lundi 27 janvier 2014

Jésus et Lazare


« Jésus frémissant de nouveau en lui-même se rendit au sépulcre. C'était une grotte, et une pierre était placée devant. Jésus dit : ôtez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là. Jésus lui dit : ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m'as exaucé. Pour moi, je savais que tu m'exauces toujours ; mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé. Ayant dit cela, il cria d'une voix forte: Lazare, sors ! Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d'un linge. Jésus leur dit : déliez-le, et laissez-le aller. » (Jean 11.38 – 44)

Nous arrivons à la partie culminante de cette histoire. Jésus a appris que Lazare est malade. Mais il a attendu quatre jours avant d'arriver. Lazare est mort. Marie et Marthe sont venues voir Jésus, et elles montraient de la confiance en lui. Jésus est arrivé au sépulcre avec la foule, tous pleuraient.

  1. Une demande.
    1. Lazare étant riche avait son propre sépulcre. Jésus demande à Marthe, « Ôtez la pierre. » Pourquoi à Marthe et pas Marie, ou la foule ?
    2. L'embaumement de ces jours-là n'était pas très efficace. Donc la sœur mentionne qu'il sent déjà, par égard pour la foule et par respect pour son frère.
    3. Parfois les commandements, les demandes de Dieu peuvent sembler bizarre pour nous. (aimer vos ennemis) Mais la parole de Jésus est claire et il vaut mieux la suivre.
  2. Une confirmation.
    1. Jésus rappelle à Marthe ce qu'il vient de lui dire. Parfois on a besoin de se faire rappeler la parole de Dieu, par un ami, par la Bible, par le pasteur. Parfois dans les moments difficiles on oublie ce que la Bible nous dit concernant ces moments.
    2. Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. Je crois que l'on peut dire pour nous aujourd'hui, « Si l'on croit, on verra la gloire de Dieu. » Que faut-il faire ? Suivrez Jésus comme Marthe et cette foule ont fait. Croyez que Dieu peut et qu'il va faire quelque chose. On peut même attendre avec impatience de voir ce qu'il va faire. Puis on va voir sa gloire, et bien sûr la lui donner.
    3. Plusieurs personnes ôtent la pierre, et il y a l'odeur de la pourriture. Encore des doutes émergent.
    4. Jésus prie. Une prière qu'il fait pour la foule. Il prie pour eux. Il prie pour nous aussi (Jean 17). Il prie avec confiance que Dieu va exaucer sa prière.
  3. Un miracle.
    1. Jésus crie d'une voix forte, pas pour que Lazare puisse l'entendre, mais pour que la foule puisse être témoin de cet événement.
    2. Le pauvre Lazare qui était au paradis, et a du reprendre sa chair humaine. Il sort du sépulcre vivant.
    3. Il y a aussi une bonne image dans ce texte du salut. Il y a quelqu'un qui est mort dans son péché et sans espoir. Personne ne peut l'aider, sauf Jésus, qui le sauve. Mais après le salut, il y a toujours des péchés qui entravent cette personne. C'est aux autres chrétiens de l'aider « déliez-le » mais aussi il y aura un temps pour « laissez-le aller » tout seul.
    4. Jésus montre sa puissance sur la mort. Il fait aussi une prophétie de ce qui va faire peu de temps après quand son propre tombeau sera vide. Philippe, un petit garçon trisomique de huit ans, a participé à une troisième année de classe d'école du dimanche avec plusieurs garçons et filles du même âge. Fait typique de cet âge, les enfants n'ont pas facilement accepté Philippe avec ses différences, mais grâce à un enseignant créatif, ils ont commencé à se soucier de Philippe et à l'accepter comme faisant partie du groupe, mais pas entièrement. Le dimanche après Pâques, le professeur a des œufs en plastique. En en donnant un à chaque enfant, il leur demande d'aller à l'extérieur en cette belle journée de printemps, de trouver un symbole d'une vie nouvelle, et de le mettre dans l’œuf. De retour en classe, ils partagent leurs symboles en ouvrant les emballages un par un pour faire la surprise. Après cela, les élèves retournent en classe et les œufs sont placés sur la table. Entouré par les enfants, l'enseignant a commencé à les ouvrir un par un. Après chacun, que ce soit une fleur, un papillon, ou une feuille, la classe donne plein de compliments. Puis l’un de paquets est ouvert, révélant qu’il n’y a rien à l’intérieur. Les enfants s'écrient : « C'est stupide. Ce n'est pas juste. Quelqu'un n'a pas écouté. »Philippe prend la parole : « C'est le mien. » « Philippe, tu ne fais jamais bien les choses ! », un enfant a dit, « Il n'y a rien là-dedans ! » « Je l'ai fait exprès », insiste Philippe, « Je l’ai fait vide. Le tombeau était vide ! » Un silence suit. Dès lors Philippe est devenu un vrai membre de la classe. Il est mort peu de temps après d'une infection. À l'enterrement, cette classe d'enfants de huit ans s'avança vers la bière non pas avec des fleurs, mais, avec leur professeur d'école du dimanche. Chacun a déposé un œuf en plastique vide.

Jésus, Marie et Marthe


« Jésus, étant arrivé, trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. Et, comme Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ, beaucoup de Juifs étaient venus vers Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frère. Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison. Marthe dit à Jésus Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera. Jésus lui dit : ton frère ressuscitera. Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? Elle lui dit : oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde. Ayant ainsi parlé, elle s'en alla. Puis elle appela secrètement Marie, sa sœur, et lui dit : Le maître est ici, et il te demande. Dès que Marie eut entendu, elle se leva promptement, et alla vers lui. Car Jésus n'était pas encore entré dans le village, mais il était dans le lieu où Marthe l'avait rencontré. Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, l'ayant vue se lever promptement et sortir, la suivirent, disant : elle va au sépulcre, pour y pleurer. Lorsque Marie fut arrivée là où était Jésus, et qu'elle le vit, elle tomba à ses pieds, et lui dit : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému. Et il dit : où l'avez-vous mis ? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois. Jésus pleura. Sur quoi les Juifs dirent : voyez comme il l'aimait. Et quelques-uns d'entre eux dirent : Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point ? » (Jean 11.17 – 37)

Jésus arrive à Béthanie. Après avoir entendu dire que Lazare était malade, il attend deux jours avant de faire le voyage à Béthanie le quatrième jour. Jésus ne va pas directement chez Lazare, mais dans la ville ; il entend que Lazare est mort. Une surprise ? Pas pour Jésus et ses disciples.

  1. Marthe parle avec Jésus.
    1. Marthe est le type de personne qui doit toujours faire quelque chose. Elle s'occupe pendant que Marie reste dans le deuil. Mais quand elle entend que Jésus est dans le village, elle va tout de suite le chercher. Jésus est présent pour nous aussi, va tout de suite le chercher.
    2. Marthe dit à Jésus, « Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. » Marthe n'est pas en train de le réprimander. Elle sait que tout de suite après que le messager est parti, son frère est mort. Elle montre quand même la foi en Jésus et Sa puissance, et dans sa capacité à le ressusciter comme il l’a déjà fait.
    3. Jésus lui dit que Lazare va encore vivre. Marthe croit dans la résurrection.
  2. Jésus prêche la Bonne Nouvelle.
    1. Jésus utilise cette occasion de parler de la Bonne Nouvelle: qu'il est la résurrection et la vie. Jésus est celui qui donne la vie. Et c'est Lui qui donne la vie éternelle.
    2. La mort physique d'un enfant de Dieu, c'est plutôt comme le sommeil. Un chrétien ne sera pas touché par la mort spirituelle, qui est la séparation de Dieu, l'enfer éternel.
    3. Marthe croit en Jésus. Laissez-moi vous poser la même question très importante... Croyez-vous cela ?
  3. Marie parle avec Jésus.
    1. Marthe, remplie d'espoir et de réconfort, va chercher sa sœur. Dès que Marie entend que Jésus l'a appelée, elle va directement à lui. Elle ne prend même pas le temps de dire à la foule où elle va.
    2. Elle dit la même chose que sa sœur. Elles s'en sont peut-être parlé entre elles.
  4. La tendresse de Jésus.
    1. Jésus est touché par la tristesse de Marie et la foule, qui pleure à haute voix. Je crois que Jésus est toujours touché par nos souffrances, même assis à côté de son Père, il nous regarde avec tendresse.
    2. Jésus leur a demandé de lui montrer le sépulcre. Pourquoi, Jésus leur a-t-il demandé ceci ? Le savait-il déjà ? Il veut qu'ils y aillent tous. Il est important même dans la souffrance d'être occupé, surtout avec le travail du Seigneur.
    3. « Jésus pleura. » Cela nous étonne ? Ce n'est pas l'image qu'on donne de Jésus. Il est le Dieu tout puissant, le créateur, le Seigneur de l'armée céleste. Il pleure ? Oui. Pourquoi ? C'est vrai comme la foule l’a dit, il aime Lazare, mais il ne pleure pas pour lui, il est au paradis. Parce qu'il voit la souffrance de Marie et Marthe ? Parce qu'il voit le résultat du péché, la mort, qui est le pire ennemi des hommes. Parce qu'il voit le cœur de certains dans la foule, qui ne le connaissent pas comme Seigneur et Sauveur. Parce qu'il peut voir au travers du temps tous les êtres humains qui allaient le rejeter. Jésus a peut-être pensé à toi ce jour-là. Crois-tu en lui, et à sa capacité de te sauver de tous péchés, et de la mort ? 

mercredi 11 décembre 2013

Lazare est malade.

« Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur. C’était cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c’était son frère Lazare qui était malade. Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. Après avoir entendu cela, Jésus dit : cette maladie n’est point à la mort ; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. Lors donc qu’il eut appris que Lazare était malade, il resta deux jours encore dans le lieu où il était, et il dit ensuite aux disciples : retournons en Judée. Les disciples lui dirent : Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapider, et tu retournes en Judée ! Jésus répondit : n’y a-t-il pas douze heures au jour ? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais, si quelqu’un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n’est pas en lui. Après ces paroles, il leur dit : Lazare, notre ami, dort ; mais je vais le réveiller. Les disciples lui dirent : Seigneur, s’il dort, il sera guéri. Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu’il parlait de l’assoupissement du sommeil. Alors Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort. Et, à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n’étais pas là. Mais allons vers lui. Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : allons aussi, afin de mourir avec lui. » (Jean 11.1 – 16)

Voici, on commence une histoire très connue et très riche. Seul Jean l’a enregistrée dans son évangile. Pourquoi ? Peut-être, parce que Jean a plus parlé du ministère de Jésus à Jérusalem que les autres évangiles. Ou parce que Lazare était toujours vivant quand les autres évangiles ont été écrits, donc raconter l’histoire aurait pu provoquer la persécution contre lui et même sa mort. Jean, qui a sorti son évangile bien après les autres, l’a raconté en sachant que Lazare était mort. Peu importe la raison, Jean nous donne plus d’informations sur ce miracle que les autres, car l’histoire est riche dans son contenu et son contexte, et le miracle était important parce qu'il était une préfiguration de sa propre résurrection.

  1. Les personnages. Cette famille est riche, et ils sont tous soit veufs soit célibataires. Nous savons qu’ils sont riches parce qu’ils ont un sépulcre, une grande foule est venue pour l’enterrement, et parce que Marie a un parfum très cher. Il semble que Jésus et ses disciples ont souvent séjourné chez eux quand ils sont venus à Jérusalem, car ils ne sont séparés que par quelques kilomètres.
    1. Marthe est mentionnée dans Luc 10 comme étant celle qui travaillait au lieu de rester près de Jésus pour entendre ses enseignements, comme sa sœur. Certains pensent que c’est elle la plus âgée de la famille, d’autres pensent que c’est plutôt Lazare.
    2. Marie est mentionnée dans Luc 10 et aussi dans Jean 12 où elle essuie les pieds de Jésus et oint ses pieds avec un parfum très cher.
    3. Lazare, l’homme de la famille, qui a un rôle très important, est malade. Une maladie assez grave parce qu’elles envoient le dire à Jésus.
  2. Le message reçu.
    1. Jésus reçoit le message de cette maladie de son ami. Déjà il dit que cette maladie n’est pas à la mort. Bien sûr Jésus sait qu’il va le ressusciter donc ce n’est pas pour la mort. Pourquoi nous, les enfants de Dieu, souffrons-nous et mourrons-nous ? Pour la gloire de Dieu. Comment peut-on voir la gloire au travers de la souffrance et de la mort ?
    2. Jean nous donne une petite parenthèse : « Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. » Pourquoi Jean nous dit-il cela ? Parce que ce qui va suivre va nous questionner sur l’amour de Jésus pour ses amis. Ce message est délivré à Marie et Marthe. Mais Lazare est déjà mort.
    3. Jésus attend deux jours avant d’aller les voir. Il sait que Lazare est mort. Il sait que Marie et Marthe souffrent, toutes seules. Après deux jours, il dit aux disciples : « Retournons en Judée. »
  3. Ce qui concerne les disciples.
    1. Les disciples qui pensent que la maladie de Lazare n’est pas grave ont peur de retourner face aux chefs religieux qui veulent tuer Jésus. Ils le lui rappellent.
    2. Jésus leur rappelle que Dieu lui a accordé un certain temps, le jour. Et il fait toujours « le jour » donc inutile d’avoir peur, parce que l’heure de nuit, sa mort, n’est pas encore venue. Et nous, nous devons travailler pendant qu’il fait encore jour.
    3. Jésus les calme aussi disant : « Lazare, notre ami, dort ; mais je vais le réveiller. »
  4. Ils y vont.
    1. Ils ne comprennent pas, donc Jésus leur dit clairement : « Lazare est mort. » Mais c’est une bonne chose parce que leur foi va grandir au travers de cette situation.
    2. Thomas a la bonne idée, mais le mauvais raisonnement. Il veut bien y aller, mais il pense il va à sa mort avec Jésus. Ils n’attendent pas ce qu’ils allaient voir dans deux jours.

lundi 2 décembre 2013

Moi et le Père nous sommes un.

"Moi et le Père nous sommes un. Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider. Jésus leur dit : Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres venant de mon Père : pour laquelle me lapidez-vous ? Les Juifs lui répondirent : Ce n’est point pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu. Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l’Écriture ne peut être anéantie, celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites : Tu blasphèmes ! Et cela parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas. Mais si je les fais, quand même vous ne me croyez point, croyez à ces œuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père. Là-dessus, ils cherchèrent encore à le saisir, mais il s’échappa de leurs mains. Jésus s’en alla de nouveau au-delà du Jourdain, dans le lieu où Jean avait d’abord baptisé. Et il y demeura. Beaucoup de gens vinrent à lui, et ils disaient. Jean n’a fait aucun miracle ; mais tout ce que Jean a dit de cet homme était vrai. Et, dans ce lieu-là, plusieurs crurent en lui." (Jean 10:30-42)

Jésus a parlé de sa relation avec le Père quelques versets auparavant, mais il a aussi parlé du l’assurance de salut. Dans le verset 30, Jésus revient au sujet de sa relation avec le Père. « Moi et le Père, nous sommes un. » Quelle déclaration ! Jésus vient de parler du fait qu’il tient ses brebis dans ses mains, comme le Père les tient. Maintenant Jésus dit qu’en fait, lui et le Père sont un. « Un » ne veut pas seulement dire égalité, mais aussi unité et harmonie.

  1. La réaction des juifs. Ils ont pris des pierres pour le lapider. Pourquoi « de nouveau » ? Parce qu’ils ont déjà essayé de le faire, voir Jean 8.59. Ils ont pensé que Jésus a blasphémé et donc selon Lévitique 24.14 à 16, il mérite la mort. Mais ils ont aussi réagi en colère. Ils ont oublié qu’ils n’ont plus le droit de tuer quelqu’un sans la permission du gouvernement romain.
  2. Jésus leur pose calmement une question. Encore une fois il parle des œuvres qu’il a faites, les bonnes œuvres qui montrent son origine et sa relation avec le Père. Encore une fois on voit la relation entre la foi et les œuvres (Jacques 2). Les juifs ont pris le temps de s’expliquer. Ils ignorent les bonnes œuvres de Jésus, tout ce qu’ils avaient retenu, c’est le blasphème. Les juifs ont bien compris que Jésus est en train de leur dire qu’il est Dieu.
  3. Maintenant Jésus va utiliser les écritures pour soutenir son point, ces écritures que la plupart des juifs ont mémorisées. Il cite un Psaume, 82.6. « Psaume d’Asaph. Dieu se tient dans l’assemblée de Dieu ; Il juge au milieu des dieux. Jusqu’à quand jugerez-vous avec iniquité, et aurez-vous égard à la personne des méchants ? Pause. Rendez justice au faible et à l’orphelin, faites droit au malheureux et au pauvre, sauvez le misérable et l’indigent, délivrez-les de la main des méchants. Ils n’ont ni savoir ni intelligence, ils marchent dans les ténèbres ; tous les fondements de la terre sont ébranlés. J’avais dit : Vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très Haut. Cependant vous mourrez comme des hommes, vous tomberez comme un prince quelconque. Lève-toi, ô Dieu, juge la terre ! Car toutes les nations t’appartiennent. » (Psaumes 82.1 – 8) Ce Psaume parle des méchants qui régnaient sur le peuple. Le psalmiste dit que ces chefs étaient comme des dieux dans leur façon de traiter le peuple et Dieu était obligé de les faire tomber, parce qu’il est le seul et le vrai Dieu. Jésus leur dit, Dieu a appelé ces chefs des dieux, mais moi, qui a été sanctifié et envoyé par le Père, vous me rejetez.
  4. Puis Jésus parle encore des ses œuvres, ses œuvres qu’il a faites pour montrer qu’il est le Messie, le Fils de Dieu. Jésus les implore, « Ne croyez donc pas mes paroles, mais vous voyez les œuvres que j’ai faites, croyez-les, parce qu’elles montrent clairement qui je suis. » Ils voulaient le prendre pour l’emmener hors du temple pour le tuer. Mais ce n’était pas le moment et la façon dont il devrait mourir. Vous savez que Dieu sait comment on va mourir et quand. Cela ne va pas le surprendre. Faites-lui confiance même en ce qui concerne votre mort. Vous êtes toujours dans ses mains.
  5. Jusqu’à là on peut être découragé. Jésus discutait avec ces juifs pour les convaincre de leur besoin d’un sauveur. Il leur en parlait, il leur montrait des œuvres merveilleuses, mais ils n’ont pas cru en Lui. Mais avant de rentrer totalement dans le découragement regardez les versets suivants. Jésus est parti et il a trouvé des gens qui ont cru en Lui. Jean mentionne particulièrement le fait qu’ils ont cru dans le témoignage de Jean Baptiste, pas selon ce qu’il a fait, mais selon ce qu’il a dit de Jésus. On peut être découragé aussi par les résultats de nos œuvres et notre témoignage mais restez fidèle à Dieu, on ne sait pas le fruit qu’ils peuvent avoir. L’important est de persévérer.

vendredi 15 novembre 2013

L'Assurance du Salut

« On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C’était l’hiver. Et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon. Les Juifs l’entourèrent, et lui dirent : Jusques à quand tiendras-tu notre esprit en suspens ? Si tu es le Christ, dis-le-nous franchement. Jésus leur répondit : Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi. Mais vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. » (Jean 10.22 – 29)


Jésus continue son discours avec les juifs, principalement des pharisiens. Ce discours a lieu pendant la fête de la Dédicace. Cette fête n’est pas dans la loi de Moïse, mais a commencé des années après la captivité babylonienne. Les juifs étaient gouvernés par les Syriens. Le roi, Antiochus Épiphanes a marché contre Jérusalem, il a tué au moins 40 000 juifs et il est entré dans le temple où il a sacrifié un cochon sur l’autel du temple. Puis il a dispersé le sang sur tout le temple, le rendant impur. Trois ans plus tard, Judas Maccabaeus, a levé une armée et expulsé les Syriens. Puis il a purifié le temple et construit un nouvel autel. C’était ce jour que les Juifs fêtent tous les ans à la mi-décembre. C’était un temps joyeux, connu aussi comme la fête de la lumière, parce que tout le monde mettait des bougies dans sa maison toute la nuit, et un grand candélabre au temple.

  1. Jésus se promène sous le portique de Salomon. (Ce portique était tout ce qu’il restait du temple de Salomon. Il était contre le mur extérieur du temple et couvert par un toit qui offrait sa protection contre les éléments.) Les juifs utilisent ce moment pour lui poser une question.
    1. Jésus ne leur a pas dit clairement qu’il était le Messie, comme il l’avait dit à la femme samaritaine. Mais il leur a dit en employant des termes comme « la lumière du monde » et « le pain de vie » qui montrent bien qui il est.
    2. Jésus répond, « Je vous l’ai dit et vous ne croyez pas. » Il n’a pas dit, « vous ne comprenez pas ». Il leur a dit à plusieurs reprises, mais ils ont refusé d’y croire. Ne les critiquez pas trop, est-ce qu’il ne nous arrive pas d’entendre plusieurs fois la même chose de Dieu avant de réagir.
  2. Jésus parle encore des œuvres qui rendent témoignage de qui il est.
    1. Pas seulement les miracles, mais aussi ses enseignements dont les peuples ont remarqué le hors-norme. (Comme ses miracles hors normes que le peuple a remarqués)
    2. Pour nous aussi, nos œuvres rendent témoignage de qui nous sommes et à qui nous appartenons : comment nous traitons nos amis, notre famille, nos serveurs au restaurant, nos ennemis ; comment nous réagissons face aux difficultés, aux bénédictions.
  3. Jésus évoque encore l’image des brebis qu’il a utilisé quelques versets auparavant. Les juifs n’avaient pas compris parce qu’ils n’étaient pas ses brebis.
  4. Ce que Jésus donne à ses brebis.
    1. Jésus donne à ses brebis la vie éternelle. Une vie qui dure à jamais, sans fin.
    2. Jésus appuie sur le fait que cette vie est bien éternelle, disant « elles ne périront jamais ». En grec il y a une double négation, Jésus dit que ses brebis ne vont jamais périr, jamais.
    3. « Personne ne les ravira de ma main. » En grec, le texte ne précise pas « une personne », mais plutôt « Rien ne les ravira de ma main », ni personne, ni objet, ni les brebis même. Un homme a parlé avec son ami de ce sujet disant : « J'essaie de ne pas pécher, mais je n'arrive pas. Je suis sûr que Dieu va me rejeter. » Mais son ami lui a montré un chien à son côté. « Tu vois ce chien, ce chien est fidèle, il est obéissant, il est un grand joie. Mais tu vois mon fils là dans la cuisine, il ne reste pas propre, il est souvent désobéissante, il jette sa nourriture par terre, parfois il pleure pour aucune raison. Mais qui va hériter tous ceux qui m'appartiennent ? Mon fils. » Au moment du salut on devient un enfant de Dieu, et on hérite la vie éternelle. Il n’y a rien qui peut changer cette vérité.
    4. En plus, on est dans les mains de Dieu et « rien » ne peut nous ravir de ses mains. Vous voyez l’image ici. On est dans les mains de Jésus et dans les mains de Dieu, donc doublement retenus, il est impossible que l’on tombe de ses mains toutes puissantes. C’est une très bonne chose d’avoir l’assurance de cela. Mais quels seraient les résultats ? Lors de la construction initiale du Golden Gate Bridge, aucun dispositif de sécurité n’a été utilisé et 23 hommes sont tombés et sont morts. Pour la partie finale du projet, cependant, un grand filet a été utilisé en mesure de précaution. Au moins 10 hommes sont tombés dedans et ont ainsi été sauvés d’une mort certaine. Encore plus intéressant, cependant, est le fait que 25 % plus de travail a été accompli après que le filet ait été installé. Pourquoi ? Parce que les hommes avaient l’assurance de leur sécurité, et ils étaient libres de servir de tout cœur le projet. Servons le Seigneur avec tout notre cœur sachant que notre salut est sécurisé dans ses mains, et nous avons la vie éternelle.

lundi 11 novembre 2013

L'amour et les divisions

« Le Père m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même ; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre : tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père. Il y eut de nouveau, à cause de ces paroles, division parmi les Juifs. Plusieurs d'entre eux disaient: Il a un démon, il est fou; pourquoi l'écoutez-vous ? D'autres disaient : Ce ne sont pas les paroles d'un démoniaque ; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles ? » (Jean 10.17 – 21)

Jésus termine sa parabole de la bergerie. Il explique qu'il est le bon berger parce qu'il donne sa vie pour ses brebis. Il dit aussi que le Père et lui se connaissent. Ensuite Jésus donne des précisions sur cette relation, ce qui cause des divisions entre les juifs.

  1. Le Père l'aime.
    1. La Bible parle souvent de l'amour que Dieu a pour sa création, et pour nous, pour les pécheurs, pour ses enfants. Mais aussi imaginez l'amour qu'il a pour Jésus, son fils.
    2. Regarde la relation entre l'amour et l'action. L'amour nous pousse à réagir. Rappellez-vous de Jean 3.16 ? « Car Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son fils unique... » L'amour que Dieu avait pour nous lui a fait donné son fils. Regardez Jean 14.15 : « Si vous m'aimez, gardez mes commandements. » Une telle relation a pour résultat l'action et l'obéissance. Suite à l'amour de Dieu pour nous, qu'est-ce que l'on fera ?
    3. Bien sûr, Jésus ne reste pas mort, il est ressuscité. Jésus donne un indice à ses disciples de ce qui va lui arriver.
    4. Jésus a donné sa vie, ce n'était pas que quelqu'un a eu le pouvoir de le tuer, Jésus a permis sa mort afin qu'il puisse offrir le salut gratuit au monde entier.
  2. Encore des divisions parmi les juifs.
    1. On a déjà vu la division entre les juifs. Revoyez Jean 7.11 – 12, Jean 7.40 – 43, Jean 8.30, 59.
    2. Il y a ceux qui pensent qu'il est fou, qu'il a un démon. Ils ne peuvent même pas croire que les autres puissent croire en lui.
    3. D'autres croient qu'il est plus qu'un homme normal. Certains disent qu'il est peut-être prophète, certains qu'il est le Messie, certains mettent leur foi en lui pour leur salut.
    4. La preuve que Jésus est plus qu'un homme normal, ce sont les œuvres qu'il a faites.

mercredi 16 octobre 2013

Jésus, est-il Dieu ?

Jésus est Dieu. D’abord, il faut constater que la Bible est la Parole de Dieu, et elle est dans les mots originaux sans erreur ni faute. Donc je vais faire référence à plusieurs reprises à la langue originale, hébreu ou grec. Comme chaque fois que j’étudie la Parole de Dieu, ma prière est que nos cœurs restent ouverts à la Parole de Dieu, et que l’on ne soit pas fixé dans nos idées, mais que l’on soit prêt à changer d’avis et à entendre l’Esprit-Saint qui nous guide vers la vérité. Cela étant dit, jusqu’à présent, je crois fermement dans un seul Dieu, qui existe en trois personnes égales, mais aussi uniques dans leur travail, le Père, le Fils, et le Saint-Esprit. On les a vus dès la création du monde (Genèse 1.1-3) et jusqu’à la fin (Apocalypse 22.16-21). Je veux bien commencer à regarder la relation entre le Père et le Fils, Jésus. Je ne donnerai pas tous les passages, mais plutôt les références, donc je te conseille de chercher et de regarder quand même les passages et leurs contextes. (Les citations sont, si ce n’est pas dit autrement, de la traduction Louis Segond)

Dans la création.
Genèse 1 mentionne que Dieu a tout créé. Genèse 1.2 dit : « Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. » Déjà dans l’Évangile selon Jean (1.1-14) et d’autres passages, Jésus est la Parole de Dieu, et c’est lui la personne créatrice de la Trinité. Donc la personne de Dieu qui « dit », qui par ses paroles a créé toutes choses, est Jésus. On voit aussi dans ce verset « la lumière ». La lumière n’est pas le soleil, qui est créé plus tard. Cette lumière est en fait Jésus, un travail qui lui a été donné. « Jésus leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » (Jean 8.12) « En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. » (Jean 1.4) « Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout puissant est son temple, ainsi que l’agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. » (Apocalypse 21.22-24) Mais on voit aussi que Dieu est la Lumière lui aussi. « La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. » (1 Jean 1.5) « Car Dieu, qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ. » (2 Corinthiens 4.6) Pour utiliser l’algèbre : Si Dieu = la Lumière, et Jésus = la Lumière, alors Jésus = Dieu. Donc ils sont un.

Jean chapitre 1
Jean chapitre un est souvent cité par les Témoins de Jéhovah et les autres pour soutenir leur doctrine, surtout le verset 1. Les Témoins de Jéhovah le traduisent, « Au commencement la Parole était, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était un dieu. » Parfois certains protestants ajoutent l'article, « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était le Dieu. » En réalité les deux ne sont pas fidèles au texte original.

εν   αρχη                     ην ο λογος και ο λογος    ην προς τον θεον και θεος ην ο λογος
Au commencement était la Parole et le Parole était avec le Dieu et  Dieu était la Parole.

On voit bien qu’il n’y a pas d’article devant « Dieu » à la fin de la phrase. Mais on voit aussi que l’ordre de mots a été changé, ce qui n’est pas interdit, vu la construction de la phrase. Mais juste avant la dernière phrase, Jean a mis l’article devant Dieu. En grec, il est possible de garder l’article pour le sujet qui suit (… le Dieu et le Dieu était la Parole), mais ce n’est pas obligatoire. Donc ce verset tout seul n’est pas forcément la preuve que nous cherchons, mais qui, tel qu’il est, ne dit surtout pas que Jésus est « un dieu » non plus.

« Seigneur (Adonaï) »
En Matthieu 13.14-15, Jésus cite quelques versets de l’Ancien Testament, Ésaïe 6.8-10. Regarde le verset 8, « J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie-moi. » La prophétie proclame que ces mots viennent du Seigneur, « Adonaï » en hébreu, un mot qui n’est utilisé que pour Dieu. Voir aussi Jean 12.41.

Cela nous fait penser aussi de Matthieu 22.41-46 : « Comme les pharisiens étaient assemblés, Jésus les interrogea, en disant : Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il fils ? Ils lui répondirent : De David. Et Jésus leur dit : Comment donc David, animé par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ? Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils ? Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui proposer des questions. » Les pharisiens ne trouvent pas la réponse à la question, « Si Jésus n’est que le Fils de Dieu, pourquoi Dieu l’a-t-il appelé « Seigneur » ? La réponse est que Jésus est le Fils de Dieu et Dieu.

Il existe dès l’éternité
Jésus existe dès l’éternité :
« Et toi, Bethléem Éphrata, petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, et dont l’origine remonte aux temps anciens, aux jours de l’éternité. » (Michée 5.2) « Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. » (Colossiens 1.17) Jean 1.1 ; 8.58 dont on a d’ores et déjà parlé. « Ésaïe dit ces choses, lorsqu’il vit sa gloire, et qu’il parla de lui. » (Jean 12.41) « Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût. » (Jean 17.5) « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. »

(1 Corinthiens 10.1-4) « Autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice. » (Hébreu 9.26) « Jésus Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. » (Hébreu 13.8)

On le voit souvent en Apocalypse. « Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. » (Apocalypse 1.18)* Voir aussi Apocalypse 2.8 et 22.13 : « Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. » Ce qui est aussi un titre de Dieu. « Qui a fait et exécuté ces choses ? C’est celui qui a appelé les générations dès le commencement, Moi, l’Éternel, le premier Et le même jusqu’aux derniers âges. » (Ésaïe 41.4) « Ainsi parle l’Éternel, roi d’Israël et son rédempteur, L’Éternel des armées : Je suis le premier et je suis le dernier, Et hors moi il n’y a point de Dieu. » (Ésaïe 44.6) « Écoute-moi, Jacob ! Et toi, Israël, que j’ai appelé ! C’est moi, moi qui suis le premier, C’est aussi moi qui suis le dernier. » (Ésaïe 48.12) On le voit même dans l’Apocalypse pas loin du verset où le même titre est utilisé pour Jésus. « Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout Puissant. » (Apocalypse 1.8)
*(une petite note intéressante, mais qui n’a rien à voir avec notre sujet : Les juifs ont souvent utilisé cette expression, mais avec aleph et tau, donc alphabet hébreu. Ici on le voit en grec, Α « alpha » et Ω « oméga », et si on les met ensemble « αω » cela nous donne le verbe grec « souffler ». Peut-être une référence à la création, « L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. » (Genèse 2.7)

« Je suis » Jésus-Christ se proclama Dieu de manière absolument formelle.
Jésus leur dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, moi je suis » (grec : ego eimi : indicatif présent. La traduction du Monde Nouveau, des Témoins de Jéhovah, falsifie ce texte en mettant : « j’étais »). « Là dessus, ils prirent des pierres pour les lui jeter... » Les Juifs ne s’y sont pas trompés : ils ont reconnu l’allusion à Exode 3.14 : « Je suis qui je suis », rendu par les LXX « eimi to on », je suis l’Être, Moi et le Père, nous sommes un. « Les Juifs ramassèrent à nouveau des pierres pour le lapider. Jésus reprit et leur dit : Je vous ai fait voir beaucoup d’œuvres bonnes venant du Père. Pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous ? Les Juifs lui répondirent : Ce n’est point pour une œuvre bonne que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui est un homme, tu te fais Dieu. » (Jean 10.30-36) « Mais Jésus leur répondit : Mon Père travaille jusqu’à présent. Moi aussi je travaille. À cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant ainsi lui-même égal à Dieu ». (Jean 5.18) Pour d’autres endroits où Jésus a utilisé le terme « Je suis », voir également Jean 8.24, 28, 58 ; Jean 4.26, 5.23, 6.35, 8.12 et 19, 10.9, 11.25, 14.1 et 8 et 9

« Ses ennemis »
Le passage ci-dessus montre une accusation des ennemis de Jésus qui ont compris ses déclarations.
Voir également :
« Jésus garda le silence, et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l’interrogea de nouveau, et lui dit : Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? Jésus répondit : Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, et dit : Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Vous avez entendu le blasphème. Que vous en semble ? Tous le condamnèrent comme méritant la mort. » (Marc 14.61-64)
« Jésus lui répondit : Tu l’as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d’entendre son blasphème. Que vous en semble ? Ils répondirent : Il mérite la mort. » (Matthieu 26.64-66)

Le pardon des péchés.
D’autres passages sont tout aussi éloquents quant à l’identité véritable de Jésus-Christ. Les versets suivants montrent que seul Dieu peut pardonner les péchés : Exode 34.6-8 ; Néh 9.17 ; Daniel 9.9 ; Jonas 4.2.
Lorsque les gens lui amenèrent un paralytique, Jésus, avant de le guérir, lui dit : « Tes péchés te sont pardonnés. Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner et à dire : Qui est celui-ci qui profère des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés si ce n’est Dieu seul ? » (Luc 5.20-21) « Quelques jours après, Jésus revint à Capernaüm. On apprit qu’il était à la maison, et il s’assembla un si grand nombre de personnes que l’espace devant la porte ne pouvait plus les contenir. Il leur annonçait la parole. Des gens vinrent à lui, amenant un paralytique porté par quatre hommes. Comme ils ne pouvaient l’aborder, à cause de la foule, ils découvrirent le toit de la maison où il était, et ils descendirent par cette ouverture le lit sur lequel le paralytique était couché. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. Il y avait là quelques scribes, qui étaient assis, et qui se disaient au dedans d’eux : Comment cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ? Jésus, ayant aussitôt connu par son esprit ce qu’ils pensaient au dedans d’eux, leur dit : Pourquoi avez-vous de telles pensées dans vos cœurs ? Lequel est le plus aisé, de dire au paralytique : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, prends ton lit, et marche ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison. Et, à l’instant, il se leva, prit son lit, et sortit en présence de tout le monde, de sorte qu’ils étaient tous dans l’étonnement et glorifiaient Dieu, disant : Nous n’avons jamais rien vu de pareil. » (Marc 2.1-12). Voir aussi Actes 5.31-32, Actes 26.15-18, Col 2.13, 3.13.

« L’Époux »
Une autre façon dont Jésus-Christ s’identifie à l’Éternel, c’est sa façon de dire de lui-même qu’il est l’Époux : « Les amis de l’Époux peuvent-ils mener deuil tant que l’Époux est avec eux ? Les jours viendront où l’Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront » (Mat. 9.15 ; Marc 2.19, voir aussi la parabole des dix vierges). Cela ne peut que faire penser à la pratique de l’Éternel de l’Ancien Testament de se considérer comme l’Époux et Israël comme l’épouse (infidèle). Voir par exemple, Ezéchiel 16, notamment : « Tu as été la femme adultère, qui reçoit des étrangers au lieu de son mari. » (v. 32)

La louange
Un autre point est que Jésus a été adoré. Il y a plusieurs versets dans l’Ancien Testament, surtout dans les Psaumes qui parlent de l’adoration de Dieu et de Lui seul (Deut 32.3 ; Es 45.23 ; Ps 22.27-28 ; 66.4 ; 95.6 ; 97.7 ; 99.9). Et dans le Nouveau Testament Apoc. 14.7.
Il y a aussi des versets comme ceux-là : « Tu ne te prosterneras point devant un autre dieu ; car l’Éternel porte le nom de jaloux, il est un Dieu jaloux. » (Exode 34.14), « Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. » (Matthieu 4.10), qui montrent que seul Dieu mérite notre adoration.
Il y même des exemples de gens qui ont refusé l’adoration : « Lorsque Pierre entra, Corneille, qui était allé au-devant de lui, tomba à ses pieds et se prosterna. Mais Pierre le releva, en disant : Lève-toi ; moi aussi, je suis un homme. » (Actes 10.25-26), « Et je tombai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. — Car le témoignage de Jésus est l’esprit de la prophétie. » (Apocalypse 19.10)
Mais Jésus ne l’a point refusée. « et (ils) dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer. » (Mat 2.2) « Et voici, un lépreux s’étant approché se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur. » (Mat 8.2) « Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent : Tu es véritablement le Fils de Dieu. » (Mat 14.33) « Afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. »
(Philippiens 2.10-11) « Car auquel des anges Dieu n’a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ? Et lorsqu’il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » (Hébreux 1.5-6) Voir aussi : Actes 7.59, 9.10-16, 2 Co 12.8-9, Apoc. 5.8-14.

D’autres témoignages
La prétention de Jésus-Christ à être Dieu ne fait donc aucun doute. Ce qui est clair aussi, c’est que d’autres l’ont considéré comme tel :
« C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. » (Ésaïe 7.14) « Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous. » (Matthieu 1.23) Matthieu cite ce passage, et d’une manière significative, il termine son Évangile en mettant dans la bouche du Christ les paroles suivantes : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ». (Mat. 28.20)

« Une voix [celle de Jean-Baptiste] crie dans le désert : ouvrez le chemin de l’Éternel, nivelez dans la steppe une route pour notre Dieu... Dis aux villes de Juda : Voici votre Dieu ! Voici mon Seigneur, l’Éternel, il vient avec puissance... Comme un berger, il fera paître son troupeau [Je suis le bon berger dit le Christ de lui-même], de son bras, il rassemblera des agneaux, et les portera dans son sein ; il conduira les brebis qui allaitent » (Ésaïe 40.3, 9-11)

« Voici les jours viennent, — Oracle de l’Éternel —, où je susciterai à David un germe juste ; il régnera en roi et prospérera, il pratiquera le droit et la justice dans le pays... Et voici le nom dont on l’appellera : l’Éternel notre justice » (Jérémie 23.5-6 ; 33.15-16)

Lorsque l’incrédule Thomas est enfin obligé de constater que Jésus est bel et bien ressuscité, il n’hésite pas à s’exclamer : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20.28), ce qui montre que c’est bien ce que Jésus lui avait enseigné avant sa mort et qui se confirme pour lui maintenant d’une manière qu’il ne peut plus réfuter.

Enfin, ceux qui prétendent qu’en étant homme, Jésus ne pouvait pas être Dieu, doivent expliquer Col 2. 9 : « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité », et ceux qui prétendent que Jésus n’existait pas avant sa naissance, doivent expliquer, Jean 8.58, « Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis. » Et Jean 17.5 : « Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que le monde fût. » (cf. plus haut pour plus d’informations sur la préexistence de Jésus)

Dieu
« Tandis que nous attendons l’heureuse espérance et la manifestation glorieuse du grand Dieu et du Sauveur de [nos personnes], Christ Jésus » (Tite 2.13 Traduction de Monde Nouveau.) On peut parler dans ce verset des articles dans la langue originale, où il y en a un devant « Dieu » mais pas avant « Sauveur ». Je peux entrer dans une explication approfondie des règles grammaticales de grec, disant que dans une liste des noms, s'il n'y a pas d'article après le premier nom, la valeur de chaque nom est la même et l'article est appliqué à tous. Je peux te montrer d'autres exemples (comme 2 Pierre 1.1 et 1.11). Mais en fait cela serait inutile parce que, autant que je sache, la Bible ne parle jamais de la manifestation de Dieu au dernier jour mais plutôt de la manifestation de Jésus. C'est clair donc, pour s'accorder avec les autres passages, ce verset parle du retour de Jésus-Christ, qui est le grand Dieu.

« Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu est éternel... » (Héb 1.8) Regardez-le dans la langue originale :
« προς δε τον υιον ο θρονος σου ο θεος εις τον αιωνα του αιωνος »
A (mais)    le fils    le Trône toi   le Dieu à     le siècle du siècle »

« Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. » (1 Jean 5.20)

« Oracle, parole de l’Éternel sur Israël. Ainsi parle l’Éternel. . . Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. » (Zach 12.1-10) C’était bien Jésus qui était percé, et ici l’Éternel dit que c’est lui-même. Voir aussi Jean 19.37, Apoc 1.7

Regarde la prophétie d'Ésaïe concernant le Christ. « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule; On l'appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. » (Ésaïe 9.5) Rendue dans la Traduction du Monde Nouveau : « Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; et la domination princière sera sur son épaule. Et on l’appellera du nom de Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père éternel, Prince de paix. »

Sauveur
Dieu a dit : « C’est moi, moi qui suis l’Éternel, Et hors moi il n’y a point de sauveur. » (Ésaïe 43.11)
Jésus dit : « Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. » (Jean 11.25) « Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14.6)
Donc : « Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4.11-12)

(Compare aussi) — Luc l.47 à Luc 2.11
1 Tim 4.10 à Mat 1.21

Roi
Compare:
1 Tim 6.14-16 à Apoc 17.14 à Apoc 19.16

Ps 2.6 à Mat 27.37

Juge
Compare:
Ps 50.4, 6 à Jean 5.22
Ps 96.13 à 2 Tim 4.1
Rom 14.10 à 2 Cor 5.10

Son Autorité
Mat 28.18

Son retour
Je rassemblerai toutes les nations pour qu’elles attaquent Jérusalem ; La ville sera prise, les maisons seront pillées, et les femmes violées ; La moitié de la ville ira en captivité, Mais le reste du peuple ne sera pas exterminé de la ville. L’Éternel paraîtra, et il combattra ces nations, Comme il combat au jour de la bataille. Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, Qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’orient ; La montagne des oliviers se fendra par le milieu, à l’orient et à l’occident, Et il se formera une très grande vallée : Une moitié de la montagne reculera vers le septentrion, Et une moitié vers le midi. » (Zach 14.2-4) « Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent : Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel. » (Actes 1.10-11) (cliquez ici pour un autre blog sur ce sujet)