samedi 27 octobre 2012

La Lumière du Monde

« Jésus leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Là-dessus, les pharisiens lui dirent : Tu rends témoignage de toi-même ; ton témoignage n'est pas vrai. Jésus leur répondit : Quoique je rende témoignage de moi-même, mon témoignage est vrai, car je sais d'où je suis venu et où je vais ; mais vous, vous ne savez d'où je viens ni où je vais. Vous jugez selon la chair ; moi, je ne juge personne. Et si je juge, mon jugement est vrai, car je ne suis pas seul ; mais le Père qui m'a envoyé est avec moi. Il est écrit dans votre loi que le témoignage de deux hommes est vrai ; je rends témoignage de moi-même, et le Père qui m'a envoyé rend témoignage de moi. Ils lui dirent donc : Où est ton Père ? Jésus répondit : Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Jésus dit ces paroles, enseignant dans le temple, au lieu où était le trésor ; et personne ne le saisit, parce que son heure n'était pas encore venue. » (Jean 8.12 – 20)

  1. Jésus proclame être « la lumière du monde »
    1. Dans l'Ancien Testament, le Messie était proclamé comme « la lumière d'Israël » et « la lumière des Gentils ». Donc on peut dire qu'il est « la lumière du monde ». Il est la lumière présente à la création. Voir Ésaïe 42.6, 49.6, Psaumes 27.1.
    2. Dans le Nouveau Testament, Jésus est déjà présenté avec ce titre.
      1. « En elle (la Parole de Dieu) était la vie, et la vie était la lumière des hommes. » (Jean 1.4)
      2. « Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu. » (Jean 3.19 – 21)
      3. « Jésus leur dit : La lumière est encore pour un peu de temps au milieu de vous. Marchez, pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point : celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va. » (Jean 12.35) « Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde point, ce n'est pas moi qui le juge ; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. » (Jean 12.46 – 47)
      4. « La ville n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour l'éclairer ; car la gloire de Dieu l'éclaire, et l'agneau est son flambeau. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n'y aura point de nuit. » (Apocalypse 21.23 – 25)
    3. Pourquoi a-t-il choisi ce titre ? Quelle en est la signification ?
      1. Pour montrer qu'il est le Messie dont l'Ancien Testament parle.
      2. Pour montrer qu'il est l’accomplissement de la loi de Moïse.
        1. Pendant la Fête des Tabernacles, ils ont allumé quatre grands candélabres dans la cour des femmes, là où se trouve le trésor (Jean 8.20). Ils étaient remplis d'huile et avaient une grande mèche, ils ont allumé la ville de Jérusalem depuis leur position sur la montagne de Sion. C'est un rappel de la lumière qui a guidé les Israélites dans le désert avec Moïse. Jésus était la lumière pour les juifs.
        2. Après la fin de la fête, les juifs avaient une tradition : ils ouvraient le coffre contenant les rouleaux et ils les remplaçaient par une bougie. « Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier. » (Psaumes 119.105) Jésus est la Parole de Dieu.
      3. Pour montrer le changement qu'il peut faire à l’intérieur de l’homme, comme dans sa conversation avec Nicodème. Comment il peut les éclairer, leur donner de l'espoir. La prise de décisions dans l'obscurité peut conduire à des conséquences regrettables. « Avant qu’il n’y ait l’électricité, un vieux fermier rendait la vie dure au jeune homme qu’il avait engagé, lorsque ce dernier allait faire la cour à la plus belle de ses filles. Je n’avais pas besoin de lumière lorsque je voulais sortir avec une femme… Oui, répondit le jeune homme ironiquement, mais regarde ce que tu as… »
  2. L'épreuve pour son affirmation. Verset 13 les pharisiens l'accusent d'un faux témoignage. Il faut avoir deux témoins selon la loi. Jésus a deux témoins.
      1. D'abord Jésus peut témoigner de lui-même.
        1. Jésus connaissait ses origines et même sa destination. Les pharisiens ne les connaissaient pas.
        2. Le jugement de Jésus est meilleur que le leur. On a regardé leur jugement avec la femme dans les versets précédents. Les pharisiens pouvaient juger l’extérieur mais Jésus connaît l’intérieur des hommes. Son jugement est vrai.
      2. Jésus a un deuxième témoin.
        1. Dieu le Père.
          1. Le Père parle de son Fils dans l'Ancien Testament.
          2. Dieu s'est fait entendre au baptême de Jésus et à sa transfiguration.
        2. Les pharisiens ont mis en doute le témoin de son Père. Mais Jésus a simplement dit qu'ils ne le connaissaient pas. Le fait que l'on ne connaît pas un témoin ne change pas la vérité de son témoignage.
      3. Les pharisiens auraient pu appliquer leurs propres règles dans le cas de Jésus. Selon la tradition des juifs, un prophète était vrai s'il accomplissait une des choses suivantes.
        1. Il devait donner une ou plusieurs prophéties dans l’immédiat. Jésus l'a fait.
        2. Il devait faire un miracle. Jésus l'a fait.
        3. Il devait avoir un autre prophète qui parlait en faveur de lui. (Comme Élie l’a fait pour Élisée) Jésus en a eu plusieurs.
        4. Il devait montrer une connaissance de la Parole de Dieu. Jésus l'a fait. Donc les pharisiens sont sans excuse. Et vous ? Que pensez-vous de Jésus ? Invitez la Lumière de monde à entrer dans votre vie.

lundi 22 octobre 2012

La femme adultère

« Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère ; et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ? Ils disaient cela pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s'étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu'aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. Alors s'étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux qui t'accusaient ? Personne ne t'a-t-il condamnée ? Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus : va, et ne pèche plus. » (Jean 8.3 – 11)


Voici un passage très intéressant et très riche. Jésus a déjà eu plusieurs rencontres avec les pharisiens. Il est évident qu'ils voulaient le tuer. Mais depuis l'occupation d’Israël par les Romains, ils n'avaient plus le droit de prononcer la peine de mort. D'abord il fallait le piéger.


  1. « Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère ; et, la plaçant au milieu du peuple. . . »
    1. D'abord qui sont ces gens ? Ce sont deux factions juives qui normalement ne s'entendent pas l'une avec l'autre. Mais elles sont réunies contre Jésus.
    2. Comment ont-ils attrapé cette femme ? Pas de problème parce que le péché sexuel était toujours présent. Même à l'époque de Salomon. Il y avait deux prostituées qui se disputent pour un enfant volé. Les a-t-il tuées ? Il ne les a même pas réprimandées pour leur péché. À plusieurs reprises dans l'Ancien Testament les rois et les juges ont fermé les yeux sur les péchés sexuels. Aujourd'hui, faisons-nous pareil ? Les péchés sexuels sont graves parce qu'ils brisent le cœur des gens et peuvent laisser des traces toute la vie. Les résultats peuvent endommager la relation les années plus tard. Il y a beaucoup de gens qui portent des cicatrices émotionnelles, physiques et spirituelles.
  2. « . . . ils dirent à Jésus : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ? Ils disaient cela pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. »
    1. Quel est le piège ? S'il dit « oui », ils diraient qu'il est contre les Romains, et ils pourraient l'accuser devant le tribunal romain (Ponce Pilate). S'il dit « non », ils diraient qu'il est contre la loi de Moïse et alors le Sanhédrin et les juifs l’accuseraient devant les Romains.
    2. Quels sont les problèmes dans ce piège ? D'abord quand il y a un jugement pour adultère, il faut que soient présents la femme et l'homme. Ici, où est l'homme ? Puis ils ont mal compris la loi de Moïse, ce que Jésus a bien montré. Ces lois et ces règles n'étaient ni pour le salut, ni pour asservir. C'était pour les aider à vivre une vie sainte et pour leur montrer leurs péchés.
  3. « Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. » Pourquoi faisait-il ainsi ? Il y a pas mal d'hypothèses, de conjectures et de supposition sur ce que Jésus a écrit. Écrit-il leurs noms ? (Jérémie 17.13) Écrit-il leurs péchés ? Écrit-il le nom de l'homme ? On ne nous l'a pas dit, donc ce n'est pas important. Je pense plutôt qu'il veut les ignorer. Peut-être pour leur donner l'occasion de réfléchir et de se repentir. Dans certaines versions il est ajouté « comme il ne les entend pas. »
  4. « Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s'étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. »
    1. Ils ont insisté donc Jésus leur répond. On doit apprendre une leçon ici. Ne répondez pas trop vite aux autres. Prenez un moment pour réfléchir et prier. Ne soyez pas embarrassés de dire « je peux vous donner la réponse demain ? » « Sachez-le, mes frères bien-aimés. Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère. » (Jacques 1.19)
    2. Quelle réponse Jésus donne ! A-t-il évité leur piège ? Est-il resté fidèle à la loi ? Aux autorités romaines ? Sa réponse leur a fait penser à quoi ? Alors l'adage, « dans le piège qu'ils tendent leur propre pied est pris. » Dieu leur a fait regarder la parole de Dieu, cf. Deutéronome 17.7, « La main des témoins se lèvera la première sur lui pour le faire mourir, et la main de tout le peuple ensuite. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. »
    3. Encore Jésus leur a donné l'occasion de bien réfléchir et de penser à sa réponse.
  5. « Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu'aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. »
    1. Quel est le rôle de leur conscience ? De les déclarer coupables de péché.
    2. Que font-ils ensuite ? Qu'auraient-ils du faire ? Au lieu de s'éloigner de Dieu, il vaut mieux s'en approcher.
    3. Pourquoi partent-ils depuis les plus âgés jusqu'aux derniers ? La sagesse est plus grande chez les personnes âgées. Cherchez leur conseil.
  6. « Alors s'étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux qui t'accusaient ? Personne ne t'a-t-il condamnée ? Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus : va, et ne pèche plus. »
    1. Pourquoi Jésus pose-t-il cette question, dont tous connaissent la réponse ? Qui nous accuse, et qui peut nous condamner ? Condamnons-nous les autres ?
    2. Donc qui reste ? Dans le tribunal spirituel, il n'y a que Jésus et toi.
    3. Pourquoi Jésus ne la condamne-t-il pas ? Voir Jean 3.17, Jean 8.15 et Luc 12.13. Jésus est aussi un Dieu miséricordieux.
    4. Que signifie la dernière phrase ? Jésus ignore-t-il son péché ?
  7. Qu’apprenons-nous dans ces versets ? Comment Dieu réagit-il quand on s'approche de lui en confessant nos péchés ? Comment devons-nous réagir avec les pécheurs de ce monde ?

mardi 9 octobre 2012

Jésus - le professeur idéal

« Jésus se rendit à la montagne des oliviers. Mais, dès le matin, il alla de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint à lui. » (Jean 8.1 – 2)

  1. « Jésus se rendit à la montagne des oliviers. » Jésus avait l'habitude de le faire. « Pendant le jour, Jésus enseignait dans le temple, et il allait passer la nuit à la montagne appelée montagne des Oliviers. » (Luc 21.37) Ce verset vient à la suite du dernier verset du chapitre 7, « Et chacun s'en retourna dans sa maison. » (Jean 7.53) Cela nous rappelle des mots de Jésus, « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. » (Matthieu 8.20)
    1. Jésus avait besoin de repos. Il a passé le jour avant à parler avec les pharisiens. Il leur a répondu à chaque fois. Donc il y a eu le stress. Le stress n'est pas un péché. Au contraire c'est une réaction du corps dans des situations de notre vie. Quand on est dans un moment de stress, notre corps réagit pour nous aider. Mais lorsque le moment est passé arrive la fatigue. C'est pourquoi il est important de se reposer, surtout quand on a du stress. Il est fortement probable que Jésus a passé la nuit chez Lazare, Marie, et Marthe. Ils habitaient le côté est de la montagne des oliviers, dans la ville de Béthanie. Nous aussi nous devons trouver le repos.
    2. Jésus avait besoin aussi de temps de solitude et de temps avec ses disciples.
      1. Parfois Jésus a cherché un lieu où il pouvait prier son Père. Il désirait du temps pour cela, même s'il était Dieu dans la chair. « Quand il l'eut renvoyée (la foule), il monta sur la montagne, pour prier à l'écart; et, comme le soir était venu, il était là seul. » (Matthieu 14.23) Nous avons besoin de temps de solitude avec notre Père céleste. Un temps pour le prier sans distractions. « Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Matthieu 6.6) Avez-vous un lieu et un temps pour vous approcher de Dieu dans la prière ?
      2. Jésus l'a fait aussi pour ses disciples. Eux aussi ont besoin de repos. Jésus est venu aussi pour choisir les hommes pour commencer son église. Il était là pour les former.
  2. Mais, dès le matin, il alla de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint à lui.
    1. Malgré les attaques de la veille, Jésus s'est levé tôt le matin, et il est entré à Jérusalem. Quelle surprise ! On aurait pensé qu'il allait retourner en Galilée, dans sa propre région, ou il avait plus de succès. Mais au contraire, il est rentré à Jérusalem. Quel zèle ! Après un jour d'attaques et de persécution, Jésus s'est levé tôt le matin pour parler encore de Dieu. Que nous ayons nous aussi un tel zèle pour proclamer la Parole de Dieu !
    2. Jésus est allé au temple. Jésus est souvent allé au temple pour enseigner. Ce n'était pas seulement parce que c'est un lieu religieux, mais parce que c'est un lieu culturel. C'est là où tout le monde devait aller. Donc Jésus est allé où le peuple était. Quand on veut partager la parole de Dieu, il faut aller là où le peuple est. On ne peut pas attendre que les gens nous approchent. Il faut aller les chercher.
    3. On voit que « tout le peuple vint à lui ». C'est intéressant cette foule. Dans le chapitre précédent, ils étaient tiraillés. Une partie a apprécié Jésus et ses enseignements, mais l'autre partie a suivi les chefs religieux et voulait l'arrêter et le tuer. Mais dans ce chapitre la foule est revenue pour l'entendre encore. Les gens aujourd'hui sont pareils. Ils sont changeants. Il n'y a pas longtemps les chrétiens étaient respectés. J'ai entendu dire de la bouche de mon grand-père que quand il était jeune, il pouvait emprunter de l'argent en montrant qu'il était membre d'une église locale. On est loin de cela aujourd'hui. La personne aussi peut être contre la Bible, contre Dieu, un moment et puis changer d'avis. C'est pourquoi on ne peut pas perdre espoir avec quelqu'un. Les gens sont attirés par les choses religieuses. Ils ont une soif spirituelle pour Dieu, et éventuellement cela va se manifester.
  3. S'étant assis, il les enseignait.
    1. Jésus est assis.
      1. Cela était la position d'un maître à cette époque-là. Souvent on le voit avec Jésus. Cela signifiait qu'il allait enseigner et qu'il avait l'autorité. Peut-on enseigner de la même façon ? On ne peut pas enseigner avec l'autorité de Jésus, mais on peut présenter sa Parole, la Bible comme étant l'autorité.
      2. Cela signifiait aussi qu'il allait rester là pour un moment. Si Jésus était resté debout, les gens auraient pensé qu'il allait continuer à marcher après une pause. Jésus montrait qu'il voulait enseigner pour un moment. Nous devons montrer aux gens la même attitude. Ne donnez pas l'impression que vous leur parlez brièvement et puis vite passez à la prochaine chose. J'ai entendu plusieurs témoignages des missionnaires qui disent que ce n'était que quand les gens ont constaté que les missionnaires étaient là pour le long terme, qu'ils se sont ouverts.
    2. Il les enseignait.
      1. Que leur a-t-il dit ? A-t-il critiqué les pharisiens ? Les a-t-il réprimandés pour leur indécision ? Non, il les enseignait. Quand on parle aux autres, comment le fait-on ? Le fait-on de la manière d'un enseignant ? Fait-on plutôt comme un dictateur ? Un bon enseignant aime parler de son sujet. Un enseignant a un certain amour et un respect pour ses étudiants. Il voulait qu'ils apprennent. Il y a une étude de 3000 étudiants en terminale. Ils ont été interrogés sur leurs meilleurs enseignants. De leurs réponses l’on en a déduit que : le professeur idéal (1) est véritablement concerné et intéressé par les étudiants comme des individus (2), exige que les élèves doivent travailler; (3) est impartial envers les étudiants, et (4) est évidemment enthousiaste à propos de l'enseignement.
      2. Nous devons avoir la même passion. Notre désir est que le monde et les gens qui lui appartiennent apprennent plus sur Jésus, sur Dieu et sur la Bible. Notre but bien sûr c'est que tous l'acceptent comme Sauveur et Maître de leur vie. Même s'ils n’ont appris qu’une seule chose sur Lui, on peut dire que nous avons bien fait. Que Dieu nous aide à avoir la même passion pour le monde que Jésus, à les aimer, à désirer leur enseigner notre Dieu et notre Sauveur, Jésus Christ. N'oubliez pas que « Le professeur médiocre dit. Le bon professeur explique. L'enseignant supérieur démontre. Le grand professeur inspire. »

mardi 25 septembre 2012

La foule divisée

« Des gens de la foule, ayant entendu ces paroles, disaient : Celui-ci est vraiment le prophète. D'autres disaient : C'est le Christ. Et d'autres disaient : Est-ce bien de la Galilée que doit venir le Christ ? L’Écriture ne dit-elle pas que c'est de la postérité de David, et du village de Bethléem, où était David, que le Christ doit venir ? Il y eut donc, à cause de lui, division parmi la foule. Quelques-uns d'entre eux voulaient le saisir, mais personne ne mit la main sur lui. Ainsi les huissiers retournèrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Et ceux-ci leur dirent : Pourquoi ne l'avez-vous pas amené ? Les huissiers répondirent : Jamais homme n'a parlé comme cet homme. Les pharisiens leur répliquèrent : Est-ce que vous aussi, vous avez été séduits ? Y a-t-il quelqu'un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui ? Mais cette foule qui ne connaît pas la loi, ce sont des maudits ! Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus, et qui était l'un d'entre eux, leur dit : Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il a fait ? Ils lui répondirent : Es-tu aussi Galiléen ? Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort point de prophète. Et chacun s'en retourna dans sa maison. » (Jean 7.40 – 53)


Jésus est allé à Jérusalem pour la fête des Tabernacles. Il a enseigné au temple. La plupart des juifs n'aimaient pas ce qu'il disait, surtout les pharisiens. Mais personne ne l'a touché. Même des huissiers, envoyés par les chefs religieux ne l'ont pas arrêté, mais ils ont écouté ce qu'il disait.


  1. La division
    1. On voit encore une division dans la foule. On l'a déjà vue. Verset 12, 30 – 31.
      1. L'Évangile peut causer la division. « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. » (Hébreux 4.12)
      2. La division est souvent un problème chez les non-chrétiens ainsi que chez les chrétiens. « Les flocons de neige sont une des choses les plus fragiles de la nature, mais il suffit de regarder ce qu'ils peuvent faire quand ils collent ensemble. »
    2. Certains croyaient qu'il était un prophète (Deutéronome 18.15). D'autres le Christ (verset 31, Ésaïe 35.5). D'autres voulaient le tuer. Pourquoi tous ces avis différents ?
      1. Certains prennent un seul verset sans penser aux autres, ou sans regarder son contexte.
      2. Certains pensent plutôt à ce qu'ils ont entendu. Ils auraient pu poser les questions à Jésus, mais ils sont restés bloqués sur le fait qu'il est de Galilée. Ils auraient pu chercher davantage dans les écritures, les registres de Bethléem… etc.
      3. D'autres sont en colère, ils sont poussés par leurs émotions. Au lieu de chercher la vérité, ils se mettent en colère contre Jésus, qui n'a rien fait. Ils étaient bloqués par les enseignements de leurs maîtres.
  2. Les courageux.
    1. Les huissiers.
      1. Les huissiers viennent, les mains vides, sans ramener Jésus. Les pharisiens ne sont pas contents. C'est comme ça quand nos ennemis veulent nous faire tomber. Quand ils ne réussissent pas, ils sont encore plus en colère. « Le méchant le voit et s'irrite, il grince les dents et se consume ; les désirs des méchants périssent. » (Psaume 112.10) « Lorsque tous nos ennemis l'apprirent, toutes les nations qui étaient autour de nous furent dans la crainte ; elles éprouvèrent une grande humiliation, et reconnurent que l’œuvre s'était accomplie par la volonté de notre Dieu. » (Néhémie 6.16) Au début peut-être les pharisiens pensent que Jésus les a évités, qu'il s'est caché. Mais la vraie raison est qu'ils trouvent que les paroles de Jésus étaient bonnes (ou vraies).
      2. Les pharisiens auraient dû réfléchir. Si ces huissiers étaient convaincus, peut être y avait-t-il quelque chose de bien chez Jésus. Mais au contraire, les pharisiens disent aux huissiers : « Vous êtes séduits ! » Puis ils présentent ses adeptes comme des gens mal éduqués. Aujourd'hui encore les chrétiens sont critiqués ainsi.
    2. Nicodème.
      1. On a parlé de Nicodème en chapitre 3. Il est un disciple secret de Jésus. (Pourquoi n'avait-il pas suivi Jésus ? Pourquoi est-il resté parmi les pharisiens ? Jésus ne lui a pas dit de le suivre. Il avait comme dans ce cas-là, l'occasion de témoigner pour Jésus.) Mais il doit parler ici. Son argument est juste et rationnel. « Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il a fait ? » Nicodème a choisi de ne pas se dévoiler. Peut-être êtes-vous dans une situation identique. Cela montre aussi le changement qui a eu lieu dans le cœur de Nicodème, il n'est plus comme eux.
      2. Les pharisiens, au lieu de répondre à son argument, s'attaquent à lui. On voit aussi qu'ils croient que Jésus est de Galilée. Ils disent faussement qu’aucun prophète n’est venu de Galilée, néanmoins les prophètes Nahum et Jonas étaient Galiléens. Ils se dépêchent de terminer la réunion et de rentrer chez eux, parce qu'ils s’attendent à ce que plus de personnes parlent en faveur de Jésus. Faisons-nous de même avec les autres, donnons-leur nous le temps de s'exprimer ? Ou sommes-nous repliés sur certaines doctrines ? 

mardi 18 septembre 2012

Venir


« Quelques habitants de Jérusalem disaient : N'est-ce pas là celui qu'ils cherchent à faire mourir ? Et voici, il parle librement, et ils ne lui disent rien ! Est-ce que vraiment les chefs auraient reconnu qu'il est le Christ ? Cependant celui-ci, nous savons d'où il est ; mais le Christ, quand il viendra, personne ne saura d'où il est. Et Jésus, enseignant dans le temple, s'écria : Vous me connaissez, et vous savez d'où je suis ! Je ne suis pas venu de moi-même: mais celui qui m'a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais ; car je viens de lui, et c'est lui qui m'a envoyé. Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue. Plusieurs parmi la foule crurent en lui, et ils disaient : Le Christ, quand il viendra, fera-t-il plus de miracles que n'en a fait celui-ci ? Les pharisiens entendirent la foule murmurant de lui ces choses. Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens envoyèrent des huissiers pour le saisir. Jésus dit : Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m'en vais vers celui qui m'a envoyé. Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir où je serai. Sur quoi les Juifs dirent entre eux : Où ira-t-il, que nous ne le trouvions pas ? Ira-t-il parmi ceux qui sont dispersés chez les Grecs, et enseignera-t-il les Grecs ? Que signifie cette parole qu'il a dite : Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir où je serai ? Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture. Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l'Esprit n'était pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié. » (Jean 7.25 – 39)


Jésus est allé à Jérusalem pour la fête des Tabernacles. Cette fête durait huit jours. C'était un temps joyeux où les juifs construisaient des abris de branches et campaient dehors pour la durée de la fête. Ils commémoraient la sortie d’Égypte des Israélites sous la direction de Moïse. Après quelques jours Jésus a enseigné dans le temple. Les pharisiens posaient des questions et les gens avaient des avis différents sur lui. Dans ce passage, Jésus parle de ses origines, de sa destination, et comment on peut le suivre.


  1. D'où je viens.
    1. Les juifs qui habitaient à Jérusalem n'ont pas connu Jésus aussi bien que ceux de Galilée. Ils murmurent entre eux. Au moins ils cherchent la vérité. Ils demandent pourquoi les chefs religieux n'ont rien dit contre Jésus. Ils pensent que l'origine du Christ devait être un mystère. Par contre, ils ne peuvent pas imaginer le Christ, né dans le petit village de Bethléem, puis habitant Nazareth.
    2. Jésus connaissant leurs pensées leur dit qu'ils ne le connaissent pas. Ils ne savent même pas qui l'a envoyé. Jésus vient de Dieu. C'est Dieu qui l'a envoyé. Jésus leur dit qu'ils ne le connaissent pas.
    3. Et nos origines ? Je ne parle pas de nos origines physiques. Peu importe où vous êtes nés, où vous habitez, mais êtes-vous un enfant de Dieu ? Cherchez-vous à faire Sa volonté ?
  2. Je m'en vais.
    1. La foule veut le saisir parce qu'il s'est présenté comme égal à Dieu. Mais personne ne le fait parce que ce n'est pas le temps. L'heure de sa mort n'est pas encore venue. Mais parmi eux, certains ont cru en lui. Ils ont vu ses miracles, ils ont entendu son enseignement et ils ont cru. Ils remarquent que Jésus a fait beaucoup de miracles. N'est-ce pas la preuve qu'il est le Christ ? Donc même les habitants de Jérusalem qui suivent bien les enseignements des pharisiens posent la question. Mais les pharisiens ont entendu ce que la foule a dit et ils envoient des huissiers pour le saisir.
    2. Jésus leur dit qu'il partira. Les pharisiens ne le comprennent pas. Ils pensent toujours aux choses physiques au lieu des choses spirituelles. De plus, ils ne peuvent pas aller avec lui. Pourquoi ? D'abord Jésus va monter au ciel, et eux vont rester sur la terre. Mais Jésus connaît aussi le cœur des hommes. Jésus sait que les pharisiens ont un cœur dur et qu'ils ne l'accepteront pas.
    3. Comprenez-vous la parole de Jésus ? Croyez-vous qu'il est envoyé par Dieu, qu'il est mort sur la croix à votre place, mais qu'il est ressuscité, qu'il est aux cieux et qu'il prépare une place pour ses enfants ? Viendriez-vous là ? Si vous attendez, il peut être trop tard, et vous ne le trouverez pas.
  3. Qu'il vienne à moi.
    1. D'abord on doit parler un peu plus de cette fête. Il y avait une tradition que les sacrificateurs célébraient. Pendant cette fête le prêtre allait à la piscine de Siloé. Là, il remplissait un bol avec l'eau de la piscine. Puis avec des chansons et des louanges, il l'amenait au temple suivi par la foule, pour le verser sur l'autel. (Voyez – Ésaïe 12) Je crois que c'est à ce moment que Jésus a prononcé ces mots.
    2. Jésus donne une invitation à la foule. « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. » L'invitation a trois parties.
      1. D'abord il faut avoir soif. Il y a des gens qui approchent à Jésus par curiosité. Certains l'approchent parce qu'ils sont forcés par leurs parents ou autres. Si on n'a jamais soif, cela ne va pas durer. Il y a une expression au Texas, « On peut mener un cheval à l'eau, mais on ne peut pas le faire boire. » Il faut avoir soif de Jésus. Pensez à Jésus et la femme Samaritaine.
      2. Ensuite il faut s'approcher de Jésus. Il y a des gens qui ont soif, mais qui ne l'approchent pas, ou qui approchent quelqu'un d'autre et non pas le Christ, Jésus. Quand on a soif spirituellement, il n'y a que Jésus seul qui puisse l'assouvir.
      3. Finalement il faut boire. Encore certains ont soif, ils s'approchent de Jésus, puis ils se reculent. C'est triste d'être si près de l'eau vivante, mais de ne pas l'accepter.
    3. Ceux qui sont sauvés (qui ont eu soif, sont venus à Jésus, et ont bu) ont l’Esprit de Dieu. Tous ceux qui croient en Lui ont l'Esprit Saint, qui habite en nous. Qui nous aide et qui nous guide, et qui nous confirme notre salut. Avez-vous cet Esprit en vous ? Vous savez que cette fête des Tabernacles sera accomplie au retour de Jésus. Jean en parle encore dans l'Apocalypse 7 « Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d'une voix forte, en disant : Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l'agneau. » (Apocalypse 7.9 – 10) Serez-vous parmi cette foule ce jour-là ?

samedi 1 septembre 2012

La Doctrine de Jésus


« Vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple. Et il enseignait. Les Juifs s'étonnaient, disant : Comment connaît-il les Écritures, lui qui n'a point étudié ? Jésus leur répondit : Ma doctrine n'est pas de moi, mais de celui qui m'a envoyé. Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est vrai, et il n'y a point d'injustice en lui. Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et nul de vous n'observe la loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? La foule répondit : Tu as un démon. Qui est-ce qui cherche à te faire mourir ? Jésus leur répondit : J'ai fait une œuvre, et vous en êtes tous étonnés. Moïse vous a donné la circoncision, non qu'elle vienne de Moïse, car elle vient des patriarches, et vous circoncisez un homme le jour du sabbat. Si un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi vous irritez-vous contre moi de ce que j'ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat ? Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice. » (Jean 7.14 – 24)


Jésus est arrivé à Jérusalem pour la fête des Tabernacles. Il n'a pas suivi le conseil de ses frères, il y est allé discrètement. Dans ce passage Jésus commence à enseigner au temple. La fête des Tabernacles était une fête joyeuse pour les juifs, la fête durait huit jours. Donc vers le quatrième jour, Jésus est entré dans le temple pour enseigner. Pourquoi a-t-il attendu ? Le début de la fête était rempli d'activités, donc les gens étaient occupés. Aussi au début de la fête les chefs religieux l'ont cherché pour le tuer. Donc Jésus a laissé un peu de temps avant de montrer sa présence aux autres.


  1. Sa doctrine.
    1. Les juifs entendent les enseignements de Jésus, ils sont étonnés. Comment peut-il connaître les écritures sans avoir étudié ? Il est vrai que pour nous, les êtres humains, si on veut mieux connaître les écritures, il faut les étudier.  Comment ? Lisez-les. Priez et cherchez à les comprendre. Comparez un passage avec d'autres. Cherchez les avis des autres.
    2. Jésus connaît les écritures parce que c'était et son Père qui les ont inspirées. Sa doctrine, ses enseignements, venaient de Dieu. Quelle chance pour les juifs de recevoir directement du Christ, les enseignements de Dieu !
    3. « Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. » (verset 17) Jésus dit à la foule que si elle cherchait vraiment la volonté de Dieu, elle reconnaîtrait que sa doctrine est de Dieu. Jésus leur donne un défi : cherchez pour voir si mes enseignements sont de Dieu. Les juifs de Bérée l'ont fait après qu'ils ont reçu les enseignements de Paul et Silas. « Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d'empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact. » (Actes 17.11) Nous aussi, nous devons chercher les écritures pour vérifier que tout enseignement vient de Dieu.
    4. Jésus leur parle encore de la gloire. (voyez Jean 5.39 – 47) Il faut chercher la gloire de celui qui nous a envoyés. C'est inutile de chercher de nous glorifier. Certains hommes deviennent orgueilleux et insolents, car ils montent un beau cheval, portent une plume dans leur chapeau ou sont habillés avec un beau costume. Qui ne voit la folie de tout cela ? S'il y a de la gloire dans ces choses-là, la gloire appartient au cheval, à l'oiseau et au tailleur.
  2. La doctrine des chefs religieux.
    1. Les chefs religieux cherchaient leur propre gloire. Ils voulaient avoir la reconnaissance des hommes pour toutes les œuvres qu'ils avaient faites, « Mais le Seigneur leur dit : Vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et à l'intérieur vous êtes pleins de rapine et de méchanceté. » (Luc 11.39)
    2. « Et nul de vous n'observe la loi. » En fait, il est impossible d'observer la loi.
      1. La faute de ces gens était qu'ils ont cru l'avoir observée. Dieu a donné la loi pour nous montrer nos péchés. « Là où il n'y a point de loi, il n'y a point non plus de transgression. » (Romains 4.15) « Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. » (1 Jean 3.4) Ils ne se sont pas rendu compte de leurs péchés. Si vous le leur aviez demandé, ils auraient dit qu'ils ont gardé la loi. « Et voici, un homme s'approcha, et dit à Jésus : Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? . . . Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Le jeune homme lui dit : J'ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ? » (Matthieu 19.16 — 20)
      2. Jésus utilise un exemple, « Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? » « Tuer quelqu'un » est contre la loi de Moïse, même dans les dix commandements. Bien sûr ils font ce que beaucoup d'autres font, ils le nient. Vous êtes-vous rendu compte de vos péchés ? Avez-vous cherché à être réconcilié avec Lui ?
    3. Dans le deuxième exemple donné par Jésus, ils l'ont mal jugé. Jésus utilise la raison avec eux. Ils sont en colère avec lui parce qu'il a guéri un homme le jour du sabbat, mais ils circoncisent le jour du sabbat. « Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice. » Donc on a la droit de juger si quelqu'un est de Dieu ou non, pas selon l’apparence, mais selon la justice. Il faut juger en se basant sur la parole de Dieu.

lundi 20 août 2012

Une suggestion

« Après cela, Jésus parcourait la Galilée, car il ne voulait pas séjourner en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir. Or, la fête des Juifs, la fête des Tabernacles, était proche. Et ses frères lui dirent : pars d'ici, et va en Judée, afin que tes disciples voient aussi les œuvres que tu fais. Personne n'agit en secret, lorsqu'il désire paraître : si tu fais ces choses, montre-toi toi-même au monde. Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui. Jésus leur dit : mon temps n'est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt. Le monde ne peut vous haïr ; moi, il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises. Montez, vous, à cette fête ; pour moi, je n'y monte point, parce que mon temps n'est pas encore accompli. Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée. Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non publiquement, mais comme en secret. Les Juifs le cherchaient pendant la fête, et disaient : où est-il ? Il y avait dans la foule grande rumeur à son sujet. Les uns disaient : c'est un homme de bien. D'autres disaient : non, il égare la multitude. Personne, toutefois, ne parlait librement de lui, par crainte des Juifs. » (Jean 7.1 – 13)
Jésus a quitté la Judée parce qu'il savait que les juifs cherchaient à le tuer. C'était la fête des Tabernacles. (Donc il a passé six mois à peu près en Galilée.) C'était une fête joyeuse pour les juifs. En automne, ils fêtaient la récolte en faisant du « camping ».

  1. La suggestion de ses frères.
    1. Les frères de Jésus ont suggéré que Jésus parte pour Jérusalem pour participer à la fête des Tabernacles. Ses frères, Jacques, Joseph, Simon et Jude (Matthieu 13.55), ne croyaient pas en lui comme leur Sauveur. Mais il est possible qu'ils croyaient en lui comme le Messie, le futur Roi d'Israël.
    2. Ses frères voulaient que Jésus parte et se joigne à la foule qui allait à Jérusalem. Pour quelqu'un qui voulait être le roi, il fallait suivre la foule pour gagner de la popularité. Ils ne comprenaient pas pourquoi Jésus était resté en Galilée, c'est-à-dire nulle part, quand il aurait pu être à la capitale.
  2. La réponse de Jésus à cette suggestion.
    1. « Mon temps n'est pas encore venu. » Jésus savait que ce n'était pas le moment dans son ministère de gagner plus de popularité ou de gagner plus d'opposition. Donc il allait rester en Galilée.
    2. « Mais votre temps est toujours prêt. » Les juifs ne détestaient pas les frères de Jésus. Ce n'était pas eux qui ont fait des miracles le jour du sabbat, qui ont parlé contre leurs traditions et leur hypocrisie. « Le monde ne peut vous haïr ; moi, il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises. » Jésus a dénoncé leurs péchés.
    3. « Montez, vous, à cette fête ; pour moi, je n'y monte point, parce que mon temps n'est pas encore accompli. » En grec et dans d'autres traductions il est dit, « je n'y monte pas encore. » Jésus y est allé, mais pas de la façon à laquelle ses frères s’attendaient.
  3. L'action de Jésus.
    1. Jésus y est allé, mais en secret. Il n'a pas suivi la foule, la caravane, mais il est secrètement parti avec ses disciples.
    2. Les actions de Jésus ont évité deux choses : soit une foule qui voulait le faire roi, soit l'opposition des chefs religieux qui voulaient le tuer.
    3. Jésus a suivi la volonté de son Père, d'être crucifié à Pâque et non pas à la fête des Tabernacles. Jésus était l'accomplissement de la Pâque. Il est « l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » (Jean 1.29) Il vaut toujours mieux suivre la volonté de Dieu.
  4. Les actions des juifs.
    1. Les juifs le cherchaient. Les pharisiens avaient des espions de partout pour le trouver. Ils ont demandé aux gens où il était.
    2. La foule a parlé de lui. Les uns ont dit qu'il était un homme de bien. Peut-être y avait-il à cette fête des personnes que Jésus a guéries. Certes plusieurs ont vu ses miracles. Ils ont dit qu'il ne mérite pas la colère des chefs religieux.
    3. Les autres ont dit qu'il égarait la multitude, qu'il les trompait. Ces gens-là étaient d'accord avec les chefs religieux, ils pensaient que Jésus n’obéissait pas aux lois de Moïse.
    4. « Personne, toutefois, ne parlait librement de lui, par crainte des Juifs. » Les gens ont peur des chefs religieux. Si les pharisiens pensaient que ces gens prenaient position pour Jésus, ils auraient pu les jeter hors du Temple. Par contre, si ces gens n’aimaient pas Jésus, les pharisiens auraient alors demandé de l’aide pour le piéger.
    5. Et nous, avons-nous peur de parler de Jésus ? N'en parlons-nous qu’avec les chrétiens ? Suivons-nous l'exemple de Jésus, faisant la volonté de Dieu pour nous, malgré la popularité de nos actions ? Cherchons-nous à plaire Jésus ou au monde par nos actions ?