobe des hommes de tous les groupes — y compris les non-Juifs — et remonte jusqu'à Adam (voir Luc 3.23 - 38 ; Matthieu 1.1 - 17).


Verset 10 « tu as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. »

  • Non seulement il nous a rachetés (ou eux), mais aussi...

  • Il a fait de nous, pour notre Dieu... des rois (ou un royaume) et des prêtres. (voir aussi des explications sur Apocalypse 1.6)

  • Et nous régnerons sur la terre. (voir aussi Daniel 7.27)


Verset 11 « Je regardai, et j'entendis la voix de beaucoup d'anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers. »

  • Il voit et il entend...

  • L'adoration s'amplifie de manière exponentielle. Elle a débuté là, autour du trône, avec vingt-quatre anciens et quatre créatures vivantes.

  • Les anges se joignent au chœur. Une multitude innombrable, bien supérieure à cent millions. Pouvez-vous l'imaginer ?


Verset 12 « Ils disaient d'une voix forte: L'agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l'honneur, la gloire, et la louange. »

  • Le chœur proclame une fois de plus la dignité du Christ.

  • Il est digne de recevoir : (7 éléments énumérés) Il est intéressant de penser à Jésus recevant ce qu'il possède déjà.

    • La puissance – (dunamis, comme la « dynamite ») – une puissance explosive

    • Les richesses – toute la richesse (Psaume 50.10)

    • La sagesse – (sophia)

    • La force – la force ou la vigueur (le mot racine utilisé pour l'ange au verset 2)

    • L'honneur – littéralement la valeur ; par conséquent, l'honneur ou l'estime

    • La gloire – la gloire, la dignité

    • La louange – ou l'adoration.


Verset 13 « Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s'y trouve, je les entendis qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l'agneau, soient la louange, l'honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles ! »

  • Ici, la louange s'étend une fois de plus pour englober toute la création, toute chose créée.

  • Tous proclament :

    • La louange

    • L'honneur

    • La gloire

  • La force, la puissance — un terme différent de celui employé au verset précédent pour désigner la puissance ; ce mot évoque davantage une force intérieure, une puissance intrinsèque ou une vigueur. Il est parfois traduit par la « domination ».

  • Ils adressent continuellement cette louange à Dieu le Père et au Fils.


Verset 14 « Et les quatre êtres vivants disaient: Amen! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent. »

  • Les quatre créatures achèvent le chant de milliards de voix par un « Amen » : « Qu'il en soit ainsi. »

  • Alors, les anciens se prosternent une fois de plus devant le trône (le dernière fois dans Apocalypse 4.10), dans une humble adoration de Dieu.

  • Quel service d'adoration extraordinaire ! Puisse notre propre adoration de Dieu être tout aussi belle. Il en est digne. (Voici la liste d'études sur l'Apocalypse)