lundi 18 avril 2011

Le Préjugé

Le contexte d’un passage  est très important dans la Bible.  Cela peut enrichir un passage.  N'oubliez pas que Luc a écrit cet évangile pour que ce soit un récit historique.  Si on suit le file des évènements, on peut trouver les leçons qu’on ne verrait pas en regardant un passage à la fois.  Les événements qui le précèdent, enrichissent l'histoire, donc nous allons regarder le contexte de quelques passages avec plus de détails pour considérer la situation dans son ensemble.  Les pharisiens avaient un problème de préjugé.  Ils rejetaient tous qui n'appartenaient pas à leur communauté et ils ont inculqué cette attitude à leurs élèves.  Jésus avait déjà eu des contacts avec les pharisiens. Ils l'ont questionné suite à la guérison d'un paralytique, disant « Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ? » (Luc 5.17 – 20)  Ils ont murmuré quand Jésus a mangé avec « les péagers et les pécheurs » (Luc 5.27 – 39). Ils ont murmuré quand il a travaillé et guéri, le  jour de sabbat, un homme à la main sèche (Luc 6.1 – 11).  Ils ont pensé du mal de lui quand ses pieds ont été lavés par la pécheresse  (Luc 7.36 – 50).  Jésus leur a raconté la parabole du bon Samaritain (Luc 10.25 – 37).  Les pharisiens l'ont accusé d'avoir chassé les démons par Béelzébul (Luc 11.14 – 28). Jésus a censuré les scribes et les pharisiens  (Luc 11.37 – 54).  Jésus les a encore censurés après avoir guéri une femme juive le jour du sabbat  (Luc 13.10 – 17).  Au chapitre quatorze, il est arrivé à Jérusalem malgré l'opposition des pharisiens  (Luc 13.31 - 35).  

  1. Le commencement – une guérison.  Luc 14.1 – 6 
    1. On commence notre étude par les pharisiens qui mangent avec Jésus. Ils l'ont invité dans une maison de l'un des chefs des pharisiens pas seulement pour manger, mais pour l'observer.  Ils ont construit une situation pour tenter Jésus.  Comme c'était le jour de sabbat, les juifs  n'avaient pas le droit de travailler.  Donc les pharisiens ont manigancé une épreuve.   
    2. Il y a un homme hydropique (hydropisie ou œdème), c'est à dire « une accumulation de sérosité (liquide semblable à la lymphe, contenu par les séreuses ou constituant certains épanchements) dans une cavité naturelle du corps ». Il existe deux types d'œdèmes : les œdèmes blancs et les rouges. Principalement retrouvé dans les cas d'insuffisance cardiaque, ou d'atteinte veineuse, l'œdème blanc est déclive (c'est-à-dire qu'il touche la partie la plus basse du corps, généralement les membres inférieurs), mou et prend le godet (en appuyant sur l'œdème, il se forme une dépression qui persiste quelques instants). Quant à l'œdème rouge, il est dur, chaud et ne prend pas le godet.  Normalement un homme malade comme celui-là ne serait jamais invité à manger chez un pharisien.   
    3. Jésus a touché cet homme.  Il l'a guéri, et l'a laissé partir, sachant que les pharisiens allaient  le questionner.  Les pharisiens en ont assez de voir Jésus guérir pendant le sabbat.  Remarquez aussi que Jésus a laissé une touche sur cet homme qui durera longtemps.   
  2.    La première place  Luc 14.7 – 14. 
    1. Jésus parle ensuite aux pharisiens parce qu'il a remarqué comment ils avaient choisi les premières places au repas.  En fait les pharisiens préjugeaient.  Ils pensaient mal des Samaritains, des païens, des blessés, des pauvres . . . soi-disant parce que ces gens se trouvaient dans ces situations à cause de leurs péchés.   
    2. Jésus parle d'humilité, quelque chose qui leur manque.  Il parle même à l'hôte disant qu'il vaut mieux inviter des pauvres, des estropiés, des boiteux et des aveugles.    
  3. Les choses perdues.  « Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux » (Luc 15.1 – 2). Jésus raconte trois histoires des gens qui ont perdu des choses. 
    1. La brebis perdue (une sur cent)  (Luc 15.3 – 7).  Jésus prends quelque chose de simple et claire.  Il montre le soin (la sollicitude) de Dieu pour ses enfants.  Comment il la cherche malgré les quatre-vingt dix-neuf autres ; il la trouve et il en prend soin en la ramenant chez lui avec joie. 
    2. La drachme perdue (une sur dix) (Luc 15.8 - 10).  Les drachmes étaient des pièces d'argent.  Elle cherche partout et avec grand effort pour trouver cette drachme.  Il y a encore de la joie quand elle l'a trouvée. 
    3. Un fils perdu (un sur deux)  (Luc 15.11 – 32).  Jésus raconte cette histoire et on peut imaginer ce que les pharisiens ont pensé.  Voilà, un fils qui a quitté son père et qui a gaspillé tout l'argent et qui a travaillé avec les cochons (ce qui rend malade les pharisiens).  Mais le père a pardonné son fils et l'a accueilli avec des bras ouverts. Le père a même préparé une fête pour son fils.  Le frère, qui représente les pharisiens, était en colère. 
  4. L'intendant infidèle (Luc 16.1 – 13).  Jésus parle contre les pharisiens et les autres qui aiment l'argent mais essaient en même temps d'aimer Dieu, ce qui est impossible. Ensuite Jésus parle plus directement aux pharisiens, qui aimaient l'argent en disant, « Vous, vous êtes ceux qui se font passer pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu » (Luc 16.14 - 15).    
  5. L'homme riche et le pauvre Lazare  (Luc 16.19 – 31).  Voici encore Jésus s'adresse aux pharisiens avec cette histoire.  Un homme riche n'entre pas au ciel, mais cet homme pauvre couvert d'ulcères y entre.  Cela ébranle les pharisiens. 
  6. Jésus aussi parle à ses disciples qui ont été influencés par les pharisiens, leurs professeurs  (Luc 18.15 – 30).  Jésus laisse les petits enfant venir à lui et (Et) ensuite un jeune homme riche, l'idole des disciples. Assurément cet homme doit mériter d’aller au ciel. Mais Jésus montre que ce n'est pas toujours le cas. 
  7. Après il y avait un homme aveugle dont les autres ont dit, « Ceux qui marchaient devant le reprenaient, pour le faire taire. »  Mais Jésus l'a guéri  (Luc 18.30 – 43). 
  8. Enfin Jésus est invité chez Zachée, un homme que tout le monde détestait car il était chef des publicains. Mais Jésus a mangé avec lui  (Luc 19.1 - 10).           

Qu'est-ce que nous pouvons apprendre de ces histoires ?  Jésus veut nous dire que le préjugé n'est pas bien.  En fait pour devenir un de ses enfants, il faut être humble comme des enfants, ce qui est plus facile pour ceux qui sont déjà humiliés, comme les pauvres et les exclus.  

vendredi 25 mars 2011

Canaan

« Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils sont tous passés au travers de la mer, qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu'ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. Mais la plupart d'entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu'ils périrent dans le désert. Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemples, afin que nous n'ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu. » (1 Corinthiens 10.1 – 6)

Ce passage nous présente une analogie intéressante.  Il parle des Israélites quand ils ont traversé la mer Rouge.  Paul fait une analogie entre ce passage et le baptême.  On peut suivre cette analogie un peu plus loin.

  1. Les Esclaves. 
    1. Les Israélites étaient esclaves en Égypte.  Ils ne peuvent pas sortir sans aide.  Mais l'Éternel le savait et il a déjà fait un plan pour son peuple.  « L'Éternel dit: J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, et j'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays, dans un pays où coulent le lait et le miel, dans les lieux qu'habitent les Cananéens, les Héthiens, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens. »  (Exode 3.7 – 8) 
    2. Avant le salut, nous sommes esclaves du péché.  On est loin de chez nous, là où on est censé être.  On ne peut pas sortir sans aide.  Mais l'Éternel connaït notre souci.  Il a fait un plan. « Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Ils lui répondirent : Nous sommes la postérité d'Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ? En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l'esclave ne demeure pas toujours dans la maison; le fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. (Jean 8.31 – 36) 
  2. Le salut. 
    1. Avant de sortir les Israélites ont eu la Pâque.  Dieu leur a commandé de tuer un agneau sans défaut, (Exode 12.5) et de mettre le sang de l'agneau sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte de la maison.  (v.7)  « Cette nuit-là, je passerai dans le pays d'Égypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d'Égypte, depuis les hommes jusqu'aux animaux, et j'exercerai des jugements contre tous les dieux de l'Égypte. Je suis l'Éternel. Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d'Égypte. » (Exode 12.12 – 13) Chacun a eu le choix de mettre le sang ou de ne pas mettre.  Quand l'ange du Seigneur est passé, il a vu le sang de l'agneau, et il n'est pas passé sur cette maison.   
    2. Pour avoir la vie spirituelle, il faut croire en Jésus.  Il est l'accomplissement des prophéties de l'Ancien Testament.  « Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. »  (Jean 1.29)  Au moment du salut, quand nous crions à Dieu de nous sauver, le sang de Jésus nous couvre.  Jésus était crucifié, son sang a coulé pour nos péchés.  « Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » (Isaïe 53.5) Au moment du salut, nous sommes couverts par le sang de Jésus.  « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ. C'est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire. » (Romains 3:23-25) donc, après le salut, quand Dieu nous regarde, il voit le sang de Jésus sur « la porte » de notre cœur, et nous ne sommes pas condamnés à la mort.  « Sachant que ce n'est pas par des choses périssables, par de l'argent ou de l'or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache. » (1 Pierre 1.18 – 19) 
  3. Le baptême. 
    1. Les Israélites ont quitté l'Égypte et ils sont arrivés à la mer Rouge.   « L'Éternel refoula la mer par un vent d'orient, qui souffla avec impétuosité toute la nuit; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. » (Exode 14.21)  Pour les Israélites, la traversée de la mer Rouge représente le départ de l'Égypte pour commencer une vie nouvelle. L'eau les couvrait.     
    2. Après le salut, Dieu veut que l'on soit baptisé dans l'eau.  Le Baptême représente, pour nous, une nouvelle façon de vivre.  Il nous identifie avec Jésus comme étant l'un de ses enfants.  Remarquez que le baptême est par immersion.  « Jean aussi baptisait à Énon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau; et on y venait pour être baptisé. »  (Jean 3.23)   
  4. Le désert. 
    1. Après le passage de la mer Rouge, les Israélites ont passé quarante ans dans le désert. C'était pendant ce temps qu'ils ont reçu les commandements et essayé de les suivre.  Là-bas, plusieurs fois, ils ont péché.  « Le lendemain, Moïse dit au peuple : Vous avez commis un grand péché. Je vais maintenant monter vers l'Éternel: j'obtiendrai peut-être le pardon de votre péché. »  (Exode 32.30)  Ils ont même pensé qu'ils préféraient la vie en Égypte. « Nous nous souvenons des poissons que nous mangions en Égypte, et qui ne nous coûtaient rien, des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et des aulx. »  (Nombres 11.5) mais c'était aussi un moment de préparation pour l'entrée en Canaan. Dieu les a aimés et il a subvenu à leurs besoins quotidiens. Malgré la bienveillance de Dieu, beaucoup sont morts dans le désert et n'ont jamais gagné Canaan.    
    2. Après le salut et le baptême, nous devenons un disciple de Jésus et nous commençons une marche avec lui.  Il y aura toujours des moments de faiblesse où nous péchons et où nous sommes tentés par notre ancienne vie. Nous combattons contre la vielle nature.  « Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?... »  (Romains 7.24) mais Dieu nous aime et il subvient à nos besoins. Notre désir, notre but est Canaan.  Paul a bien résumé ce voyage.  « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d'entre les morts. Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus Christ. Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. » (Philippiens 3.7 – 15) 
  5. Canaan. 
    1. Avant d'entrer en Canaan, ils ont passé le fleuve Jourdain, qui signifie une autre étape dans leur voyage.  Après l'entrée, ils ont battu la ville de Jéricho. Ils ont appris qu'il faut suivre les instructions de Dieu à la lettre.  Et ils ont enfin gagné la terre promise.   
    2. Beaucoup n'atteignent pas le pays de Canaan. Ils arrêtent leur marche avec le Seigneur.  Canaan est marqué par la maturité chrétienne.  C'est là où nous sommes « remplis de l'Esprit » (Ephésiens 5.18).  Nous sommes toujours agressés par Satan mais nous obéissons à Dieu.  « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ. Nous sommes prêts aussi à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance sera complète. » (2 Corinthiens 10.5 – 6)  Paul résume encore cette pensée. « Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche, si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l'espérance de l'Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul, j'ai été fait ministre. Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, (qui est l'Église). . . C'est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C'est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi. » (Colossiens 1.21 - 29)    


En réalité les Israélites n'ont jamais atteint la terre promise.  Ils ont arrêté avant de tout conquérir.  Le vrai Canaan sera quand nous serons aux cieux avec l'Éternel.  « C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu'ils cherchent une patrie. S'ils avaient eu en vue celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité. » (Hébreu 11.13 - 16) « Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n'ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu'ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection. » (Hébreu 11.39 - 40) « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus. Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux. Et j'entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » (Apocalypse 21.1 - 4)  

jeudi 24 mars 2011

Ce que Dieu déteste

« Il y a six choses que hait l'Éternel, et même sept qu'il a en horreur ; les yeux hautains, la langue menteuse, les mains qui répandent le sang innocent, le cœur qui médite des projets iniques, les pieds qui se hâtent de courir au mal, le faux témoin qui dit des mensonges, et celui qui excite des querelles entre frères. » (Proverbes 6.16 – 19)

Voici, une liste des choses que l'Éternel déteste. Même plus que cela, ces choses sont en abomination pour lui. « Abomination » est quelque chose qui est si grave qu'elle rend malade. Elle écœure Dieu. Dans la loi, il y a plusieurs choses qui sont en abomination à l'Éternel : comme l'idolâtrie.  « Tu n'agiras pas ainsi à l'égard de l'Éternel, ton Dieu; car elles (les Nations) servaient leurs dieux en faisant toutes les abominations qui sont odieuses à l'Éternel, et même elles brûlaient au feu leurs fils et leurs filles en l'honneur de leurs dieux. » (Deutéronome  12.31)  « Juda s'est montré infidèle, Et une abomination a été commise en Israël et à Jérusalem; Car Juda a profané ce qui est consacré à l'Éternel, ce qu'aime l'Éternel, Il s'est uni à la fille d'un dieu étranger. »  (Malachie 2.11) Il va de soi qu'il faut savoir ce que Dieu hait. On va regarder ces sept choses-là et, en même temps, regarder l'inverse de chacune, c'est à dire, ce que Dieu aime.

  1. Les yeux hautains 
    1. Hautain = « d'un orgueil méprisant ». Donc regarder les autres avec des yeux orgueilleux est une abomination.   
    2. L'orgueil est l'un des premiers péchés. 
      1. C'est le péché de Satan.  « Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l'aurore ! Tu es abattu à terre, toi, le vainqueur des nations ! Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, à l'extrémité du septentrion ; je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très Haut. » (Isaïe 14.12 - 14) 
      2. C'est un péché fondamental.  « N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. » (1 Jean 2.15 - 16) 
      3. Dieu ne veut pas que l'on soit orgueilleux. « Dieu nous a créés tels qu'il est très difficile de se taper nous-même dans le dos. » 
    3. De l'autre côté, Dieu aime que l'on soit humble. 
  2. La langue menteuse. 
    1. Dieu déteste les mensonges. « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond; car il est menteur et le père du mensonge. »  (Jean 8.44)  Michel de Montaigne (Essais 1, 9)  « En vérité, le mentir est un maudit vice : nous ne somme hommes, et ne nous tenons les uns aux autres, que par la parole.  Si nous en cognoissions l'horreur et le poids, nous le poursuivrions à feu, plus justement que d'autres crimes.  Je trouve qu'on s'amuse ordinairement à chastier aux enfants des erreurs innocentes, tresmal à propos, et qu'on les tourmente pour des actions téméraires qui n'ont ni impression ni suite.  La menterie seule, et, un peu au-dessous, l'opiniastreté, me semblent être celles desquelles on debvroit à toute instance combattre la naissance et le progrès : elles croissent quand et eulx ;et depuis qu'on a donné ce fauls train à la langue; c'est merveille combien il est impossible de l'en retirer: par où il advient que nous voyons des honnêtes hommes d'ailleurs, y être subjects et asservis. » 
    2. Dieu aime la vérité.      
  3. Les mains qui répandent le sang innocent. 
    1. Dieu déteste ce qui blesse les innocents, la cruauté, les personnes sanguinaires.  Cela aussi est un aspect de Satan qui deviendra « ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. »  (Apocalypse 17.6) 
    2. Ça veut dire que l'on peut punir les coupables. 
    3. Dieu aime quand on protège les innocents. Dieu veut que l'on ne fasse pas de violence.    
  4. Le cœur qui médite des projets iniques 
    1. Souvent les péchés du cœur peuvent être cachés du monde.  Dieu les connaît.  Le danger est que ces péchés cachés deviennent des actes.  « Car il est comme les pensées de son âme. » (Proverbes 23.7)   
    2. Dieu aime le cœur pur.  
      1. Comme celui de David.  « Ô Dieu! crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. »  (Psaumes 51.12)   
      2. Dans les béatitudes.  « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! » (Matthieu 5.8) 
      3. C'est le but des commandements.  « Le but du commandement, c'est une charité venant d'un cœur pur, d'une bonne conscience, et d'une foi sincère. »  (1 Timothé 1.5) 
      4. Comment y arriver ? « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées. Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. » (Philippiens 4.8 – 9) Encore une fois, on voit que les pensées sont suivies par les actes.    
  5. Les pieds qui se hâtent de courir au mal  
    1. Dieu déteste ceux qui cherchent le mal. Ils sont impulsifs.  Ils ont l'habitude de courir vers le mal dès qu'ils l'entendent. 
    2. Nous devons fuir la tentation.   « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible. » (Matthieu 26.41) La méthode que Dieu nous donne : « Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter. » (1 Corinthiens 10.13) Comment la supporter ? Sortez ou fuyez lorsque la tentation survient. 
  6. Le faux témoin qui dit des mensonges  
    1. Cela ressemble au deuxième point. On peut dire que Dieu déteste le mensonge deux fois plus. Le faux témoin a juré à Dieu, donc il a commis un péché contre Dieu et contre son voisin. Donc il a enfreint les deux premiers commandements « tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force. C'est là le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a point d'autre commandement plus grand que ceux-ci. » (Marc 12.30 – 31) 
    2. Dieu aime les témoins qui disent la vérité, malgré les mauvaises conséquences qui peuvent suivre. 
  7. Celui qui excite des querelles entre frères 
    1. Parce que celui-ci est le septième. On peut dire que c'est le pire. Dieu déteste ceux qui causent des problèmes entre les frères. 
      1. Dans la famille entre les frères et sœurs. 
      2. Dans la famille chrétienne, entre les frères et les sœurs en Christ. 
    2. Le contraire « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! » (Matthieu 5.9) Donc voyez la conclusion d'Épîtres au Corinthiens : « Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix ; et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous. » (2 Corinthiens 13.11)  


Salomon donne une bonne conclusion de ce passage dans les versets suivants. « Mon fils, garde les préceptes de ton père, et ne rejette pas l'enseignement de ta mère. Lie-les constamment sur ton cœur, attache-les à ton cou. Ils te dirigeront dans ta marche, ils te garderont sur ta couche, ils te parleront à ton réveil. Car le précepte est une lampe, et l'enseignement une lumière, et les avertissements de la correction sont le chemin de la vie. » (Proverbes 6.20 - 23)

dimanche 13 mars 2011

l'Homme Prudent

« C'est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande. Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine ; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes. » (Matthieu 7.24 – 29)

Jésus termine le sermon sur la Montagne.  Le sermon a touché la foule qui a remarqué la façon dont Jésus a parlé.  Il parlait avec autorité.  Ce n'était pas comme les scribes, parce que Jésus avait l'autorité divine.  Il parle bien des écritures parce qu’étant Dieu, il les a inspirées.  Jésus résume son sermon avec ces paroles, qui nous encouragent de faire le bon choix ; de suivre les leçons que l'on a vues dans ce sermon. On verra deux types de personnages.

  1. Le premier. 
    1. Quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique. 
      1. Il faut entendre ces paroles.  Nous avons étudié ce sermon et je crois que vous les avez entendues à plusieurs reprises.   
      2. Quelles sont ces paroles ?  Jésus parle exclusivement de ce sermon qu'il vient de donner à la foule.   
        1. Traitez bien les autres. (Matthieu 7.12) 
        2. Ne jugez pas les autres quand vous avez du péché dans votre propre vie.  (Matthieu 7.1 - 5) 
        3. Amassez-vous des trésors dans le ciel.  (Matthieu 6.19 – 20) 
        4. Ne faites pas des bonnes œuvres pour la gloire et la reconnaissance des hommes. (Matthieu 6) 
        5. Aimez vos ennemis.  (Matthieu 5.44) 
        6. Priez, pardonnez, etc.  
        7. « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »  (Matthieu 5.16) 
        8. On peut dire aujourd'hui qu'il parle de tous ses enseignements.   
      3. Il faut les mettre en pratique. Plusieurs ont entendu la parole de Dieu et ses enseignements, mais ne les ont jamais mis en pratique. 
    2. Il sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc. 
      1. La fondation de la maison est très importante.  La tour penchée de Pise : dès la fin de l'ajout du troisième étage, vers 1178,  la tour avait commencé à pencher, et la construction fut interrompue pendant 90 ans. Construite sur une plaine alluviale, elle a donc commencé à s'incliner très vite, soit en raison d'un défaut de fondation (seulement 3m de profondeur), soit à la suite d'un affaissement de terrain dû à une roche : la marne. Après expertises, les travaux furent commencés : excavations des fondations, coulage de centaines de tonnes de béton pour la stabiliser, cerclage des anneaux, drainage du sol pour alléger la nappe phréatique sur laquelle elle est érigée.  En septembre 1995, un système cryogénique pour refroidir le sol s'avère faire pencher la tour encore plus. En 1998 une armature interne en acier fut posée et en 1999, 60 m³ d'argile furent extraits sous la tour et les fondations furent renforcées de piliers de 15 m de profondeur. Les travaux entrepris de 1993 à 2001, ont permis de surprenantes découvertes. La tour a été construite sur les restes d'une opulente villa patricienne du IIIe siècle, elle-même érigée sur une nécropole romaine surplombant un cimetière étrusque.   
      2. Si la maison est construite sur une bonne fondation, la maison va rester.

        1. La pluie est tombée, ce qui signifie la rapidité. 
        2. Les torrents, le déluge qui détrempe la terre. 
        3. Les vents même ne peuvent pas faire tomber la maison.  Le « Capital Gate » gratte-ciel à Abu Dhabi penche de 18 degrés (quatre fois plus que la tour de Pise), mais parce que sa fondation descend jusqu'à 30m de profondeur, il ne risque rien. 
    3. Pour ceux qui suivent les enseignements de Jésus 
      1. Ils ont une fondation forte.   
      2. Remarquez qu'il y aura toujours des tempêtes dans la vie.  Jésus ne nous a jamais dit que la vie chrétienne serait sans problème. L'avantage, c'est qu'avec Jésus quand les difficultés viennent, nous pouvons rester fermes, fidèles à Jésus.   
  2. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique 
    1. Jésus parle à cette époque aux pharisiens et à d'autres chefs religieux qui ont entendu ces paroles de Jésus, qui lui ont même posé des questions.  Mais malgré les bonnes réponses, ils n'ont pas suivi ses enseignements et ses conseils.   
    2. Cet homme peut même être croyant, mais il n'est pas un disciple de Jésus.   
    3. Il a construit sa maison sur le sable.  Il a économisé l'argent et il est possible qu'il ait construit un bâtiment grand et joli.  Mais le sable n'est pas solide. 
    4. La pluie, la tempête et le vent viennent et la maison tombe.    
    5. Cet homme a entendu la parole de Jésus.  Il peut même croire en Jésus, cependant il ne suit pas les enseignements de la Bible.  Alors,  quand les moments difficiles arrivent, il tombe et c'est la catastrophe pour sa vie.  
    6. Lorsque la tempête arrive, c'est trop tard pour réparer la fondation.  Fondez votre vie sur les enseignements de Jésus et quand les difficultés viennent, vous pourrez tenir bon.       

mardi 1 mars 2011

Entrée Interdite

« Ceux qui me disent, « Seigneur, Seigneur ! », n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là, « Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? » Alors je leur dirai ouvertement, « Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. » (Matthieu 7.21 — 23)

Nous continuons notre série sur le sermon sur la Montagne.  Dans les versets précédents, Jésus a parlé des fruits des croyants et des non-croyants.  C'est par leurs fruits que l'on peut les reconnaître.  Ici, Jésus parle des gens qui pensent être sauvés, et qui, par conséquent, croient avoir une place dans les cieux ; en fait, ils ne connaissent pas le Seigneur.  Donc il est difficile avec ce genre de personnes de voir s'ils sont sauvés par leurs œuvres.    

  1. Tous ceux qui professent Jésus comme Sauveur sont sauvés. 
    1.  Tous ceux qui professent être sauvés n'entreront pas dans le royaume des cieux. 
      1. La foi, la croyance des chrétiens, est dans le cœur et non pas seulement dans la bouche. Qu'est-ce que le cœur ? Quelqu'un a donné une bonne définition : « Le cœur » est utilisé dans l'Écriture comme l'expression la plus complète de la personne authentique. C'est la partie de notre être où nous désirons, délibérons, et décidons. Il a été décrit comme « le lieu de l'activité spirituelle consciente et décisive», «le terme complet pour une personne dans son ensemble ; ses sentiments, ses désirs, ses passions, sa pensée, sa compréhension et sa volonté » et « le centre d'une personne, le lieu où Dieu se trouve. » Blaise Pascal a dit, « Nous connaissons la vérité non seulement par la raison, mais encore par le cœur. » 
      2. Donc quelqu'un peut proclamer que Jésus est son Sauveur avec sa bouche, mais sans avoir mis sa foi en Lui avec son cœur.   
    2. Ceux qui n'ont pas mis leur foi en Jésus comme Sauveur, même s'ils l'ont confessé avec la bouche, n'entreront pas dans le royaume des cieux.   
      1. Ils peuvent entrer dans l'église. 
      2. Ils peuvent entrer dans l'eau pour le baptême. 
      3. Ils peuvent faire beaucoup de bonnes œuvres, aider beaucoup de monde, dépenser beaucoup d'argent au nom de Jésus.   
      4. Ils n'entreront pas dans les cieux.   
    3. Seulement, ceux qui croient que Jésus est leur Sauveur, et qui par la foi lui ont demandé de les sauver entreront dans les cieux. 
      1. Dieu n'impose pas que l'on devienne membre d'une église pour entrer dans les cieux.   
      2. Dieu n'impose pas que l'on se fasse baptiser pour entrer dans les cieux. 
      3. Dieu veut que l'on mette la foi en Son fils dans notre cœur.  « Ils lui dirent : « Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit, « L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » (Jean 6.28 – 29) 
  2. Plusieurs ont fait une fausse profession et sont même entrés dans le ministère sans avoir une relation avec Jésus. 
    1. Ils font des prophéties. 
      1. Aux yeux du monde, ils peuvent être très religieux. 
      2. Ils peuvent être pasteurs dans des églises grandes et prestigieuses. 
    2. Quelques-uns ont fait des miracles. 
      1. Exorcisme.  Attention cela peut être dangereux : « Quelques exorcistes juifs ambulants essayèrent d'invoquer sur ceux qui avaient des esprits malins le nom du Seigneur Jésus, en disant: « Je vous conjure par Jésus que Paul prêche ! » Ceux qui faisaient cela étaient les sept fils de Scéva, Juif, l'un des principaux sacrificateurs. L'esprit malin leur répondit : « Je connais Jésus, et je sais qui est Paul ; mais vous, qui êtes vous ? » Et l'homme dans lequel était l'esprit malin s'élança sur eux, se rendit maître de tous, et les maltraita de telle sorte qu'ils s'enfuirent de cette maison nus et blessés. » (Actes 19.13 — 16) 
      2. Miracles.  Exemple : Judas l'Iscariot n'était pas sauvé, mais il a fait des miracles avec les autres disciples.   
    3. Malgré cela, ils ne sont pas sauvés.  Il y a des gens, aujourd'hui, qui font des bonnes œuvres, qui n'ont pas commis de « grands » péchés et qui, par conséquent,, croient être dignes d'entrer dans les cieux.     
      1. Ils n'entreront pas dans les cieux. 
      2. Jésus dira qu'il ne les a jamais connus. 
      3. Jésus dira qu'il ne les a jamais appelés dans le ministère.  
  3. Les leçons pour nous aujourd'hui. 
    1. Le salut est par la foi, et pas par nos paroles seulement.  Faites attention aux gens qui ne montrent pas un changement du cœur. Un exemple : « Il a fait libre usage du vocabulaire chrétien. Il a parlé de la bénédiction du Tout-Puissant et des confessions chrétiennes qui allaient devenir les piliers du nouveau gouvernement. Il a assumé le sérieux d'un homme accablé par la responsabilité historique. Il a remis des histoires pieuses à la presse, en particulier pour les journaux d'église. Il a montré sa Bible en lambeaux et a déclaré qu'il puise la force pour son excellent travail d'elle alors que des dizaines de personnes pieuses l'ont accueilli comme un homme envoyé de Dieu. En effet, Adolphe Hitler était un maître de la religiosité extérieure — sans réalité intérieure ! »  
    2. Le salut n'est pas par des bonnes œuvres.  « Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Éphésiens 2.8 – 9) 
    3. Il faut nous demander « Ai-je demandé à Dieu de me sauver avec mon cœur ? » (Pour plus d'études, cliquez ici)  

jeudi 17 février 2011

Les faux prophètes

« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »  (Matthieu 7.15 – 20)

Nous habitons dans un monde qui aime avoir la preuve de ce que quelque chose existe. Il veut voir les chiffres. Il veut avoir l'évidence. Il y avait un couple qui était amoureux et voulait se marier, mais ils n'avaient pas assez d'argent. Alors l'homme a trouvé un travail bien payé à l'étranger pour deux ans. Il est parti et il a écrit des lettres à sa fiancée. La fiancée a exprimé des doutes sur sa fidélité pendant tout ce temps. Il lui a répondu que lorsqu'il voyait une jolie femme, il pensait à autre chose. Sa fiancée lui a envoyé un harmonica avec cette note « maintenant tu peux apprendre à jouer de l’harmonica pour avoir d'autres choses à faire. » L'homme a répondu qu'il en jouait chaque soir. Finalement, après deux ans, il est rentré chez lui. En le revoyant, sa fiancée lui a demandé : « Avant de m'embrasser, je veux vous entendre jouer de l'harmonica. »  Elle voulait voir le fruit de sa fidélité...

  1. L'avertissement concernant les faux prophètes. 
    1. L'Ancien Testament a donné un test pour prouver que quelqu'un était un prophète ou non.  
      1. Le test de l'accomplissement : « Quand ce que dira le prophète n'aura pas lieu et n'arrivera pas, ce sera une parole que l'Éternel n'aura point dite. C'est par audace que le prophète l'aura dite : n'aie pas peur de lui. »  (Deutéronome 18.22)  
      2. Le test de l'enseignement : « S'il s'élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t'annonce un signe ou un prodige, et qu'il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t'a parlé en disant : « Allons après d'autres dieux, des dieux que tu ne connais point, et servons-les ! » Tu n'écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c'est l'Éternel, votre Dieu, qui vous met à l'épreuve pour savoir si vous aimez l'Éternel, votre Dieu, de tout votre cœur et de toute votre âme. » (Deutéronome 13.1 – 3) 
    2. Ils portent des vêtements de brebis. Ils ont l'apparence d’une brebis, mais ils ne sont pas des brebis. Tout au contraire, ils sont des loups ravisseurs. 
      1.  Ils se comportent comme des brebis, innocentes, inoffensives, douces. Ils utilisent les mots comme les chrétiens. Leur façon de parler est la même. Cela, je l’ai vu avec les Témoins de Jéhovah. Ils utilisent les mêmes mots que nous, mais les définitions qu'ils donnent sont tout à fait différentes. Satan fait de même. « Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. » (2 Corinthiens 11.13 - 14) 
      2. Les doctrines sont similaires, mais pas à 100 %. Par exemple :  
        1. Ils parlent de Jésus, mais ils ne croient pas qu'il est le fils de Dieu. 
        2. Ils parlent de la crucifixion, mais ils ne croient pas à la résurrection. 
    3. Ils sont des loups ravisseurs. 
      1. Les pires ennemis des brebis étaient les loups.   
      2. Ils viennent pour déchirer, dévorer, disperser les brebis. 
  2. L'épreuve des faux prophètes (leur fruit). 
    1. Je ne suis pas botaniste. Il m’est difficile de distinguer les arbres seulement par leurs feuilles et leur écorce. Mais quand je vois le fruit d'un arbre, il m’est facile de le distinguer d'un autre. 
    2. Il est possible de voir des raisins au milieu d’épines, mais il est certain qu'ils ne proviennent pas de là.   
    3. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. « Reconnaître », le mot en grec a un suffixe ajouté qui signifie « connaître très bien ». Leur fruit montre quel type d'arbre.  On devrait attendre pour voir le fruit. Cela viendra. 
    4. Les mauvais arbres portent de mauvais fruits. C'est clair et net. Il n'y a pas de cerisier qui donne des pommes.   
    5. Les bons arbres donnent de bons fruits. Donnez-vous du bon fruit ? 
    6. Les mauvais arbres seront coupés et jetés au feu. Cela peut signifier que les faux prophètes ne sont pas chrétiens parce qu'ils seront jetés en enfer. Mais cela peut aussi parler des persécutions et des difficultés qui affligeront les faux prophètes.  
    7. Et vous ? J'ai lu l'histoire de Paul Gustave Doré, peintre et sculpteur français, qui a perdu son passeport pendant un voyage à l'étranger. À la frontière de la France, il a expliqué à la police des frontières qui il est, et sa situation, mais ils n'y croyaient pas. L'un des policiers lui a donné un papier en disant : « Si vous êtes Gustave Doré, faites un dessin de ces hommes là-bas. »  Doré a pris le papier et un crayon et en quelques minutes, c'était fait. L'agent de police l'a regardé et a donné tout de suite la permission de traverser la frontière. Si quelqu'un nous a demandé la preuve de votre christianisme, pouvons-nous la donner ? Pouvons-nous montrer le bon fruit produit par un bon arbre ? Attention ! Il y a des faux prophètes aujourd'hui qui font des gestes de chrétiens, mais qui n’en sont pas. Leur fruit le démontre... 

vendredi 11 février 2011

La porte et le chemin

« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes. Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. » (Matthieu 7.12 - 14)

Ce passage commence avec un verset de transition comme on a vu dans les versets précédents (verset 6). Verset 7 à 11, Jésus a dit comment Dieu donne à ceux qui demande, cherche, et frappe. Maintenant Jésus a fait la transition avec le verset 12.  

  1. La règle d'or. 
    1. Ce verset nous encourage de faire de bonnes œuvres aux autres. Ce verset ne parle pas de ce que l'on ne fait pas pour les autres, mais de ce que l'on fait. Or, on peut dire, « Je ne veux pas que quelqu'un me tue, donc je ne vais pas tuer. » 
    2. Ce verset a été déformé plusieurs fois. Quelques personnes pensent « Tout ce que les hommes font pour vous, faites-le de même pour eux. »   Mais les paroles que Jésus donne sont vraies. Il n'y a pas d'exception. Pensez avant de réagir en disant, « Que voudrais-je qu’il m'arrive si j'étais dans sa position ? »    
    3. La loi et les prophètes parlaient de cela. Cela suit les deux commandements que Jésus a donnés : aimez Dieu, aimez les autres. (Marc 12.28 – 34) 
    4. Si tout le monde suivait cela...  
      1. Il n'y aurait plus de divorce, d'adultère, de fornication, de vol ou fraude, de diffamation, de commérage, de mensonge, de préjudice, de meurtre ou d’abus. Il ne serait pas nécessaire d'avoir une police, des prisons, des tribunaux, des avocats, des juges, des programmes d'aide sociale ou des forces armées. 
      2. Si les chrétiens suivaient cela, il y aurait plus de conversions des perdus, moins de problèmes entre les chrétiens. 
    5. Quelle situation peut-on donner comme exemple ? 
  2. Les portes et les chemins. Les portes étaient très importantes en ce temps-là. C’étaient les entrées et les sorties de la ville (à travers les murs). Il y avait des portes différentes. « puis au-dessus de la porte d'Éphraïm, de la vieille porte, de la porte des poissons, de la tour de Hananeel et de la tour de Méa, jusqu'à la porte des brebis. Et l'on s'arrêta à la porte de la prison. » (Néhémie 12.39) Donc le nom de la porte montrait l'utilisation de cette porte. Les portes avaient des tailles différentes et des significations différentes. Il y a des chemins privés et publics. 
    1. À la perdition. 
      1. La porte est large, donc facile à trouver et facile d'accès.   
      2. Le chemin est spacieux. C'est l'autoroute.   
      3. Parce que c'est grand et spacieux, c'est facile à trouver, à entrer et à suivre ; il y en a beaucoup qui entrent. 
    2. À la vie 
      1. La porte est étroite. Donc elle n'est pas utile pour les remorques, ni pour les voitures. (ou : les vies trop faciles, insouciantes...) 
      2. Le chemin est resserré.   
      3. Parce que c'est étroit et resserré, il n'y en a pas beaucoup pour le suivre. Il est difficile, même après être entré, de rester sur le chemin. Le chemin monte, descend, fait des courbes ? 
  3. Les pratiques.    
    1. Dans le contexte. 
      1. Il est difficile de toujours bien traiter les autres. Mais le résultat est la vraie vie. Ce chemin étroit laisse la place pour un voyageur à la fois. Donc il ne peut pas être distrait par les autres sur la route. Il reste fixé sur lui-même et sur sa destination. 
      2. Il est plus facile de vivre comme vous voulez, de suivre le monde. C'est un chemin large et spacieux. Mais la fin est la destruction. Il y a beaucoup de personnes sur la route, donc la compétition est intense et tout le monde essaie de gagner des places et de doubler les autres.   
    2. Pour le salut. 
      1. Il n'y a que deux choix concernant l'éternité. L'un est grand et spacieux. Donc facile d'accès, et on peut rester sans problème avec tout le monde et avec plus de facilité.     
      2. La vie chrétienne est étroite et resserrée. Elle est difficile à suivre parce qu'étroite.      

Donc, ne pensez pas aux difficultés sur le chemin, mais pensez plutôt au but. « Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. »  (Hébreux 12.2)